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Un ordinateur sur les genoux peut nuire à la fertilité des hommes
BUM
8 novembre 2010
Des millions d’hommes ne sont pas conscients qu'un ordinateur portable posé sur leurs genoux peut causer des problèmes de fertilité.
Le journal Fertility and Sterility dévoile une étude de chercheurs de l’Université de New York qui nous apprend que la fertilité masculine peut être
affectée par l’usage d’un ordinateur portable sur les genoux, et ce, même avec un étui de protection sous l'appareil.
On a demandé à 29 jeunes hommes de se prêter à l’étude. Ils ont travaillé avec un ordinateur sur les genoux et on a ensuite mesuré la température de leur zone
génitale.
En moins de 15 minutes, les testicules avaient rapidement atteint une température supérieure à ce que les experts considèrent comme sécuritaire. Par le passé, il
avait été démontré qu’un seul degré de plus au niveau du scrotum pouvait endommager la qualité du sperme. Avec l’ordinateur portable, on a enregistré une hausse de 2,5 degrés Celsius de la
température de cette zone.
Les scientifiques ne disent pas que les hommes deviennent stériles en utilisant les ordinateurs portables, mais qu’un usage fréquent peut causer des problèmes de
reproduction.
http://sante.canoe.com/
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Les femmes du groupe O souffrent plus de stérilité
Des scientifiques ont découvert que les femmes du groupe sanguin O sont deux fois plus susceptibles de manquer d'ovules et donc d'avoir des difficultés à fonder une famille.
D'après cette découverte, les femmes du groupe sanguin O - le plus répandu - ont un risque beaucoup plus élevé de faire face à un manque d'ovules sains, ce qui pourrait engendrer des difficultés
pour concevoir un enfant au fur et à mesure qu'elles vieillissent. Ces femmes devraient donc envisager leurs grossesses plus tôt!
Près de la moitié de la population - 45% - sont du groupe sanguin O. 40% sont du type A, 11% sont du groupe B et 4% sont AB. Ces chercheurs américains ont constaté que les personnes du groupe O
étaient deux fois plus susceptibles d'avoir une faible "réserve ovarienne" - le nombre d'oeufs sains disponibles chez une femme - que celles des autres types.
La suite chez 7sur7...
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La Synthèse de presse bioéthique de Gènéthique du mardi 5 octobre 2010
Le prix Nobel de médecine décerné au pionnier des bébés éprouvettes
Le 4 octobre 2010, le prix Nobel de médecine a été décerné au biologiste britannique Robert Geoffrey Edwards, âgé de 85 ans, et connu pour
avoir été à l'origine, avec le gynécologue Patrick Steptoe, de la naissance de Louise Brown le 25 juillet 1978, premier "bébé éprouvette" né dans le monde après une fécondation in
vitro (FIV) (Cf. Synthèse de presse du 01/02/07). Le
Comité Nobel a retenu les travaux du Pr Edwards "pour le développement de la fécondation in vitro thérapeutique. Ses travaux ont permis de traiter l'infertilité, une affection médicale
touchant [...] plus de 10% des couples dans le monde".
Robert Edwards a commencé à travailler sur les techniques permettant d'obtenir une fécondation in vitro en 1963 à Cambridge où il expérimente cette technique sur des animaux. Sa volonté
est de trouver un moyen pour aider les couples infertiles à avoir des enfants. "Jamais je n'oublierai le jour où j'ai regardé dans le microscope et j'ai vu quelque chose d'étrange dans les
cultures. J'ai regardé dans le microscope et j'ai vu un blastocyste (embryon) humain qui me regardait. J'ai pensé : on y est arrivé!" a raconté le Pr. Edwards.
Si, depuis 32 ans, près de 4 millions de personnes sont nées à la suite d'une FIV, cette technique a aussi "ouvert la marche fulgurante d'une 'révolution procréatique' riche en
polémiques". Point de départ de l'aide médicale à la procréation (AMP), la FIV s'est dotée d'autres techniques comme l'injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes (ICSI), la congélation
d'ovocytes, le diagnostic préimplantatoire (DPI). Les progrès de l'AMP ont même débordé le champ de la procréation pour offrir à la recherche en thérapie cellulaire les embryons humains.
