Alliance et Fécondité

 

 L'association Alliance et Fécondité a pour but d'aider les couples souffrant de stérilité
à trouver leur propre fécondité.

Si vous vous intéressez à l'actualité de la stérilité, de la fécondité, de la bioéthique ,ce blog est fait pour vous. Si vous voulez publier un article, nous faire part d'un événement intéressant (congrès, WE couples sans enfants, émission TV...) écrivez à webmaster @ allianceetfecondite.org
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Chaque article peut être commenté ou recommandé par vous-même, profitez-en !

Mercredi 26 septembre 2007
AP | 25.09.2007 | 18:40

Pour adopter un enfant en France, il faut en moyenne trois ans, et seul un candidat sur deux va jusqu'au bout de la procédure, selon une étude réalisée par l'Institut national d'études démographiques qui vient d'être publiée dans la revue trimestrielle "Population".

La procédure est en effet difficile. "Il y a d'abord un agrément à obtenir, ce qui prend neuf mois pour ceux qui y parviennent, puis il faut encore attendre en moyenne 33 mois en France et 22 mois à l'étranger", explique Catherine Villeneuve-Gokalp, chercheur à l'INED, qui a travaillé sur cette étude.

Il est plus compliqué d'adopter un petit Français puisque seulement "700 ou 800 enfants peuvent l'être chaque année, et que souvent, les gens ne veulent pas un enfant handicapé et que 80% demandent un enfant le plus jeune possible", poursuit-elle.

En revanche, 4.000 enfants étrangers sont adoptés chaque année par des Français qui se rendent dans des pays divers. Ainsi, en 2006, 742 enfants ont été adoptés au Vietnam, 571 à Haïti, 408 en Ethiopie, selon des chiffres de la Mission de l'adoption internationale (MAI). Viennent ensuite la Russie (400), la Colombie (320), la Chine (314), Madagascar (117)...

Dans l'Hexagone, l'adoption est possible et elle est même gratuite, mais il n'est pas sûr que les demandeurs y arrivent en raison du nombre limité d'enfants disponibles. Et comme l'agrément ne dure que cinq ans, ils risquent d'arriver à échéance sans y être parvenus.

D'autant que certains sont prioritaires, d'autres non. Ainsi, les candidats sont majoritairement des couples sans enfant, stériles, socialement et économiquement favorisés. Les services sociaux ont tendance à privilégier ces catégories au cours de la procédure d'agrément, ce qui contribue à une auto-exclusion des candidats qui anticipent une issue négative à leur demande.

"Les couples, âgés de 35 à 39 ans environ, sont ceux qui ont le plus de chance", note Catherine Villeneuve-Gokalp, en soulignant l'importance de n'être ni trop jeune, ni trop vieux.

Sur 100 personnes qui demandent à adopter, 16 abandonnent en cours de route, dont quatre pour des raisons de divorce ou parce que la femme tombe enceinte, et 12 parce qu'ils se découragent, en raison notamment de la longueur de la procédure, ou après avoir rencontré un sociologue ou une assistance sociale.

Sur ceux qui persistent, 8% n'obtiennent pas l'agrément, la famille en question n'étant pas considérée comme un bon milieu pour l'enfant qui serait adopté.

Neuf demandes d'adoption sur dix sont faites par des couples et une sur dix par des femmes seules. Pour ces dernières, il est souvent plus difficile d'adopter. Seuls cinq hommes célibataires étaient candidats sur 1.856 dossiers étudiés.

Au bout du compte, les deux tiers de ceux qui obtiennent l'agrément (environ 8.000 chaque année) finissent par adopter un enfant. "Les plus motivés vont y arriver", assure Catherine Villeneuve-Gokalp.

Cette enquête a été réalisée par Catherine Villeneuve-Gokalp et Isabelle Frechon, deux chercheurs à l'INED, à partir de l'étude de 1.856 dossiers de personnes qui ont terminé une procédure d'adoption dans dix départements français. AP

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20070925.FAP8738/il_faut_trois_ans_en_moyenne_pour_adopter_un_enfant_en_.html


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Mercredi 26 septembre 2007

Montréal  à accueilli le 15 septembre 2007  l'une des conférences sur la fécondation in vitro les plus importantes au monde. Plus d'un millier de spécialistes de 74 pays étaient attendus pour quatre jours à l'hôtel Reine Elizabeth. On  annoncé à cette occasion la fondation d'une association spécialisée dans cette discipline, dont l'Université McGill sera un maillon important.

