Arthur fait partie de la première génération des bébés IAD, conçus avec le sperme d'un donneur anonyme. Aujourd'hui, il veut connaître l'homme qui lui a donné son patrimoine génétique.
"Quand je sors avec une fille, je ne peux m'empêcher de penser qu'elle est peut-être ma demi-soeur", se plaint-il. D'ailleurs il n'est pas le seul à souffrir de ne pas connaître l'origine de son ADN. Selon Valérie Pécresse, député UMP des Yvelines, "cette situation, qui concerne entre 1000 et 1500 naissances par an, peut être pour certains enfants, y compris devenus adultes, source de grande souffrance psychologique."
Afin de lutter contre cet anonymat imposé de son géniteur, Arthur Kermalvezen a décidé de monter une association, un site Internet, et de réaliser un film.
Valérie Pécresse, député des Yvelines, veut répondre à cette préoccupation en instituant la possibilité pour les donneurs de choisir un don non anonyme, mais la solution ne serait-elle pas plutôt d'interdire la possibilité du don de gamètes ?
La députée elle-même, avec la mission d’information sur la famille et les droits des enfants et le Comité consultatif national d’éthique a estimé "que les gamètes n’étaient pas des produits du corps humain comme les autres, car ils constituent le patrimoine génétique d’une personne." On ne peut donc comparer le don de gamètes au don d'organe.
La procréation du couple devrait rester dans le couple, et non passer par un tiers donneur. Certains parlent d'adultère scientifique en pensant à l'IAD ou la FIVD. Sans doute est-ce aller trop loin, car le côté affectif et le don du corps au donneur n'existent pas. Mais dans le don de gamètes il y a un élément essentiel appartenant à un autre couple, une autre famille, qui est introduit.
Avec le don de gamètes n'est-on pas en train de décomposer les familles volontairement, dès la conception ?
Avec Arthur et les membres de son association on commence à voir les dégats de la PMA avec donneur, avec le secret de famille et les déboires psychologiques qui en résultent souvent.
Arrêtons de fabriquer des enfants dont le père nourricier n'est pas le père génétique, ou même dont la mère qui accouche n'est pas non plus la mère génétique.
Les problèmes psychologiques posés par ces modes de fécondation ne font que commencer...
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