Le Pr. Edwards a souvent affirmé qu'il avait pressenti ces développements "dès les années 60". Bien que ces techniques soulèvent des enjeux éthiques importants, il s'est dit favorable à
la poursuite des recherches sur les embryons : "la science doit avancer. Il n'y aurait eu aucune FIV si nous n'avions pas étudié l'embryon". Avec le Pr. Steptoe, il a fondé à Cambridge
le Bourn Hall Clinic, premier centre mondial de FIV où sont nés à ce jour plus de 10 000 "bébés-éprouvettes".
En France, le Pr. René Frydman, "père" du premier bébé éprouvette français - Amandine, née en 1982 après une FIV qu'il a réalisé avec le biologiste Jacques Testart - ne tarit pas d'éloges sur
Robert Edwards. Il espère que cette récompense va susciter des vocations chez les jeunes médecins : "Aujourd'hui, le recherche sur l'embryon n'est pas autorisée en France. Il est donc
difficile de motiver les jeunes et de les attirer vers notre métier [...] Même chose avec la vitrification des ovocytes, cette technique étant assimilée à la recherche sur l'embryon [...]
peut-être que l'attribution de ce prix Nobel contribuera à débloquer les choses". Dans le même sens, le Pr. Pierre Jouannet affirme : "si Edwards a pu mettre au point la fécondation in
vitro, c'est parce qu'il a travaillé sur l'embryon. Ces travaux seraient aujourd'hui impossibles en France, où ce type de recherche est interdit".
Pour Frédérique Dreifuss-Netter, membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) et conseillère à la Cour de cassation, "au fur et à mesure que la technique [de la FIV] était
maîtrisée, elle a permis d'aller de plus en plus loin, et c'est là que la boîte de Pandore s'est ouverte". Il est nécessaire de poser la question des limites face aux demandes individuelles
qu'entraînent aujourd'hui les techniques de procréation assistée, qui ont ouvert le champ du "droit à l'enfant".
Le président de l'Académie pontificale pour la vie, Mgr Ignacio Carrasco de Paula, ne partage pas le choix fait par le comité Nobel. Il rappelle notamment les problèmes liés à la congélation des
embryons humains et le commerce auquel ces techniques ont donné lieu : "sans Edwards, il n'y aurait pas un marché où sont vendus des millions d'ovocytes. Il n'y aurait pas dans le monde un
grand nombre de congélateurs remplis d'embryons. [...] Edwards n'a pas résolu le problème de l'infertilité qui est un problème grave, ni du point de vue pathologique ni du point de vue
épidémiologique".
L'Alliance pour les droits de la vie rappelle que si ces techniques ont permis la naissance de 4 millions de personnes dans le monde, elles ont toutefois entraîné la conception artificielle de
"plus de 80 millions d’embryons (278 000 annuellement en France, pour que naissent 14 500 enfants). Cette surproduction embryonnaire impliquant la destruction d’une vingtaine d’entre eux pour
chaque naissance a fait entrer les pays développés dans le déni de l’humanité des embryons. [...] La fécondation in vitro a ouvert un cycle de nouvelle dérive : congélation des embryons,
exploitation par la recherche, tri des embryons à caractère eugénique".
Libération (Eric Favereau) 05/10/10 - Le Figaro (Martine Perez, Anne Jouan) 05/10/10 - Cyberpresse.ca (Lucie Godeau) 04/10/10 - Sciences et avenir.fr (Cécile Dumas) 04/10/10 - Washington Post.com (Rob
Stein) 04/10/10 - Le Parisien.fr 04/10/10 - Gènéthique 05/10/10
© Copyright Gènéthique - Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse d'articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré.
Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.
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Synthèse de presse bioéthique de Gènéthique du mercredi 10 novembre 2010
Antalgiques et bisphénol A : risques d'infertilité ?
La prise par la femme enceinte d’antalgiques légers (aspirine, paracétamol, ibuprofène) pendant les deux premiers trimestres de la grossesse présenterait un risque
d’infertilité chez le petit garçon. C’est ce que révèle une enquête internationale menée en Finlande, Danemark et France, et publiée le 8 novembre 2010 sur le site internet de la revue Human
Reproduction.
Les résultats de cette étude, menée sur plus de 500 femmes danoises, montrent en effet que la prise d’antalgiques doublerait le risque de cryptorchidie (absence de descente des testicules dans
les bourses) chez l’enfant. Cette malformation congénitale est considérée comme un facteur de risque important d’infertilité et de cancer des testicules.
