Vendredi 4 mai 2007
Le sperme des diabétiques présente des taux plus élevés d'anomalies au niveau de l'ADN que celui des hommes non diabétiques, ce qui pourrait affecter leur fertilité, selon une étude publiée jeudi par la revue européenne spécialisée Human Reproduction

«C'est à notre connaissance, la première étude sur la qualité de l'ADN (support de l'hérédité) du noyau et des mitochondries (petites usines énergétiques) du sperme des diabétiques», selon le Dr Ishola Agbaje de l'université de Belfast (Irlande du Nord) qui a conduit l'étude.

Le Dr Agbaje et ses collègues ont examiné les spermatozoïdes de 27 diabétiques âgés en moyenne de 34 ans et celui de 29 non-diabétiques âgés de 33 ans.

En dépit d'un moindre volume (restant cependant dans les limites de la normale) de l'éjaculat recueilli chez les diabétiques, l'étude n'a pas observé de différences significatives sur les paramètres habituels comme la concentration, la mobilité et la forme des spermatozoïdes.

En revanche, la mesure des altérations (fragmentations et pertes de matériel génétique appelées délétions) de l'ADN nucléaire (52% contre 32% chez les non-diabétiques) et mitochondrial (en moyenne 4 délétions contre 3) montre qu'elles étaient significativement plus élevées.

Ces résultats sur l'état de l'«intégrité génétique» du sperme pourraient avoir des implications sur la fertilité, selon les auteurs. Cependant des recherches complémentaires sont nécessaires étant donné le caractère relativement limité de l'étude sur un petit nombre de sujets, selon le Pr Sheena Lewis, responsable scientifique de ce groupe de chercheurs.

Compte tenu de la fréquence du diabète dans le monde, l'examen de l'issue (naissance, fausses couches...) des grossesses engendrées par un père diabétique et de la proportion d'hommes diabétiques qui se présentent pour un traitement de l'infertilité apparaît capital, selon cette spécialiste.

Plus de 200 millions de personnes sont diabétiques dans le monde et ce nombre devrait presque doubler d'ici à 2030, avec l'épidémie d'obésité qui touche actuellement 1,1 milliard de personnes dont 150 millions d'enfants.

L'infertilité est devenue un problème majeur de santé dans les pays développés et ceux en voie de développement et concerne jusqu'à un couple sur six devant recourir aux spécialistes pour concevoir un enfant, selon la revue.

De plus, un apparent déclin de la qualité du sperme a été relevé ces cinquante dernières années. Les défauts du sperme sont considérés comme étant la cause ou contribuant à l'infertilité de 40 à 50% des couples éprouvant des difficultés à procréer.

Human Reproduction est le mensuel de la société européenne de reproduction humaine et d'embryologie (Eshre : www.eshre.com)

Agence France-Presse

Paris

Publié sur : http://www.cyberpresse.ca/article/20070503/CPACTUEL/70503098/1020/CPSCIENCES

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Mardi 17 avril 2007

QUEBEC (PC) - La fécondité québécoise se situe au-dessus de 1,6 enfant par femme pour la première fois depuis une décennie.

En effet, selon des données publiées mardi par l'Institut de la statistique du Québec, en 2006, l'indice synthétique de fécondité a atteint 1,62 enfant par femme au Québec, comparativement à 1,51 en 2005 et à 1,48 en 2004.

 

L'an dernier, 82 100 naissances ont été répertoriées au Québec, soit huit pour cent de plus qu'en 2005.

Il s'agissait d'une quatrième année consécutive d'augmentation, mais celle-ci s'est démarquée par son importance. Auparavant, le nombre de naissances avait diminué chaque année de 1990 à 2000, puis, s'était stabilisé autour de 73 000 de 2000 à 2004.

La remontée de la fécondité s'observe dans tous les groupes d'âge au-delà de 20 ans. Entre 2005 et 2006, l'augmentation du taux de fécondité a été de trois pour cent chez les femmes de 20-24 ans, de 6 pour cent chez les 25-29 ans, de 10 pour cent chez les 30-34 ans et de 13 pour cent chez les 35-39 ans.

