Lundi 21 avril 2008
Devant les membres de l'Organisation des Nations-Unies (ONU) le pape Benoît XVI à appeler la communauté internationale à placer la défense de la vie au cœur de ses priorités.

L'universalité des droits de l'homme a été l'un de ses principaux thèmes. Il s'est insurgé contre une conception de ces droits qui varierait au gré des "conceptions culturelles, politiques, sociales et mêmes religieuses". Il a rappelé qu'en matière des droits de l'homme "ce ne sont pas les droits seulement qui sont universels, mais également la personne humaine, sujet de ces droits".

Il a dénoncé certaines recherches scientifiques et pratiques médicales qui "représentent une violation évidente de l'ordre de la Création au point, non seulement, d'être en contradiction avec le caractère sacré de la vie, mais d'arriver à priver la personne humaine et la famille de leur identité naturelle". Par cette déclaration, il évoquait les politiques de contrôle de naissance soutenues par l'ONU, la procréation médicalement assistée, les manipulations génétiques et la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

Il a insisté sur la nécessité de "redoubler d'efforts pour faire face aux pressions qui voudraient une réinterprétation" des droits de l'homme pour "satisfaire des intérêts particuliers" et "utilitaristes".

. © genethique.org

Synthèse de presse bioéthique du lundi 21/04/08

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Vendredi 22 février 2008
Le Pr Alain Grimfeld, spécialiste des maladies respiratoires et allergiques de l'enfant, vient d'être nommé président du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE). Il remplace le Pr Didier Sicard dont le mandat était arrivé à échéance le 22 décembre dernier.

Alain Grimfeld veut proposer "une réflexion sécularisée" sur les préoccupations de la société : débat sur la recherche sur les cellules souches, dons de gamètes, nouvelles parentalités, réflexions sur la pédiatrie, l'environnement, les populations vulnérables...

Dans le journal La Croix, Alain Grimfeld indique : "nous avons la volonté très affirmée de rester une autorité administrative indépendante. Le Comité perdrait toutes raisons d'exister s'il renonçait à son indépendance".

Abordant la question de la révision de la loi de bioéthique de 2009, Alain Grimfeld explique : "l'éthique pour moi, doit être l'exercice d'une morale active et surtout pas contemplative". Ainsi, les réflexions menées doivent déboucher "sur des actions ou des propositions concrètes."

Alain Grimfeld est président du Comité de la prévention et de la précaution au ministère de l'environnement depuis 1996. Pour lui : "Il est clair que si le Comité est saisi de questions environnementales, il y répondra avec un grand intérêt".

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Jeudi 14 février 2008
Dominique Mehl, sociologue au CNRS, vient de publier Enfants du don, un livre-enquête sur les familles qui ont eu recours au don de gamètes dans leur parcours de procréation médicalement assistée (PMA). Le Monde du 13 février 2004 publie une interview de cette sociologue.

Dominique Mehl appelle de ses vœux à un assouplissement des règles des lois de bioéthique,régissant la procréation. D'après elle, "il y a trop de lois" et "l'espace de liberté qui existe pour les procréations naturelles n'existe pas dans l'AMP". Par exemple, "la définition du contexte conjugal est obsolète".

Enfin, elle se réjouit de la campagne sur le don de gamètes que lancera l'Agence de la Biomédecine au printemps : "si le don de sperme est à peu près connu, en revanche beaucoup de personnes ne savent pas ce qu'est le don d'ovocytes", "il est important de dire que cette possibilité existe".

Qu'en pensez-vous ? La procréation médicalement assistée doit-elle être aussi libre que la procréation naturelle ? Ou devrions-nous encadrer la procréation naturelle ? Certaines assistantes sociales seraient prêtes à donner des permis de procréer ou d'interdire la procréation à certains couples...

Pensez-vous qu'il soit normal que l'Etat favorise la création d'enfants hors mariage, hors du couple ?
Pensez-vous qu'un gamète (sperme ou ovocyte) soit une cellule comme une autre et donc que l'on peut remplacer indiféremment ?
Faut-il se réjouir que l'Etat fasse la promotion du don de gamètes alors que, Dominique Mehl le reconnait, pour les parents ayant eu recours au don de gamètes "cela ne s'efface pas. Pendant un moment, c'est obsessionnel, il n'y a que ça qui habite le projet procréatif du couple ; quand l'enfant est là, petit à petit, le don de gamète se case dans la rubrique "souvenir" ou "passé". Mais le passé ne s'oublie pas", et pour les enfants issus de ces dons "Lorsque la révélation est tardive (après l'adolescence), c'est assez dramatique. Les jeunes réalisent qu'ils ont vécu dans un simulacre, une espèce de mensonge.Ils témoignent tous que c'est un vrai choc." ?

Alliance et Fécondité avec Gènéthique.org
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Vendredi 1 février 2008

Recevant hier, jeudi 31 janvier 2008, les membres de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le pape Benoît XVI leur a demandé de prêter "une attention particulière" aux "problèmes difficiles et complexes de la bioéthique". Cette congrégation prépare en ce moment un document sur l'enseignement de l'Eglise sur les nouvelles découvertes bioéthiques (après Donum Vitae, parue en 1987).

