Lundi 21 avril 2008
Jeudi 17 avril 2008, les députés canadiens ont adopté une motion dénonçant un projet de loi qui permettrait de reconnaitre le fœtus comme une personne à part entière quand une femme enceinte est victime d'une agression.

Si le projet était adopté, le fœtus serait reconnu comme une victime indépendante de la mère. Le meurtrier serait alors accusé de double homicide. Actuellement la femme et son fœtus ne font qu'un et il n'y a qu'un seul statut juridique.

Le gouvernement craint que ce projet remette en question la possibilité pour les femmes d'avorter.

© genethique.org

Synthèse de presse bioéthique du lundi 21/04/08

par AllianceetFécondité publié dans : Embryons communauté : Bioéthique
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Mardi 12 février 2008
Le Pr  Claude Sureau, gynécologue-obstétricien et membre de l'Académie de médecine, revient sur la décision de la Cour de cassation qui permet l'inscription à l'état civil de tout fœtus né sans vie 

Il regrette qu'aucun poids ni date à partir desquels les parents pourraient faire une démarche de reconnaissance sociale, n'aient été indiqués dans cet arrêt. "Cela voudrait dire que, éventuellement, des débris de fausse couche de 15 jours ou trois semaines pourraient être déclarés à l'état civil." Il rappelle que la Cour de cassation avait indiqué à plusieurs reprises que la personne humaine commençait à la naissance et que la mort d'un fœtus avant la naissance ne pouvait pas être considérée comme une faute.

Le Pr Sureau poursuit : "à l'heure actuelle, l'absence de statut juridique de l'enfant à naître est déplorable. Le fœtus et les embryons vivants pour le corps médical ont une réalité : ce sont des patients. Ils ont également une réalité pour les parents. Je suis en faveur d'une réflexion législative sur le statut de l'être prénatal. Main on comprend que le législateur ne souhaite pas ouvrir la boîte de Pandore avec une nouvelle remise en cause de la loi Veil, sachant très bien que les associations catholiques militantes se préparent à le faire". Dans son ouvrage "Son nom est personne. Avant de naître, l'enfant est-il une chose, un amas de cellules, ou un patient ?",  Claude Sureau concluait qu'il fallait donner à l'embryon un statut animal. Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, réagissant à ces propos a rappelé que depuis le droit romain, il existait deux catégories : les personnes que l’on doit respecter et les choses dont on peut disposer. Celui-ci s’étonnait donc de cette nouvelle catégorie proposée par Claude Sureau et mettait en garde ceux qui sous couvert de donner un nouveau statut à l’embryon, lui donnerait un statut "infra humain". Il considérait cette proposition du Pr Sureau  doublement suspecte car le statut d’animal protègerait encore moins l’embryon que le statut d’être humain et qu’une loi dans ce sens permettrait de "justifier une complète disponibilité de l’embryon, voire l’autorisation de créer des embryons par clonage".

Par ailleurs, le Comité pour sauver l'enfant à naître (CSEN) s'est élevé contre les propos du médiateur de la République, Jean-Paul Delevoye, qui avait déclaré que le Parlement devait "définir très clairement" la notion de viabilité, pour la fixer sans ambigüité à 22 semaines de grossesse

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Synthèse de presse bioéthique du lundi 11/02/08
(avec l'aimable autorisation de Genethique.org)

par AllianceetFécondité publié dans : Embryons communauté : Bioéthique
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Vendredi 8 février 2008
Dans un arrêt rendu hier, mercredi 6 février, la Cour de cassation a jugé qu'un fœtus né sans vie (après une mort in utero ou une interruption médicale de grossesse) peut désormais être déclaré à l'Etat civil, quels que soient son poids et la durée de la grossesse. Cette décision fera jurisprudence et devrait "inciter le législateur à faire une loi", espère Alain Legoux, avocat général de cette affaire.