La hausse du nombre de naissances et de la fécondité s'étend à toutes les régions du Québec, à l'exception de la région du Nord-du-Québec qui affiche néanmoins la fécondité la plus élevée, à 2,67 enfants par femme.

Quatre régions ont enregistré une fécondité d'environ 1,8 enfant par femme en 2006, soit l'Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, la Chaudière-Appalaches et les Laurentides. Bien qu'également en progression, le nombre moyen d'enfants par femme a été un peu plus faible à Québec, à 1,44, et à Montréal, à 1,50.

http://www.tqs.ca/infos/2007/04/N040304AU.php

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Mardi 17 avril 2007

Les experts santé de la procréation viennent de mettre en garde la nation la plus peuplée du monde qu'elles souffraient d'une baisse de son taux de fertilité, avec une augmentation du taux de couples chinois incapables de procréer pour atteindre 10 pour cent, provoquée par le stress et les modes de vies dénoncés comme non sains.

Aucune étude à grande échelle sur la fertilité n'a été réalisée dans le pays et les statistiques parviennent difficilement, mais les rapports de recherche des organismes régionaux indiquent une moyenne de stérilité de 7 à 10 pour cent parmi les couples mariées, a déclaré le professeur Wang Yifei de l'université Jiaotong de Shanghai.

Repousser l'enfantement après les 35 ans de la femme et les multiples avortements sont souvent les causes de la stérilité et des fausses couches. Mais Wang a déclaré que la stérilité masculine est également en augmentation en Chine, avec une baisse du nombre de spermes passant de 100 millions par ml dans les années 70 à 40 millions de spermes par ml actuellement. Un nombre de spermes inférieur à 20 millions est considéré comme anormal.

"Un certain pourcentage de spermes donnés par des étudiants apparemment en bonne santé à notre banque du sperme à Shanghai n'est pas éligible, en termes de nombre total de spermes ou encore de motilité", a déclaré Wang.

Les spécialistes pensent que plus de 10 millions de familles chinoises auront besoin d'avoir recours à l'insémination artificielle et beaucoup d'entre eux ont déjà recours à des traitements de fertilité.

Un spécialiste santé de la reproduction à Hangzhou, dans la province du Zhejiang à l'Est de la Chine, a attribué l'augmentation de la stérilité à nos modes de vies stressant et pas très sains liés aux spectaculaires changements sociaux et économiques - y compris l'obésité, l'alcool, le tabagisme et les problèmes environnementaux.

"Le problème mérite toute l'attention de tous les milieux de la population car cela menace la qualité et la structure de notre population future, " a déclaré Huang Hefeng de l'Université du Zhejiang lors d'une conférence médicale sur la reproduction à Hangzhou.

A peu près un millier de chercheurs et docteurs assiste à ce symposium afin de débattre sur une large variété de sujets, dont la fertilité, les fausses couches et la santé lors de la gestation et de celle des nouveau-nés.

Environs 22 millions d'enfants sont attendus pour rejoindre les 1,3 milliards restants de la population chinoise cette année - l'année du cochon est considérée comme propice pour les naissances - soit une augmentation de 16 millions de naissances par an entre 2001 et 2006.

Mais les démographes ont alerté à de nombreuses reprises du vieillissement de la société en Chine, où une personne sur 10 a plus de 60 ans, et que ce ratio devrait dépasser les 30 pour cent d'ici 2045.

Le gouvernement a annoncé que la création de programmes d'assistance sociale pour le nombre grimpant de personnes âgées est une priorité nationale, mais il a prévenu que cela ne sera pas un défi facile à relever dans une société qui est vieillissante avant de devenir riche.
http://french.peopledaily.com.cn/VieSociale/5596389.html

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Mardi 17 avril 2007
 LOS ANGELES, 16 avril (XINHUA) -- Une plainte a été déposée aux Etats-Unis contre trois compagnies américaines de pesticides,  dont les produits auraient causé la stérilité chez des  travailleurs agricoles du Nicaragua. 