Le magistère de l'Eglise doit en effet "proposer aux fidèles et à tous les hommes de bonne volonté les principes et les orientations éthico-morales pour les nouveaux questionnements importants", fondés sur le respect de l'être humain de sa conception à sa mort naturelle et "l'originalité de la transmission de la vie humaine à travers les actes mêmes des époux".

"Lorsque des êtres humains au stade le plus exposé de leur existence sont sélectionnés, tués ou utilisés comme simple matériel biologique, il est évident qu'ils sont des choses et non des personnes. Et ce traitement remet en cause le concept même de dignité de la personne humaine."

Benoît XVI a rappelé que l'Eglise "apprécie et encourage le progrès scientifique qui ouvre des perspectives thérapeutiques extraordinaires" mais qu'elle a aussi "le devoir d'éclairer les consciences afin que les avancées scientifiques soient respectueuses de tout être humain".

© genethique.org
Synthèse de presse bioéthique du vendredi 01/02/08

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Lundi 12 février 2007
Le Monde revient sur les rencontres parlementaires qui se sont tenues mercredi dernier à l’Assemblée dans la perspective de la révision de la loi de bioéthique de 2004, prévue en 2009.  Ces rencontres étaient organisées par les députés UMP Pierre-Louis Fagniez  et Valérie Pecresse sur le thème : « Quelles révisions de la loi de bioéthique ? ». Les parlementaires ont abordé les trois grands thèmes suivants : l’assistance médicale à la procréation (AMP), le don d’éléments du corps humain et la recherche sur l’embryon et les cellules souches.

A la suite de ces rencontres, Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, dénonce une « machinerie » dont le seul but était de « pré-vendre de nouvelles transgressions à incorporer dans le droit, au plus tard en 2009 ».

Pour Jean-Marie Le Méné, trois conclusions sont à tirer de cette journée.

La première est que les politiques s’en remettent aveuglement aux techno-scientifiques, à défaut d’avoir leurs propres idées, leurs propres principes ou même uniquement leurs propres intuitions. Toutes les propositions formulées par ces scientifiques - de celle du Pr. Claude Sureau de donner à l’embryon un statut intermédiaire entre la personne et la chose, c'est-à-dire celui d’un animal, à celle d’Israël Nisand en faveur du clonage thérapeutique, des maternités de substitution et de l’homoparentalité, en passant par celle de René Frydman et de Pierre Jouannet, plaidoyer pour la création d’embryons pour la recherche… - n’ont trouvé que l’« encéphalogramme plat » des politiques comme répondant.

Attendre, sans broncher, que les propositions soient énoncées par ces techno-scientifiques, qu’elles fassent l’objet d’un pseudo consensus avant d’être portées par un puissant lobby puis médiatisées, c'est-à-dire quasiment adoptées : voilà  à quoi sont bons les politiques qui ont délaissé toute réflexion sur ces sujets cruciaux en même temps que « le service de l’intérêt général ».

On arrive ainsi au deuxième point de conclusion selon lequel la conscience des politiques répond aux abonnés absents. Seul Bertrand Mathieu, professeur de droit, « a osé briser certains tabous » en rappelant que l’ « on ne pouvait pas renvoyer systématiquement les valeurs fondamentales à la sphère des opinions personnelles et que le débat ne pouvait pas être escamoté par des tours de passe-passe sémantiques ». [NDLR : rappelons que Pierre-Louis Fagniez propose de parler, pour une même réalité, de « transposition nucléaire » plutôt que de « clonage ».] « Si l’on fait disparaître tout principe, au nom de quoi interdira-t-on demain des pratiques qui nous semblent encore aujourd’hui inacceptables ? » Il n’y a qu’à voir combien les « barrières » posées par la loi de bioéthique de 2004 [NDLR : dont les décrets d’application viennent à peine d’être votés] sont d’ores et déjà bousculées, notamment celle interdisant la recherche sur les cellules embryonnaires. Bien qu’Axel Kahn lui-même ait déclaré que les cellules souches adultes étaient plus performantes que les cellules souches embryonnaires, les politiques s’évertuent à proclamer leur préférence pour ces-dernières.

Une troisième conclusion s’impose enfin : la manipulation de l’opinion publique. Manipulation flagrante si l’on regarde par exemple la manière dont a été réalisée l’enquête de l’Agence de biomédecine dévoilée mercredi. Dans la salle, le professeur de droit Florence Bellivier a demandé la parole pour exprimer la « stupéfaction générale devant le caractère induit de certaines réponses proposées ».

Selon ces sondages, les Français seraient majoritairement favorables à l’AMP, au diagnostic prénatal (DPN) et préimplantatoire (DPI) ou encore aux mères porteuses et à la recherche sur l’embryon, tout en ayant une « représentation assez confuse » de l’embryon. Les Français seraient donc « hyper branchés »  sur des «  techniques qui leur échappent totalement ». Face à de telles manipulations, le rôle des politiques ne devrait-il pas être de défendre leurs citoyens ? « Et puis, quand bien même 99,99% de l’opinion publique serait-elle convaincue que l’embryon n’est qu’un amas de cellules, en quoi cela changerait-il d’un iota de la réalité ontologique de l’être humain dans sa plus extrême jeunesse ? », conclut Jean-Marie Le Méné.

© genethique.org d'après Le Monde (Paul Benkimoun) 10/02/07 – Décryptage (Jean-Marie Le Méné) 09/02/2007

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