par Sylvain Prigent | samedi 21 octobre 2006 | article lu 115 fois
Une Japonaise âgée d’une cinquantaine d’années a mis au monde l’enfant de sa fille devenue stérile suite à un traitement contre le cancer du col de l’utérus. Un ovule prélevé chez la jeune femme et fécondé in vitro avait été implanté chez la « grand-mère » porteuse.
Au Japon le nombre de patientes atteintes de stérilité est en constante augmentation.
Lors d’une interview accordée à la presse, Yahiro Netsu, le directeur de la maternité explique que cette femme voulait à tout prix « aider sa fille ». Cette naissance a eu lieu l'an dernier et l'identité de la mère porteuse est restée confidentielle. Au Japon le nombre de patientes atteintes de stérilité est en constante augmentation et le phénomène risque de prendre des proportions tout à fait alarmantes dans les prochaines décennies. D’après plusieurs études ces taux croissants d’infertilité seraient étroitement liés au vieillissement de la population Japonaise.
Parallèlement à l’augmentation des consultations médicales pour infécondité, le nombre de jeunes femmes ayant recours aux « mères porteuses » ne cesse de grandir. Il faut savoir qu’au Japon cette pratique est tout à fait légale, bien que fermement condamnée par le conseil de l’ordre des gynécologues.
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par Sylvain Prigent | Bien-Être et Santé |
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Bron: Belga 19/10/2006 19:21
BRUXELLES 19/10 (BELGA)
Les nourrissons et jumeaux nés après une insémination artificielle ou un traitement hormonal pris par la mère sont en moins bonne santé que les enfants conçus naturellement. Un enfant conçu artificiellement court également 1,5 fois plus de risque de mort subite du nourrisson qu'un enfant conçu naturellement, selon une étude du gynécologue Willem Ombelet, du centre de fertilité de l'hôpital "Oost-Limburg" à Genk.
Pour cette enquête, les données de plus de 15.000 naissances d'enfants uniques et jumeaux, suite à une grossesse artificielle (pas la fécondation in vitro) ou naturelle, ont été récoltées et analysées.
Selon le gynécologue, la réduction embryonnaire joue ici vraisemblablement un rôle. Il s'agit de l'élimination sélective de certains embryons lors d'une grossesse multiple. La réduction embryonnaire est normalement appliquée entre la neuvième et douzième semaine de grossesse. Ce traitement n'est pas sans risque. Il y a en effet un risque que tous les embryons ne survivent pas à l'intervention.
Si la grossesse se poursuit, les embryons survivants ont un poids à la naissance inférieur à la normale. Pour le docteur Ombelet, la réduction embryonnaire n'est pas une bonne réponse au problème des grossesses multiples. "Les grossesses multiples doivent être évitées dès le départ, soit en rendant plus accessibles les techniques de fécondation in vitro (FIV) soit en contrôlant mieux l'hormonothérapie", indique-t-il.(FLO)
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