«Le fait qu'on annonce ici la création de la Société internationale pour la fertilisation en éprouvette montre à quel point l'Université McGill est un centre important au plan mondial», estime Seang Lin Tan directeur du Centre reproductif de McGill, qui organise la conférence.

«C'est la première association qui s'occupe seulement de fécondation en éprouvette. Et elle est vraiment internationale: le président est de Tokyo, le vice-président de France», ajoute-t-il.

Quatre problèmes principaux ont été discutés durant la conférence, selon le Dr Tan: l'utilisation de médicaments moins puissants (pour limiter les effets secondaires), la réduction du nombre d'embryons implantés (pour éviter les jumeaux et les triplés), la congélation des ovules, et les tests génétiques avant l'implantation des ovules. Le Dr Tan est lui-même un expert de renommée mondiale dans la congélation des ovules.

   mathieu.perreault@lapresse.ca
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Jeudi 20 septembre 2007
La Presse

En 1988, le film québécois Portion d'éternité se penchait sur les côtés sombres des bébés-éprouvettes. Marc Messier et Danielle Proulx incarnaient un couple incapable de concevoir, qui réalisait avec horreur que le traitement de fertilité avait trop bien fonctionné: le couple attendait des sextuplés.

Atterrés devant la difficile décision - faut-il éliminer certains des embryons - ils mouraient dans un accident de voiture en revenant de la clinique.

Hier, au congrès de la Société internationale pour la fertilisation en éprouvette, à l'hôtel Reine-Élisabeth, une psychologue américaine a confirmé la prémisse du film: la «réduction d'embryons», l'élimination des certains des embryons implantés en clinique, comporte des conséquences psychologiques graves. La dépression peut durer jusqu'à deux ans après la naissance des embryons survivants.

Deuil nécessaire

«Il n'existe aucun mécanisme social ou religieux pour marquer la perte d'une embryon», explique Elizabeth Grill, qui enseigne à l'Université Cornell et travaille au Centre de médecine reproductive et d'infertilité de New York. «Les parents sont seuls au monde avec leur perte, leur sentiment de culpabilité. Leur entourage comprend rarement leur douleur, parce qu'ils vont avoir un bébé. Ce sont des sentiments complexes, qui sont compliqués par l'opprobre qui entoure souvent l'avortement.»

La réduction d'embryons est nécessaire parce qu'implanter deux ou trois embryons augmente les chances de succès d'une clinique. «Il y a une tendance mondiale, particulièrement en Scandinavie, vers l'implantation d'un seul embryon, dit Mme Grill. Mais dans les pays où la fécondation en éprouvette n'est pas financée par l'État, comme les États-Unis ou le Canada, les couples n'ont souvent pas les moyens de faire plusieurs traitements. Il faut que ça fonctionne du premier coup. Le problème, c'est que cette approche engendre davantage de jumeaux et de triplés, qui ont souvent plus de problèmes de santé à la naissance et dans les premières années de leur vie. Ce sont des coûts supplémentaires pour l'État au Canada et les assurances privées aux États-Unis.»

Autre problème: la compétition des tarifs entre cliniques de fertilité amène souvent ces dernières à rendre la visite psychologique optionnelle. «Il est très important de bien expliquer les conséquences médicales et psychologiques de l'implantation de deux ou trois embryons, dit Mme Grill. Si une femme est contre l'avortement, il faut qu'elle comprenne que les risques de fausses couches ou de bébés mort-nés sont plus élevés si elle a des jumeaux ou des triplés. Et après une réduction d'embryons, il est important de faire du counselling parce que les parents sont très souvent seuls avec leur peine.»

