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Choisir sa fécondité dans la fidélité à son alliance |
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La communauté des croyants est appelée à éclairer et à soutenir la souffrance de ceux qui ne peuvent réaliser une légitime aspiration à la
paternité et à la maternité. Donum vitae
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Jean-Marie Cavada, député européen, a été interrogé par Le magazine info. Il s'exprime sur l'adoption :
"Nous devons aboutir à une politique européenne de l’adoption. Lorsqu’un enfant d’un pays membre répond aux critères d’adoption des autorités de ce pays mais qu’il ne s’y trouve pas de famille susceptible de l’adopter, il devrait pouvoir l’être par une famille d’un autre Etat membre. Nous avons réalisé la liberté de circulation des biens et des personnes, mais pas celle des enfants adoptables. Et pourtant selon l’ONU, tout enfant a droit à une famille, à une protection et à une éducation. L’Union européenne devrait changer son attitude sur ce point. Je n’accepte pas qu’il y ait encore dans l’UE des enfants sans famille."
Propos reccueillis par Odile Harvey , le 6 mars 2007
Le 9/11/2006, un colloque organisé par l'Alliance des Libéraux et Démocrates d'Europe a eu lieu au Parlement européen à Bruxelles.
Mme Claire Gibault et Mr Jean-Marie Cavada (Députés européens), tous deux concernés par l'adoption, ils ont été chargé de préparer un état des lieux de l'adoption en Europe. D'autant plus que certains partent à ce propos "d'exportation et d'industrie de l'adoption". Si la natalité a diminué dans nos pays et par conséquent le nombre d'enfants adoptables, la corruption, le trafic, les critères religieux et culturels sont des raisons de refus et de frein à l' adoption internationale par certains Etats.
La réalité de l'adoption.
Lors de cette journée, on nous a rappelé que l'adoption internationale n'était pas « la solution» pour les enfants vivant seuls dans le monde. Elle s'adresse à des situations individuelles pour lesquelles aucune solution n'est envisageable dans le pays d'origine. Elle ne peut-être une obligation mais une option pour les Etats, elle doit rester l'exception, être précédée par d'autres alternatives (adoption nationale, famille d'accueil, de parrainage, élargie, ....), librement consentie et exempte de tous gains financiers. D'autre part il ne faut pas oublier que beaucoup d'enfants ne sont pas ou peu adoptables car porteurs de handicaps, de maladies, trop âgés ou issus de fratrie. On sait aussi que l'enfant abandonné et ensuite adopté a subit de nombreuses fractures affectives qui peuvent rendre son intégration dans une famille fort difficile si pas impossible parfois.
Au niveau du droit, il y a une absence de ligne directive dans l' Union Européenne concernant la situation du droit à une famille, la parenté n'étant pas définie de la même manière dans chaque pays et il n'y a pas d'études concernant les législations nationales.
Les pays européens et l'adoption internationale.
Les différentes interventions de l'après-midi ont bien démontré qu'avant d'élaborer une politique européenne commune de l'adoption, il fallait enquêter, analyser les lois de chaque pays mais aussi apprendre de chacun. La réponse à la détresse des enfants n'est pas la même partout et chacune mérite le respect. L'Union Européenne se doit de s'intéresser aux enfants en difficulté en aidant les pays dans leur politique sociale pour prévenir les abandons, rétablir les liens familiaux, .... Et dans le cas de l'adoption internationale mieux cibler les demandes avec les besoins de chaque pays (création d'une banque de données, ...).
Cependant au vu de tout ce qui a été dit, ont peu douter qu'une norme unique puisse être mise en place pour toute l'Europe et si l'adoption internationale est comme on l'a dit une option et non une obligation pour chaque Etats, on peut s'étonner des griefs émis plus spécialement aux représentants Roumains et Bulgares de l'assemblée. Rendre les formalités d'adoption moins restrictives en invoquant la libre circulation des marchandises, de la main d'œuvre, alors que beaucoup de pays tentent de mieux cadrer cette autre filiation pour diminuer les abus n'est certainement pas la meilleure solution.
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