Ces observations ont été confortées par les données d’expérimentations sur le rat. Un des chercheurs dirigeant l’enquête, le Pr Bernard Jégou, directeur de recherche à l’Inserm unité 625 et à
l’université de Rennes-I et spécialiste des questions d’environnement et de fertilité masculine, a mis en évidence une baisse de la sécrétion de testostérone de cellules testiculaires fœtales de
rats en présence de ces antalgiques. Une équipe danoise a également administré à haute dose ces anti-douleurs à des rates gestantes et a pu observer dans la descendance mâle une plus grande
insensibilité à la testostérone.
Le Pr Bernard Jégou estime que ces travaux sont "des clignotants indiquant qu’il faut porter une attention particulière à la prise d’antalgiques pendant la grossesse. Il faut cependant rester
prudent : nous mettons en évidence une association et pas une relation de cause à effet". Une publication scientifique simultanée, parue dans le journal Epidemiology, aboutit aux
mêmes résultats. "Aujourd’hui, ces signaux nous indiquent qu’il faut mener de nouvelles études épidémiologiques et expérimentales", en conclut le Pr Jégou.
Par ailleurs, une étude, publiée dans Fertility and Sterility révèle que le bisphénol A (BPA), un constituant de plastiques et de résines présent dans de nombreux contenants alimentaires
et de boissons, altérerait la concentration et la qualité du sperme. Déjà interdit dans les biberons, le BPA est également présent dans de nombreux tickets de caisse ou reçus de cartes de crédit.
Une équipe française de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Toulouse, en collaboration avec le laboratoire Pierre Fabre, vient de démontrer que le BPA peut aussi pénétrer
dans l’organisme par la peau. Leurs travaux ont été publiés dans la revue Chemosphere.
Le Figaro (Martine Perez) 09/11/10 – La Croix 10/11/10 – Le Monde (Paul Benkimoun) 10/11/10 - Le Figaro (Sandrine Cabut) 02/11/10 – Le Monde (Paul Benkimoun) 30/10/10
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Synthèse de presse bioéthique de Généthique du vendredi 12 novembre 2010
Roger-Gérard Schwartzenberg : "désentraver la recherche" sur l'embryon
Dans une tribune du Figaro, Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien ministre, et président d'honneur du Parti radical de gauche,
désapprouve le principe général d'interdiction de la recherche sur l'embryon que le projet de loi de bioéthique prévoit de maintenir. Il évoque le projet de loi adopté par l'Assemblée nationale
le 22 janvier 2002 lorsqu'il était ministre de la recherche sous le gouvernement de Lionel Jospin. Destiné à réviser la loi de bioéthique de 1994, ce projet se prononçait pour les recherches sur
les cellules souches embryonnaires issues d'embryons "surnuméraires", ne faisant plus l'objet d'un "projet parental". Il avait toutefois été modifié après l'élection
présidentielle et le changement de gouvernement en mai 2002. Jean-François Mattei et Claudie Haigneré, respectivement ministres de la santé et de la recherche du nouveau gouvernement, avaient
déposé des amendements. Ces changements avaient abouti au texte de loi du 6 août 2004 qui pose le principe de l'interdiction des recherches sur les cellules souches embryonnaires, assorti de
dérogations "à titre exceptionnel" et "pour une période limitée de cinq ans". Le projet de loi de bioéthique adopté le 20 octobre 2010 par le Conseil des ministres maintient ce
principe d'interdiction.
Roger-Gérard Schwartzenberg déplore cette interdiction qu'il considère "préjudiciable aux malades, qui aspirent à voir les recherches progresser et développer de nouvelles thérapeutiques
susceptibles de leur apporter des chances de guérison". Il estime qu'elle handicape les chercheurs "en leur imposant des obstacles, alors que ces recherches sont menées activement
dans douze autres pays de l'Union européenne". Pour lui, ce principe d'interdiction, conforme à la position du Vatican, semble inspiré "par des convictions spirituelles, très
respectables, mais [il] omet l'article 1er de notre Constitution qui rappelle que la France est une 'République laïque'". Roger-Gérard Schwartzenberg estime que la loi ne peut
privilégier une conviction philosophique ou religieuse sous peine "d'imposer une vision estimable mais particulière à l'ensemble de la société [...]. Le rôle de l'Etat n'est pas d'entraver
les progrès de la science biomédicale par une législation inappropriée".
Roger-Gérard Schwartzenberg souhaite voir le projet de loi de bioéthique modifié lors de la discussion parlementaire.
Le Figaro 11/11/10
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