Même si les jumeaux et les triplés sont en santé, la pression sur les parents est souvent néfaste pour les enfants. «Les capacités parentales en souffrent presque toujours. Même les meilleurs parents ont moins d'énergie et de temps s'ils doivent s'occuper de plusieurs bébés en même temps.»

http://www.cyberpresse.ca/article/20070918/CPACTUEL/709180431/6685/CPACTUEL

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Jeudi 20 septembre 2007

Mathieu Perreault

La Presse

Si le gouvernement finançait totalement les traitements d'infertilité, il épargnerait d'importantes sommes liées aux jumeaux et triplés, de sorte que les coûts nets seraient négligeables. Ce calcul inédit a été présenté hier au congrès de la Société internationale pour la fertilisation en éprouvette par l'Association canadienne de sensibilisation à l'infertilité, qui milite pour la gratuité de la fécondation en éprouvette.

Les bébés-éprouvettes suscitent plus de grossesses multiples que la normale, parce que les cliniques transfèrent plusieurs embryons pour augmenter les chances de succès. Un traitement coûte environ 10 000$, et le nombre d'embryons implantés ne change pas beaucoup la facture finale.

Grâce à la popularité de la fécondation en éprouvette, le nombre de naissances multiples a bondi de 25% entre 1989 et 2000, selon l'Institut de statistique du Québec. Le tiers des couples qui y ont recours ont des jumeaux ou des triplés, contre seulement 3% de la population en général. Or, ces bébés, en particulier les triplés, ont plus souvent des problèmes comme le faible poids à la naissance, et coûtent beaucoup plus cher en soins pédiatriques.

«Si le gouvernement décidait demain matin de financer toutes les fécondations en éprouvette, mais imposait une limite d'un seul embryon par tentative, les économies en soins pédiatriques dépasseraient le coût des traitements après seulement huit ans, explique Beverly Hanck, directrice de l'Association. Il faut se souvenir qu'une proportion non négligeable des enfants de grossesses multiples auront besoin de soins neurologiques toute leur vie. De plus, la prescription de médicaments de surovulation, qui engendrent aussi des grossesses multiples, pourrait être mieux encadrée parce que les couples infertiles se sentiraient appuyés. Pour le moment, les coûts sont tellement énormes que le taux de succès prime.»

Le nombre de traitements augmenterait aussi, probablement de 70%, selon Mme Hanck, ce qui signifie un débours d'environ 170 millions à chaque année. Cette évaluation pourrait être inférieure à la réalité: dans une récente entrevue à La Presse, le directeur médical de la clinique Procréa à Montréal, Marc Villeneuve, estimait que seuls le tiers des couples qui en ont besoin ont recours à la fécondation en éprouvette. L'augmentation pourrait donc être de 200%, ce qui retarderait le moment de l'équilibre entre coûts et économies de la gratuité. L'Association, qui existe depuis cinq ans et a un budget annuel de 250 000$, est financée par des compagnies pharmaceutiques et des cliniques de fertilité.

Le Québec est la seule province à rembourser partiellement la fécondation en éprouvette, selon Mme Hanck, grâce à un crédit d'impôt de 30%, couvrant deux tentatives durant la même année.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070919/CPACTUEL/709190499/6688/CPACTUEL

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Jeudi 20 septembre 2007

OTTAWA - La Cour suprême du Canada a refusé jeudi d'entendre la cause d'un donneur de sperme qui souhaitait faire reconnaître sa paternité sur la fillette née par procréation assistée grâce à sa collaboration.

L'homme dont l'identité ne peut être dévoilée, avait accepté de participer au projet parental de deux de ses amies lesbiennes. Il avait toutefois signé en juillet 1999 un document dans lequel il se dégageait de toute responsabilité quant à l'issue de la grossesse.

L'homme a néanmoins vu l'enfant à quelques reprises après sa naissance. Les relations entre les parties se sont détériorées à partir de 2000 et les visites ont cessé en 2003.

Le donneur de sperme s'est alors présenté devant les tribunaux dans l'espoir de faire reconnaître sa paternité.

La Cour supérieure a rejeté sa requête en mars 2006. Dans sa décision, le juge René Hurtubise avait jugé que le requérant n'était pas un parent au sens de la loi, c'est-à-dire qu'il n'avait pas "à l'égard de l'enfant, le droit et le devoir de garde, de surveillance et d'éducation".

La Cour d'appel du Québec a confirmé ce jugement.

http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5inMCXhM4dwsoNXvigVTgD-okMLsw

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