Lundi 19 novembre 2007
Le docteur André Hazout, spécialiste reconnu de la médecine de la reproduction, a été mis en examen pour «viols et agressions sexuelles» sur plusieurs de ses patientes.

Dans son milieu médical, il est soutenu par certains, dont le professeur René Frydman, et lâché par d'autres qui reconnaissent que  "c’est un de ces médecins un peu dragueurs, paternalistes. Les rumeurs existaient, mais cela s’arrêtait là.»

Pourtant les témoignages de patientes, consultant pour des fécondations in vitro, violées ou agressées sexuellement, sont nombreux : "Quand on commence le traitement hormonal, déclare une patiente, il se met à me tutoyer, il devient familier, puis m’embrasse sur la joue. Puis, en juin, il m’agresse d’un coup, me déshabille de force, me presse contre lui. J’étais dans un état d’ahurissement. On est dans sa pièce de consultation, et juste derrière la porte, il y a une dizaine de femmes dans la salle d’attente. Que faire ? Crier ? Passer pour une folle ? Vous ne pensez qu’à une seule chose : sortir au plus vite. Mais on revient quand même, parce qu’on est en traitement. Et que cet enfant, on le veutUne autre fois, alors que j’étais sur la table d’auscultation, il m’embrasse le sexe. Et puis il y a eu une autre fois où il m’a dit : “Allez, on va se faire un gros câlin”, et là, vous ne pouvez pas savoir la peur que j’ai eue. Heureusement que le téléphone s’est mis à sonner, ça m’a sauvée... Je n’en avais pas parlé à mon mari, je n’osais pas. En novembre, je me suis décidée à lui raconter, il était outré. J’étais mal, très mal, j’ai perdu beaucoup de poids, c’était une phase épouvantable. Je me sentais coupable.

En cherchant sur le Net, elle constate que d’autres patientes racontent des expériences encore plus terribles : cinq, dix, vingt témoignages s’étalant sur plus de vingt ans.

Un ancien chef de clinique raconte l’histoire d’une femme, enceinte de jumeaux après une FIV (fécondation in vitro). Cette femme, brutalement, s’est tue, est devenue totalement muette. Un jour, dans le service, elle a explosé en larmes, hurlant à la stupeur des soignants : «Mais je ne suis même pas sûre que ces enfants soient ceux de mon mari.»

Une autre gynécologue : «Dans les années 1990 et 2000, nous avons été plusieurs gynécologues à recevoir des patientes d’Hazout. Elles arrivaient dans un état psychologique déplorable. On ne pensait pas à des violences sexuelles, mais à des violences verbales.

http://www.liberation.fr/transversales/grandsangles/292186.FR.php
par Webmaster publié dans : Fécondation In Vitro et PMA
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