DPI systématique pour les femmes de plus de 35 ans ?

Publié le par AllianceetFécondité

En Angleterre, la Haute autorité britannique en fertilisation et embryologie humaines (HFEA) veut élargir le recours au DPI à de nouvelles indications en le nommant : "sélection pré-implantatoire" (SPI). Elle vient, en effet d'autoriser les cliniques à utiliser la technique du diagnostic pré-implantatoire (DPI) pour les femmes âgées de plus de 35 ans ayant recours à une fécondation in vitro (FIV), pour celles dont les FIV ont échoué plusieurs fois, ou pour celles ayant fait des fausses couches à répétition. 

Jusqu'à maintenant le DPI n'était autorisé que pour des parents porteurs d'une maladie génétique grave et qui voulaient donner naissance à un enfant indemne de la maladie. A partir de maintenant, il va être utilisé pour rechercher les aneuploïdies, c'est-à-dire les anomalies chromosomiques.

D'après certains experts, il n'est pas prouvé que cette technique du SPI améliore le taux de succès des FIV. L'objectif de cette sélection est d'éliminer les embryons de "mauvaise qualité" ou ceux porteurs d'une anomalie génétique, comme la trisomie 21, avant de les réimplanter.

D'après le professeur Richard Anderson, de la British Fertility Society, rien ne montre que le SPI améliore le taux de grossesse, ou le taux de naissance, ou même qu'il diminue le taux de fausse couche.

Effectivement, une étude publiée l'année dernière dans le New England Journal of Medicine montrait que le DPI sur les embryons de femme d'âge avancé pouvait réduire les chances de grossesse :"Les résultats suggèrent que pour 9 femmes de 35 à 41 ans, qui prévoient 3 cycles de FIV, il y aura une naissance vivante de plus, si le diagnostic préimplantatoire à la recherche d'aneuploïdie n'est pas réalisé" (Cf. Synthèse de presse du 05/07/07). Les auteurs de l'étude préconisaient donc que le DPI ne fasse pas partie des "examens de routine" pour les femmes âgées de plus de 35 ans qui ont recours à une fécondation in vitro.

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