Mercredi 30 août 2006
Le Ministère de la santé a rendu publiques le mardi 2 août les sanctions disciplinaires à l'encontre des médecins responsables de la chambre mortuaire de l'hôpital Saint Vincent de Paul dans le cadre de "l'affaire des foetus".

Fait rarissime, la juridiction disciplinaire des professeurs des universités-praticiens hospitaliers a sanctionné par un blâme les Prs Alain Pompidou, ancien chef de service, et Patrick Barbet, qui pratiquait les autopsies sur les enfants mort-nés. Le Parquet de Paris ayant classé l'affaire en mai dernier, les praticiens n'ont pas fait l'objet de poursuites pénales.

Rappelons qu'en août 2005, 353 corps entiers et 87 corps partiels, conservés dans des conditions douteuses, avaient été fortuitement découverts. L'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) avait constaté des "dysfonctionnements graves", la chambre mortuaire n'ayant pas respecté l'obligation réglementaire de sépulture, ni l'obligation déontologique de respect dû aux morts.

La chambre mortuaire de St Vincent de Paul est aujourd'hui fermée. Une enquête administrative menée dans des chambres mortuaires à Paris, Lyon et Marseille n'a relevé "aucune situation comparable".

Le Ministère de la santé a clarifié par décret les règles applicables en matière de conservation des corps d'enfants mort-nés. Le décret du 1er août fixe "un délai réglementaire d'un mois maximum pour procéder aux examens scientifiques nécessaires, avant la remise des corps des enfants déclarés sans vie aux familles" et "l'obligation pour les établissements de tenir un registre mentionnant les étapes du suivi du corps (...)".

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Monde (C. Pr) 04/08/06 - Libération 03/08/06 - La Croix 03/08/06

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Jeudi 10 août 2006

Cyberpresse

On savait que le cannabis avait des conséquences sur le développement du fœtus mais une étude américaine va plus loin et affirme qu’il pourrait nuire à la migration et à la nidation de l'oeuf, s'il est fumé lors de la conception, selon le Journal of Clinical Investigation.

Les récepteurs des cannabinoïdes présents dans le cerveau et sur lesquels se fixe le tétrahydrocannabinol (THC), le seraient également dans le sperme, les oeufs et l'embryon. Cette étude est la première à démontrer le rôle fondamental que jouent ces récepteurs dans le développement du foetus.

Ainsi, lorsqu’une femme fume un joint de cannabis pendant ou immédiatement après la conception, le THC passe dans l'embryon et affecte l'activité des récepteurs puis du développement du fœtus, ce qui aurait également comme impact une augmentation importante du risque de fausses couches.

http://www.cyberpresse.ca/article/20060810/CPACTUEL03/60810056/5094/CPACTUEL03

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Mercredi 9 août 2006

Lauran Neergaard

WASHINGTON (AP) -- Plus de 500.000 prématurés naissent chaque année aux Etats-Unis et les médecins montrent du doigt les traitements contre la stérilité qui multiplient les jumeaux, triplés et autres naissances multiples.
Mais bien que le traitement de "l'infertilité", comme disent les Américains, soit une affaire qui marche, ceux-ci n'expliquent qu'en partie la prévalence grandissante des naissances prématurées. Un bébé sur huit naît avant terme avec au moins trois semaines d'avance, un taux qui a fait un bond de 30% en vingt ans.
Un phénomène qui coûte cher : le prix de la survie des enfants en couveuse et toutes les conséquences afférentes est estimé à la somme astronomique de 26 milliards de dollars (20 milliards d'euros) par an. Et il y a peu de chance que les choses s'améliorent, si l'on en croit un rapport rendu public jeudi par l'Institut de médecine des Etats-Unis.
La raison: les médecins ignorent la cause de la majorité des naissances avant terme ainsi que le moyen de les empêcher.
Les prématurés sont plus nombreux selon le milieu social: ainsi, il y a plus de naissances avant terme chez les Noirs et les pauvres aux Etats-Unis.
Mais comme le taux de naissances prématurées a diminué chez les femmes noires et augmenté chez les Blanches, les auteurs du rapport constatent que les traitements contre la stérilité ont leur rôle: les Blanches ont en effet plus susceptibles de suivre ce genre de traitement, contrairement aux Afro-Américaines.
Le Dr Marie McCormick de l'université Harvard, coauteure de l'étude, raconte qu'elle reçoit des coups de fil angoissés de jeunes mères qui demandent: "J'ai tout fait comme il fallait, pourquoi ai-je eu un bébé prématuré?" Le Dr McCormick les rassure en leur répondant qu'elle n'y sont pour rien.
La naissance avant terme est fixée à 37 semaines de gestation. En dessous de 32 semaines, le risque de ne pas survivre est élevé: un prématuré sur cinq ne dépasse pas l'âge d'un an. Quant aux autres, il ont souvent des séquelles, en particulier des retard d'apprentissage, voire de l'asthme. AP

http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=etranger/20060713.FAP9016.html&host=http://permanent.nouvelobs.com/

par Eric Dubois publié dans : Grossesse
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Mardi 8 août 2006
 Les femmes sont-elles mal informées au sujet de leur santé ?

le 10 juin 2003 (Femmes en santé)

À l’heure actuelle, de plus en plus de femmes dans la quarantaine ont des bébés. Cette tendance a permis à une idée fausse de se répandre selon laquelle les femmes peuvent concevoir et accoucher en toute sûreté à cet âge. De fait, un nouveau sondage révèle que 39 pour cent des femmes croient qu’une femme dans la quarantaine peut concevoir et accoucher aussi facilement qu’une femme dans la vingtaine.

