Un orphelinat clandestin qui comptait 46 enfants a été démantelé par la police dans l’ancienne capitale Antigua.
Par Hélène Despic-Popovic, (avec AFP)
La police guatémaltèque a démantelé, samedi, un orphelinat clandestin à Antigua Guatemala, l’ancienne capitale du pays, délivrant 46 enfants sur le point d’être adoptés de façon illégale. Il s’agit de 23 filles et de 23 garçons, âgés de 3 jours à 2 ans, dont on ne connaît pas la provenance.
Le Guatemala a vu ces dernières années fleurir un juteux négoce de l’adoption, dirigé par des avocats, souvent accusés de fabriquer des faux papiers, de payer les mères pour abandonner leurs enfants quand ce n’est pas tout simplement de faire enlever les bambins. Ce marché, selon la justice locale, représente 200 millions de dollars par an. En 2006, 4 000 familles américaines ont adopté des enfants au Guatemala, deuxième source d’adoption après la Chine.
En mars dernier, les autorités américaines ont décidé de déconseiller aux couples américains de s’adresser au Guatemala pour adopter, en raison des pressions exercées sur les mères naturelles pour qu’elles abandonnent leurs enfants et des chantages exercés sur les parents adoptifs. Elles ont également décidé de demander aux nouveaux parents de fournir, pour vérification, des tests ADN de l’enfant avant de lui délivrer un visa. Et le Guatemala a de son côté décidé de ratifier la Convention de La Haye sur les adoptions interétatiques qui fixent un minimum de règles.
Deux avocates ont été arrêtées au cours de l’opération policière : Vilma Desiré Zamora, 34 ans, et Sandra Patricia Leonardo López, 42 ans, l’épouse guatémaltèque du propriétaire de l’orphelinat, Casa Quiriva, qui, lui, serait citoyen américain.
Les enfants ont été placés sous protection policière. Selon la presse locale, la police aurait découvert cet orphelinat, qui promettait aux familles de leur trouver un enfant dans un délai de six à huit mois, à la suite de dénonciations de voisins qui avaient trouvé suspicieux le va-et-vient d’étrangers sortant avec des bébés dans une maison de cette petite ville, pourtant très touristique.
Selon les rumeurs, les familles étrangères doivent débourser jusqu’à 50 000 euros pour se procurer un enfant dans ce pays.
La banque du sperme de l’Etat de Victoria, en Australie, appelle les députés à faire don de leur semence pour renflouer ses réserves. Depuis que les enfants issus d’une fécondation assistée peuvent connaître l’identité de leur père biologique à leur majorité, le nombre de donneurs, déjà insuffisant, a en effet chuté de façon drastique. Le Pr Gab Kovacs a écrit aux parlementaires pour les appeler à la rescousse.
“Nous espérons que si les personnalités qui servent de modèle à notre communauté donnent leur sperme, d’autres suivront”, explique sa missive, envoyée à chacun des députés de moins de 45 ans.
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=46190
Lyon, France
Le dépistage des maladies génétiques sur les embryons de femmes d'âge avancé avant l'implantation dans l'utérus pourrait réduire les chances de grossesse, selon une étude française.
Les résultats de l'étude, qui laissent certains experts dubitatifs, suggèrent que le dépistage génétique ne devrait pas faire partie des examens de routine pour les femmes âgées de plus de 35 ans qui ont recours à la fécondation in vitro (FIV), a expliqué l'un des auteurs de la recherche, le Dr Sebastiaan Mastenbroek, du Centre de médecine reproductive à l'Université d'Amsterdam.
Lors du dépistage génétique, une cellule d'un embryon est prélevée afin de rechercher d'éventuels défauts chromosomiques qui pourraient engendrer des anomalies comme la trisomie 21. Les médecins pensent souvent qu'ils peuvent donner de meilleures chances à une femme mûre de tomber enceinte s'ils sélectionnent les embryons les plus «prometteurs».
Certains spécialistes soupçonnent de leur côté les centres de fertilité d'apprécier les tests génétiques parce qu'ils sont facturés cher, sans que leur utilité soit prouvée.
Pour l'étude, également publiée mercredi dans le New England Journal of Medicine, les embryons de la moitié d'un groupe de 408 femmes âgées de 35 à 41 ans ont été testés, la moitié étant soumis au dépistage génétique. Le taux de grossesse parmi les femmes ayant subi ce test était de 25% contre 37% pour les autres. En outre, plus de 60% des embryons dépistés puis implantés présentaient des anomalies.
Le Dr Mastenbroek et ses collègues avancent plusieurs explications possibles à ce phénomène: «la biopsie servant au prélèvement de la cellule pourrait nuire au développement de l'embryon plus qu'on ne le pensait», où la cellule examiné pourrait ne pas être représentative de l'embryon tout entier.
Le Dr Anna Ferraretti, directrice scientifique de la Société italienne d'étude de la médecine reproductive, a exprimé des réserves sur la méthode employée dans l'étude, qui avait pu influer sur les résultats.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070705/CPSCIENCES/70705015/1020/CPSCIENCES
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