     L'une de ces entreprises, Amvac Chemical Corp, a accepté de  régler cette affaire en versant 300 000 dollars au total à 13  travailleurs nicaraguéens qui affirment avoir été rendus stériles  par une exposition au pesticide baptisé DBCP dans des plantations  de bananes il y a près de trois décennies, a rapporté lundi le Los Angeles Times. 

     Cet accord, conclu par Amvac le mois dernier, n'a pas encore  été approuvé par le juge de Los Angeles, précise le reportage, en  provenance de Chinandega au Nicaragua, et citant les avocats des  plaignants. 

     L'entreprise basée en Californie parle de « règlement de  contentieux par un compromis », et dément toute responsabilité,  rapporte le Times les procès-verbaux du tribunal. Amvac n'a pas  souhaité faire de commentaire jusqu'à présent. 

     De plus, les trois entreprises risquent d'autres poursuites  pour des allégations similaires aux Etats-Unis et au Nicaragua. 

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-04/17/content_416553.htm

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Mercredi 28 mars 2007
L'impact du boeuf aux hormones sur la fertilité
Mise en ligne le 28-3-2007 10:11
 
Les enfants mâles, dont la mère était une grande consommatrice de viande de bœuf traitée aux hormones, pourraient connaître des problèmes de fertilité à l'âge adulte, selon la première étude scientifique jamais réalisée sur le sujet.

Les implications potentielles d'une telle étude sont énormes, non seulement pour la santé humaine, mais pour les échanges internationaux. Les éleveurs américains utilisent en effet largement des hormones pour accélérer la croissance de leur bétail. Arguant d'un impact potentiel sur la santé humaine, l'Union européenne avait banni cette pratique dès 1988. Depuis, les deux géants du commerce international s'affrontent âprement sur le sujet. L'Organisation mondiale du commerce doit rendre un jugement technique sur ce contentieux le 17 avril, selon une source européenne.

L'étude publiée aujourd'hui dans "Human reproduction" (revue de la Société européenne de reproduction humaine et d'embryologie) a porté sur 387 Américains nés entre 1949 et 1983. Les entretiens et les analyses de sperme réalisés montrent que les garçons dont la mère avait consommé du bœuf aux hormones plus de sept fois par semaine, avaient un sperme en moyenne près de 25% moins riche en spermatozoïdes que celui d'autres hommes dont les mères avaient suivi un régime moins riche en bœuf. La probabilité que ces enfants aient un sperme d'une qualité insuffisante, selon la définition de l'Organisation mondiale de la santé, est multipliée par trois. Plus la mère avait consommé de bœuf, plus la qualité du sperme de son fils s'en ressentait.

L'étude présente toutefois de nombreuses limitations: elle porte sur un échantillon restreint et le lien entre la présence d'hormones dans le bœuf et la baisse de la fertilité n'est pas absolument établi. Les données "suggèrent que la consommation maternelle de bœuf et, peut-être, de xénobiotiques (substances chimiques) dans le bœuf, pourrait altérer le développement des testicules de l'embryon dans l'utérus et affecter négativement sa capacité reproductrice", explique simplement l'étude. "Quand vous perturbez les hormones en phase pré-natale, vous touchez toute une chaîne. En particulier, les œstrogènes et les androgènes affectent le développement testiculaire", a précisé l'auteur principal de l'étude, Shanna Swan, du département d'obstétrique de l'Université de Rochester. Le rôle des hormones, déjà mis en évidence lors de tests sur les rongeurs, est "une hypothèse plausible". Mais d'autres expériences sont nécessaires, notamment une étude évaluant la fertilité des Européens nés après 1988. Nos données, a reconnu le Pr Swan, "ne sont pas assez solides pour entraîner une modification de la réglementation ou pour donner lieu à des actions dans le domaine de la santé publique, mais elles sont assez solides, je pense, pour dire qu'il nous faut mener des études

http://www.rtl.be/page/rtlinfo/articles/santearticle/230.aspx?articleid=71583 

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