Ce constat provient d’un sondage appelé Feminine Health Myths & Misconceptions (la santé des femmes : mythes et idées fausses) qui a été réalisé auprès de 500 femmes par les PKS Research Partners. Le sondage révèle que les femmes risquent de ne pas recevoir les informations les plus fiables et les plus à jour possibles sur des questions d’importance susceptibles d’avoir un impact sur leur santé et leur bien-être.

« Les femmes ont besoin d’informations exactes afin de pouvoir prendre des décisions éclairées concernant des problèmes de santé importants », affirme Faye Wattleton, présidente du U.S. Center for the Advancement of Women et ancienne présidente de la Planned Parenthood Federation of America (PPFA). « Cette recherche nous montre que, malgré les progrès réalisés, il existe toujours des questions liées à la santé des femmes au sujet desquelles les femmes ont besoin de faits ».

Infirmière autorisée et sage-femme, Mme Wattleton affirme avoir été témoin de l’effet négatif que la désinformation peut avoir sur la vie des femmes. Elle agit à titre de conseillère auprès des responsables du sondage. Voici quelques autres révélations du sondage quant aux idées fausses entretenues par les femmes par rapport à leur santé :

  • 50 pour cent des femmes croient qu’elles peuvent concevoir et accoucher d’un bébé normal avec la même facilité à n’importe quel moment de leurs années fécondes. Bien que certaines femmes puissent avoir des bébés dans la quarantaine ou plus tard, la majorité des femmes ne parviennent pas à le faire à moins d’avoir recours à des techniques médicales modernes dispendieuses.
  • 20 pour cent des femmes croient que l’usage de médicaments contre la stérilité comporte peu de risques. Bien que plusieurs femmes aient recours à ces médicaments pour accroître leurs chances de tomber enceintes, les taux de grossesse sont généralement faibles chez les femmes de plus de 40 ans et le risque d’avortement spontané n’est pas écarté. De plus, le recours aux médicaments contre la stérilité peut causer des naissances multiples, ce qui accroît le stress subi par le corps de la mère ainsi que le risque de problèmes de santé pour le bébé.

http://www.femmesensante.ca/news/news_show.cfm?number=141

par Webmaster publié dans : Grossesse
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Mercredi 4 mai 2005

Le Haut Conseil de la population et de la famille (HCPF) animé par Marie-Thérèse Boisseau vient de rendre un avis sur les risques liés aux grossesses tardives. Il demande aux pouvoirs publics de mieux informer l'opinion des risques sanitaires et démographiques et d'engager "une politique pour limiter ce phénomène". 

Selon l'organisation, l'âge moyen des femmes au moment de leur première grossesse est passé de 24 ans en 1974 à 29,6 ans en 2003. Un "retard des premières naissances qui progresse rapidement'", entraînant des risques sanitaires mais aussi démographiques.

En 10 ans, les premières naissances survenant entre 35 et 39 ans ont augmenté de 36% constate le Pr. Israël Nisand, chef du service de gynécologie obstétrique du CHRU de Strasbourg. A cet âge, la mère court davantage de risques. Par ailleurs, à partir de 40 ans, les risques de prématurité, de retard de croissance, de mortalité foetale ainsi que les naissances multiples et la trisomie 21 sont accrus. Le Pr Nisand souligne que 1 600 interruptions volontaires de grossesses liées à un diagnostic prénatal de trisomie ont été pratiquées en 2004. Le nombre de naissances d'enfants trisomiques est quant à lui resté stable à 300.

En outre, les "mères tardives" et les femmes sans enfant "ne bénéficieraient pas de la protection significative et durable contre le cancer du sein observé chez les femmes ayant eu  jeunes leur première maternité".

Enfin, le principal risque sanitaire encouru par les couples reste celui "de ne pas pouvoir avoir d'enfant pour avoir trop attendu". 

Le HCPF suggère que la Direction générale de la Santé organise une "conférence de consensus" pour proposer des mesures telles que "le renforcement de la surveillance des grossesses tardives ou l'encadrement plus strict des méthodes de procréation médicalement assistée". Il souhaite aussi que soit approfondie la connaissance scientifique des conséquences de ce phénomène, au niveau de la santé mais  aussi au niveau psychosociologique. Il recommande que la question des grossesses tardives soit inscrite dans le plan périnatalité et dans les textes d'application de la loi de santé publique. Il plaide également pour une formation à cette thématique des médecins généralistes et gynécologues. Enfin, il souhaite sensibiliser le grand public par l'intermédiaire de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES).

La Croix (Marianne Gomez) 27/04/05 - Le Nouvel Observateur 27/04/05 - Libération 27/04/05 - - Le Monde (Sandrine Blanchard) 28/04/05 - Le Quotidien du Médecin (Philippe Roy) 28/04/05

http://www.genethique.org/revues/revues/2005/avril/27_04_05.htm

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