Cette affaire a été portée en justice par trois familles à qui on avait refusé la possibilité d'enregistrer à l'Etat civil la naissance de leurs enfants mort-nés (âgés de 18 à 21 semaines et pesant de 155 à 400 grammes), au motif que, selon la définition de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) de 1977, un enfant pouvait être dit viable à condition d'être âgé de plus de 22 semaines ou peser plus de 500 grammes. Les fœtus de moins 22 semaines étaient donc, dans la plupart des cas, incinérés avec les déchets du bloc opératoire et ceux correspondant à la définition de l'OMS ne pouvaient bénéficier, depuis 1993, que d'une "déclaration d'enfant sans vie".

La Cour de cassation a jugé que la Cour d'appel qui avait débouté les trois familles avait violé l'article 79-1 alinéa 2 du code civil qui "ne subordonne pas l'établissement d'un acte d'enfant sans vie ni au poids du fœtus, ni à la durée de la grossesse".

Cet arrêt renvoie à la question du "statut du fœtus" déjà posée dans plusieurs affaires comme l'affaire Grosmangin. La Cour d'appel de Reims avait décidé, en février 2000, qu'un automobiliste qui avait provoqué la mort d'un fœtus de 8 mois pouvait être poursuivi. Ce jugement avait été cassé par la Cour de cassation en juin 2001.

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Synthèse de presse bioéthique du jeudi 07/02/08

par Webmaster publié dans : Embryons
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Lundi 4 février 2008

Mariés en 1990, Amy et Wade Finley, n’arrivant pas à avoir d’enfants, se tournent vers la procréation médicalement assistée. En juin 2001, plusieurs embryons sont créés par fécondation in vitro (FIV) : deux d’entre eux sont, en vain, réimplantés et deux autres congelés. Un mois plus tard, Wade Finley décède. En juin 2002, sa femme décide de se faire réimplanter les deux embryons congelés : un bébé naît qu’elle fait reconnaître comme celui de son défunt mari.

Viennent des difficultés financières qui contraignent Amy Finley à demander le versement, pour elle et son enfant, des bénéfices liés à l’assurance sociale de son mari. Ce que refusent les services sociaux, la loi ne considérant comme seuls héritiers que les enfants conçus avant le décès des parents.

La Cour suprême de l’Arkansas est ensuite saisie et doit répondre à la question suivante : quelle est la date de conception de l’embryon, celle de sa création ou de son implantation ? La Cour a jugé que cette problématique ne relevait pas de ses compétences et a demandé au Parlement de l’Etat de se pencher sur le sujet. Elle a toutefois souligné que la législation de l’Arkansas ne prévoyait pas explicitement "de permettre à un enfant créé par fécondation in vitro et implanté après le décès du père d’hériter".

© genethique.org  Synthèse de presse bioéthique du vendredi 18/01/08

par Webmaster publié dans : Embryons
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Dimanche 8 juillet 2007
  6 juil. 2007
SCIENCE •  Des catholiques défendent l'existence des embryons hybrides humains-animaux
Le Vatican considère qu'on doit permettre aux chimères (ces embryons conçus en laboratoire mêlant des cellules d'espèces animales différentes) partiellement humaines de vivre, apprend-on dans un article du quotidien londonien The Daily Telegraph. Pour les évêques catholiques d'Angleterre, la vie débute dès la conception. Et, bien qu'ils soient opposés à la formation de tels embryons, ils rechignent à les laisser détruire une fois créés. Ainsi, soutiennent-ils auprès de la commission parlementaire chargée de proposer une nouvelle législation sur les manipulations génétiques que si la femme qui a produit l'ovule le désire elle doit pouvoir porter cet hybride jusqu'à terme. Et celui-ci ne doit pas être traité différemment d'un être humain si ses gènes sont majoritairement de cette origine. Alors que la Chine et les Etats-Unis conduisent déjà des expériences sur les chimères, le sujet fait débat au Royaume-Uni. Leur mise en culture est permise au cas par cas souvent dans un but de recherche médicale et pour des traitements de l'alzheimer, du parkinson, ou d'autres maladies neuronales. Cependant, en l'état actuel de la législation, leur durée de vie ne doit pas excéder deux semaines.
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=75679
par Webmaster publié dans : Embryons
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