Lundi 2 juin 2008
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16:51
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Le Sénat, l'Académie nationale de médecine, le Comité consultatif national d'éthique
(CCNE) et la Cour de cassation doivent bientôt remettre leurs conclusions sur la question des mères porteuses. François Fillon a également demandé au Conseil d'Etat de s'interroger sur la
légalisation"dans certaines conditions exceptionnelles" de la gestation pour autrui.
Certains, en revanche, craignent une dérive de cette pratique. "Il y a des risques de dérives, un recours à la gestation pour
autrui de "confort". Certaines femmes pourraient vouloir faire porter leur enfant pour des motifs professionnels ou esthétiques", explique Jean-Sébastien Vialatte, député UMP du Var.
De son côté, le député socialiste, Alain Claeys, évoque le risque de "marchandisation du corps" et la difficulté pour la mère porteuse "de donner son enfant".
"Il ne faut pas légiférer pour s'aligner sur nos voisins. Cela reviendrait à s'aligner sur le moins-disant éthique",
prévient de son côté le Pr Jean-Claude Ameisen, membre du Comité consultatif national d'éthique. Il envisage "une exception à l'interdiction plutôt que la légalisation". Philippe
Bas, ancien ministre de la Famille, rappelle que "l'indisponibilité du corps humain n'est pas remise en question. Une possible évolution ne pourrait se faire qu'avec beaucoup de
précaution".
Enfin, dans le magazine Pèlerin, la psychanalyste Geneviève Delaisi de Perseval plaide pour une légalisation de cette
pratique. "C'est une question de justice envers certaines femmes" explique-t-elle. Quant au Pr Marie-Odile Rethoré, membre de l'Académie nationale de médecine et directeur
médical de l'Institut Jérôme Lejeune, elle a rappelé que la gestation pour autrui "est un marché". Et de conclure : "encadrer ce marché n'est pas une solution à mes
yeux".
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http://www.genethique.org/revues/revues/2008/juin/20080602.1.asp
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Par AllianceetFécondité
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Publié dans : Bioéthique
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Lundi 21 avril 2008
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17:29
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Devant les membres de l'Organisation des Nations-Unies (ONU) le pape Benoît XVI à
appeler la communauté internationale à placer la défense de la vie au cœur de ses priorités.
L'universalité des droits de l'homme a été l'un de ses principaux thèmes. Il s'est insurgé contre une conception de ces droits qui
varierait au gré des "conceptions culturelles, politiques, sociales et mêmes religieuses". Il a rappelé qu'en matière des droits de l'homme "ce ne sont pas les droits
seulement qui sont universels, mais également la personne humaine, sujet de ces droits".
Il a dénoncé certaines recherches scientifiques et pratiques médicales qui "représentent une violation évidente de l'ordre de la
Création au point, non seulement, d'être en contradiction avec le caractère sacré de la vie, mais d'arriver à priver la personne humaine et la famille de leur identité naturelle".
Par cette déclaration, il évoquait les politiques de contrôle de naissance soutenues par l'ONU, la procréation médicalement assistée, les manipulations génétiques et la recherche sur les
cellules souches embryonnaires.
Il a insisté sur la nécessité de "redoubler d'efforts pour faire face aux pressions qui voudraient une réinterprétation" des
droits de l'homme pour "satisfaire des intérêts particuliers" et "utilitaristes".
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Synthèse de presse bioéthique du lundi
21/04/08
Par AllianceetFécondité
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Publié dans : Bioéthique
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Vendredi 22 février 2008
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17:08
Le Pr Alain Grimfeld, spécialiste des maladies respiratoires et
allergiques de l'enfant, vient d'être nommé président du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE). Il remplace le Pr Didier Sicard dont le
mandat était arrivé à échéance le 22 décembre dernier.
Alain Grimfeld veut proposer "une réflexion sécularisée" sur les préoccupations de la société : débat sur la
recherche sur les cellules souches, dons de gamètes, nouvelles parentalités, réflexions sur la pédiatrie, l'environnement, les populations vulnérables...
Dans le journal La Croix, Alain Grimfeld indique : "nous avons la volonté très affirmée de rester une
autorité administrative indépendante. Le Comité perdrait toutes raisons d'exister s'il renonçait à son indépendance".
