Mardi 19 février 2008
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En raison du manque d'ovocytes en Belgique pour les procréations assistées avec donneuse, la clinique LIFE à Louvain voudrait rétribuer des étudiantes (750 euros) afin
qu'elles vendent leurs ovocytes.
"Nous voulons suivre l'exemple de l'Espagne qui recherche des donneuses parmi les étudiantes", explique Lieve Van Weddinge, qui travaille à la clinique LIFE, associée à l'hôpital Heilig Hart de
Louvain.
Mais, le jeudi 14 février 2008, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Laurette Onkelinx. a indiqué au Sénat que
cette pratique "est explicitement interdite par la loi". Elle a rappelé qu'un arrêté est en préparation afin d'établir le montant des indemnités (frais de déplacement, d'hôpitaux, perte de salaire)
au profit d'une donneuse. En attendant, a dit la ministre, la pratique de la clinique LIFE doit être considérée comme une démarche commerciale.
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Lundi 18 février 2008
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16:36
Le site
rtlinfo.be rapporte que la Belgique se trouve dans une situation inédite de
manque de sperme pour les PMA avec donneur.
Face à l'augmentation des demandes de sperme pour la fécondation in vitro ou l'insémination ("patients infertiles, femmes seules ou couples homosexuels"), les
banques de sperme se trouvent en pénurie de sperme, les donneurs étant de moins en moins nombreux. Par exemple à l’hôpital Erasme (Bruxelles), "l’offre a chuté de moitié : de 253
échantillons en 2006 à 127 en 2007".
Certains centres sont même obligés de faire appel à d'autres banques de sperme à l'étranger, en France ou au Danemark, par exemple.
L'auteur de l'article met en cause "les tabous liés à la masturbation, aux réticences biologiques", mais ces réticences étaient les mêmes il y a quelques années. L'explication peut se trouver
aussi dans le fait que la qualité du sperme diminuant, suite "à la polution, au stress, à l'hygiène de vie", les candidats au don de sperme ne sont pas tous acceptés, les banques
désirant un sperme de bonne qualité. De plus, de plus en plus d'associations demandent à lever l'anonymat sur les parents donneurs (hommes ou femmes) au nom du droit de l'enfant à connaître
ses origines. Cela a tendance à refroidir les ardeurs des pères potentiels.
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Jeudi 14 février 2008
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10:38
Dominique Mehl, sociologue au CNRS, vient de publier Enfants du don, un livre-enquête sur les familles qui ont eu
recours au don de gamètes dans leur parcours de procréation médicalement assistée (PMA). Le Monde du 13 février 2004 publie une interview de cette sociologue.
Dominique Mehl appelle de ses vœux à un assouplissement des règles des lois de bioéthique,régissant la procréation. D'après elle, "
il y a trop de lois" et "
l'espace de
liberté qui existe pour les procréations naturelles n'existe pas dans l'AMP". Par exemple, "
la définition du contexte conjugal est obsolète".
Enfin, elle se réjouit de la campagne sur le don de gamètes que lancera l'Agence de la Biomédecine au printemps : "
si le don de sperme est à peu près connu, en revanche
beaucoup de personnes ne savent pas ce qu'est le don d'ovocytes", "
il est important de dire que cette possibilité existe".
Qu'en pensez-vous ? La procréation médicalement assistée doit-elle être aussi libre que la procréation naturelle ? Ou devrions-nous encadrer la procréation naturelle ? Certaines assistantes
sociales seraient prêtes à donner des permis de procréer ou d'interdire la procréation à certains couples...
Pensez-vous qu'il soit normal que l'Etat favorise la création d'enfants hors mariage, hors du couple ?
Pensez-vous qu'un gamète (sperme ou ovocyte) soit une cellule comme une autre et donc que l'on peut remplacer indiféremment ?
Faut-il se réjouir que l'Etat fasse la promotion du don de gamètes alors que, Dominique Mehl le reconnait, pour les parents ayant eu recours au don de gamètes "
cela ne s'efface pas. Pendant un
moment, c'est obsessionnel, il n'y a que ça qui habite le projet procréatif du couple ; quand l'enfant est là, petit à petit, le don de gamète se case dans la rubrique "souvenir" ou "passé". Mais
le passé ne s'oublie pas", et pour les enfants issus de ces dons "
Lorsque la révélation est tardive (après l'adolescence), c'est assez dramatique. Les jeunes réalisent qu'ils ont vécu dans
un simulacre, une espèce de mensonge.Ils témoignent tous que c'est un vrai choc." ?
Alliance et Fécondité avec Gènéthique.org
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Jeudi 14 février 2008
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10:32
Dominique Mehl, sociologue au CNRS, vient de publier Enfants du don, un livre-enquête sur les familles qui ont eu
recours au don de gamètes dans leur parcours de procréation médicalement assistée (PMA). Le Monde publie une interview de cette sociologue.
