Le nombre d’ adoptions d ’ enfants étrangers par des Français a baissé de 20,5 % l’année dernière. Une baisse qui illustre les difficultés croissantes de
l’adoption internationale, avec une réglementation plus stricte, des réticences plus grandes des pays d’origine et une « concurrence » entre les pays, certains finançant des projets humanitaires
liés à l’adoption. Une pratique interdite pour l’Agence française de l’adoption (Afa), créée en 2005. En un quart de siècle, l ’ adoption internationale a pourtant quadruplé, passant de moins de
1.000 enfants étrangers adoptés en 1980 à plus de 4.136 en 2005, année record.
Près de 25.000 familles françaises disposant d ’ un agrément seraient aujourd ’ hui en attente d ’ un enfant. Chaque année, les départements délivrent un
nombre élevé d’agrément. « 8.800 en 2006 » , selon Laure de Choiseul, présidente de l ’ Afa, pour qui « il faudrait réexaminer leurs conditions de délivrance » . Alors que le Vietnam et le Cambodge
étaient des pays d ’ adoption traditionnels pour les Français, c ’ est l ’ Afrique désormais qui est le premier continent d ’ adoption, l’ Ethiopie en tête (417 adoptions).
L ’ ancien directeur du Monde, Jean-Marie Colombani, à qui le gouvernement a confié une mission sur l ’ adoption internationale, devrait rendre ses conclusions dans les prochaines semaines. Il
devrait proposer notamment un alignement sur les autres pays en matière d ’ aide humanitaire.
par AllianceetFécondité
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Adoption
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