Abordant la question de la révision de la loi de bioéthique de 2009, Alain Grimfeld explique : "l'éthique pour moi,
doit être l'exercice d'une morale active et surtout pas contemplative". Ainsi, les réflexions menées doivent déboucher "sur des actions ou des propositions concrètes."
Alain Grimfeld est président du Comité de la prévention et de la précaution au ministère de l'environnement depuis 1996.
Pour lui : "Il est clair que si le Comité est saisi de questions environnementales, il y répondra avec un grand intérêt".
Par AllianceetFécondité
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Publié dans : Bioéthique
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Jeudi 14 février 2008
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10:38
Dominique Mehl, sociologue au CNRS, vient de publier Enfants du don, un livre-enquête sur les familles qui ont eu
recours au don de gamètes dans leur parcours de procréation médicalement assistée (PMA). Le Monde du 13 février 2004 publie une interview de cette sociologue.
Dominique Mehl appelle de ses vœux à un assouplissement des règles des lois de bioéthique,régissant la procréation. D'après elle, "
il y a trop de lois" et "
l'espace de
liberté qui existe pour les procréations naturelles n'existe pas dans l'AMP". Par exemple, "
la définition du contexte conjugal est obsolète".
Enfin, elle se réjouit de la campagne sur le don de gamètes que lancera l'Agence de la Biomédecine au printemps : "
si le don de sperme est à peu près connu, en revanche
beaucoup de personnes ne savent pas ce qu'est le don d'ovocytes", "
il est important de dire que cette possibilité existe".
Qu'en pensez-vous ? La procréation médicalement assistée doit-elle être aussi libre que la procréation naturelle ? Ou devrions-nous encadrer la procréation naturelle ? Certaines assistantes
sociales seraient prêtes à donner des permis de procréer ou d'interdire la procréation à certains couples...
Pensez-vous qu'il soit normal que l'Etat favorise la création d'enfants hors mariage, hors du couple ?
Pensez-vous qu'un gamète (sperme ou ovocyte) soit une cellule comme une autre et donc que l'on peut remplacer indiféremment ?
Faut-il se réjouir que l'Etat fasse la promotion du don de gamètes alors que, Dominique Mehl le reconnait, pour les parents ayant eu recours au don de gamètes "
cela ne s'efface pas. Pendant un
moment, c'est obsessionnel, il n'y a que ça qui habite le projet procréatif du couple ; quand l'enfant est là, petit à petit, le don de gamète se case dans la rubrique "souvenir" ou "passé". Mais
le passé ne s'oublie pas", et pour les enfants issus de ces dons "
Lorsque la révélation est tardive (après l'adolescence), c'est assez dramatique. Les jeunes réalisent qu'ils ont vécu dans
un simulacre, une espèce de mensonge.Ils témoignent tous que c'est un vrai choc." ?
Alliance et Fécondité avec Gènéthique.org
Par AllianceetFécondité
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Publié dans : Bioéthique
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Vendredi 1 février 2008
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/02
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/2008
17:19
Recevant hier, jeudi 31 janvier 2008, les membres de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le pape Benoît XVI
leur a demandé de prêter "une attention particulière" aux "problèmes difficiles et complexes de la bioéthique". Cette congrégation prépare en ce moment un document sur
l'enseignement de l'Eglise sur les nouvelles découvertes bioéthiques (après Donum Vitae, parue en 1987).
Le magistère de l'Eglise doit en effet "proposer aux fidèles et à tous les hommes de bonne volonté les principes et les orientations
éthico-morales pour les nouveaux questionnements importants", fondés sur le respect de l'être humain de sa conception à sa mort naturelle et "l'originalité de la transmission
de la vie humaine à travers les actes mêmes des époux".
"Lorsque des êtres humains au stade le plus exposé de leur existence sont sélectionnés, tués ou utilisés comme
simple matériel biologique, il est évident qu'ils sont des choses et non des personnes. Et ce traitement remet en cause le concept même de dignité de la personne humaine."
Benoît XVI a rappelé que l'Eglise "apprécie et encourage le progrès scientifique qui ouvre des perspectives thérapeutiques
extraordinaires" mais qu'elle a aussi "le devoir d'éclairer les consciences afin que les avancées scientifiques soient respectueuses de tout être humain".
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Synthèse de presse bioéthique du vendredi
01/02/08
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Par Webmaster
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