Dominique Mehl évoque en premier lieu le "tabou" qui continue de peser sur la stérilité : beaucoup de couples ont du mal à l'assumer (d'autant qu'aujourd'hui la médecine
permet de pallier ou surmonter ces stérilités) ; certaines femmes culpabilisent et certains hommes le vivent comme une atteinte à leur virilité. Et cela est d'autant plus vrai que "nous sommes
dans des sociétés où l'enfant est pivot du quotidien, de la construction des vies".
Dans ce parcours long et semé d'embûches qu'est la PMA, les couples témoignent souvent de leur solitude et d'un manque de soutien psychologique, d'un lieu d'écoute et
d'accompagnement. Les difficultés engendrées par cette solitude sont accentuées par le fait que "la médecine procréative est devenue presque industrielle".
Pour Dominique Mehl, choisir de recourir au don de gamètes est une décision toujours complexe à prendre parce qu'"il y a des potentialités liées au patrimoine génétique qui
seront léguées et qui peuvent induire des caractéristiques (...) chez l'enfant qui va naître" et que ce don brouille les repères familiaux. Elle a par ailleurs constaté que cette
étape ne s'oublie jamais.
Elle aborde ensuite la question du secret des origines : faut-il révéler ou non à l'enfant d'où il vient ? Il y a peu de temps encore, la culture du secret dominait à ce sujet,
mais, aujourd'hui, elle est remise en cause par les critiques des psychanalystes et psychologues. Et, maintenant que certains enfants connaissent leur histoire (1/4 environ), ils s'interrogent.
Beaucoup de parents continuent néanmoins à ne pas révéler à leur enfant l'origine de leur conception. Ceux qui l'ont appris à l'adolescence témoignent d'un vrai choc et de l'impression d'avoir vécu
des années dans le mensonge.
© genethique.org
Synthèse de presse bioéthique du mercredi 13/02/08
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Mardi 12 février 2008
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Le Pr Claude Sureau, gynécologue-obstétricien et membre de l'Académie de médecine, revient sur la décision de la
Cour de cassation qui permet l'inscription à l'état civil de tout fœtus né sans vie
Il regrette qu'aucun poids ni date à partir desquels les parents pourraient faire une démarche de reconnaissance sociale, n'aient été
indiqués dans cet arrêt. "Cela voudrait dire que, éventuellement, des débris de fausse couche de 15 jours ou trois semaines pourraient être déclarés à l'état civil." Il rappelle
que la Cour de cassation avait indiqué à plusieurs reprises que la personne humaine commençait à la naissance et que la mort d'un fœtus avant la naissance ne pouvait pas être considérée
comme une faute.
Le Pr Sureau poursuit : "à l'heure actuelle, l'absence de statut juridique de l'enfant à naître est déplorable. Le fœtus et les
embryons vivants pour le corps médical ont une réalité : ce sont des patients. Ils ont également une réalité pour les parents. Je suis en faveur d'une réflexion législative sur le statut
de l'être prénatal. Main on comprend que le législateur ne souhaite pas ouvrir la boîte de Pandore avec une nouvelle remise en cause de la loi Veil, sachant très bien que les associations
catholiques militantes se préparent à le faire". Dans son ouvrage "Son nom est personne. Avant de naître, l'enfant est-il une chose, un amas de cellules, ou un
patient ?", Claude Sureau concluait qu'il fallait donner à l'embryon un statut animal. Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, réagissant à ces
propos a rappelé que depuis le droit romain, il existait deux catégories : les personnes que l’on doit respecter et les choses dont on peut disposer. Celui-ci s’étonnait donc de
cette nouvelle catégorie proposée par Claude Sureau et mettait en garde ceux qui sous couvert de donner un nouveau statut à l’embryon, lui donnerait un statut "infra
humain". Il considérait cette proposition du Pr Sureau doublement suspecte car le statut d’animal protègerait encore moins
l’embryon que le statut d’être humain et qu’une loi dans ce sens permettrait de "justifier une complète disponibilité de l’embryon, voire l’autorisation de créer des embryons par
clonage".
Par ailleurs, le Comité pour sauver l'enfant à naître (CSEN) s'est élevé contre les propos du médiateur de la République, Jean-Paul
Delevoye, qui avait déclaré que le Parlement devait "définir très clairement" la notion de viabilité, pour la fixer sans ambigüité à 22 semaines de grossesse
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© genethique.org
Synthèse de presse bioéthique du
lundi 11/02/08
(avec l'aimable autorisation de Genethique.org)
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Par AllianceetFécondité
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