Alliance et Fécondité

 

 L'association Alliance et Fécondité a pour but d'aider les couples souffrant de stérilité
à trouver leur propre fécondité.

Si vous vous intéressez à l'actualité de la stérilité, de la fécondité, de la bioéthique ,ce blog est fait pour vous. Si vous voulez publier un article, nous faire part d'un événement intéressant (congrès, WE couples sans enfants, émission TV...) écrivez à webmaster @ allianceetfecondite.org
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Lundi 19 novembre 2007
Dans le cadre de son dossier "Naître au XXIe siècle", la nouvelle revue Le Monde de l'enfance pose la question du "bébé à la carte" en abordant les techniques de l'Assistance médicale à la procréation (AMP), le dépistage préimplantatoire (DPI), etc : "Serons-nous prêts à toutes les dérives pour donner la vie ?" s'interroge le journaliste.

113 000 interventions d'AMP ont été pratiquées en 2004 : fécondation in vitro (FIV), insémination artificielle, congélation des ovules.

Une équipe de la Kato Ladies Clinic (Japon) expérimente une nouvelle technique de congélation des ovules, la "cryopréservation", c'est-à-dire un brusque refroidissement au lieu d'une lente congélation. En 2006, l'étude japonaise montre que sur la centaine d'ovules cryopréservés, 95 % ont survécu à la technique ; 41,9% des embryons obtenus à partir d'ovules cryopréservés ont donné lieu à une grossesse contre un taux de 42,5% de réussite pour les FIV réalisées avec des ovules "frais".

La question du DPI est de plus en plus associée à l'AMP. Or les techniques de FIV ont été créées pour "régler" les problèmes de fertilité et le diagnostic pré-implantatoire (DPI) est en train d'élargir la donne : de plus en plus de couples sans difficulté reproductive, sont attirés par une FIV  puis un DPI qui leur permet  un "droit de regard" sur le patrimoine génétique de leur enfant.

Le journaliste s'inquiète de l'essor du DPI depuis quelques années pour des "justifications non médicales". "Le DPI pourrait-il par exemple être autorisé pour une affection aussi contrôlable que l'asthme, traitée avec efficacité depuis de nombreuses années ?", s'interroge-t-il.

Une étude du Genetics and Public Policy Center (Washington) révèle que près de 10% des DPI effectués aux Etats-Unis en 2005 ont été faits pour sélectionner l'embryon selon son sexe. En Europe, le choix du sexe est proscrit. Les Etats membres du Conseil de l'Europe ont signé une Convention sur les droits de l'homme et la biomédecine en 1997.

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Lundi 19 novembre 2007
Dans la nouvelle revue Le Monde de l'enfance, le docteur Philippe Le Bouteiller, directeur de recherche à l'Inserm, explique comment les chercheurs tentent de comprendre les mécanismes moléculaires qui contrôlent l'implantation de l'embryon après une fécondation in vitro (FIV).

En novembre 2006, l'Inserm annonçait la naissance d'un "Réseau d'excellence européen" baptisé EMBIC (Embryo Implantation Control), regroupant 18 laboratoires dans 9 pays européens, réseau chargé de mener ces recherches. Le but ultime du projet est d'améliorer le taux de succès des FIV.

Les scientifiques définissent deux facteurs essentiels à une bonne implantation de l'embryon dans l'utérus : "le sol", c'est à dire l'utérus qui doit être réceptif à l'embryon et "la graine", c'est à dire l'embryon dont la qualité doit être optimale.

Philippe Le Bouteiller explique qu'il faut une meilleure évaluation de la "qualité" des embryons à implanter. Il rappelle que la tendance actuelle est de diminuer le nombre des embryons implantés pour éviter les grossesses multiples, qui ne sont pas dépourvues de risques pour les femmes. C'est pourquoi, il souhaite, à travers ce réseau, mettre au point des critères non morphologiques capables d'orienter les scientifiques dans le choix des embryons à réimplanter.

Les chercheurs ont ainsi déjà découvert une corrélation entre la  présence en plus ou moins grande quantité d'une molécule dans le liquide folliculaire et le taux de succès de l'implantation de l'embryon. Ils ont aussi  détecté la présence d'une molécule, dite HLA-G, dans les surnageants de culture des embryons, corrélée également avec une meilleure implantation.

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Mardi 16 octobre 2007

    BEIJING, 12 octobre (XINHUA) -- Une banque du sperme basée à  Shanghai a annoncé qu'elle n'accepterait dorénavant plus de  demandes de fécondation in vitro (FIV) jusqu'en 2009 en raison  d'une pénurie de dons de sperme de qualité élevée. 

     Li Zheng, directeur de la Banque du sperme de Shanghai, a  indiqué que la pénurie des donneurs de sperme de grande qualité,  le manque de personnel et la croissance de la demande étaient  responsables de l'arrêt du service. 

     "Chaque année, nous devons refuser en moyenne 3 000 demandes  d'insémination artificielle", a-t-il ajouté. 

     Selon un de ses médecins, la banque reçoit actuellement sept  à dix donneurs par jour, contre 30 à 40 en 2005, 90% des donneurs  étant des étudiants d'université. 

     Bien que la Banque du sperme de Shanghai offre à chaque  donneur une indemnité de 50 yuans (environ 6,6 dollars), les  universités étant éloignées du centre-ville, peu de personnes  acceptent de faire le trajet. "Et un trajet d'une ou deux heures  en bus affecte grandement la qualité du sperme de ceux qui veulent bien faire le déplacement", explique le médecin. 

     Au mois d'avril cette année, des experts médicaux chinois de  la reproduction ont signalé que le pays le plus peuplé du monde  souffrait d'une baisse de la fertilité, 10% des couples chinois ne parvenant pas à concevoir un enfant. 

     Le ministère chinois de la Santé a interdit le don  commercial et l'offre d'embryons humains, et a renforcé le  contrôle des banques du sperme, dans le but de superviser  l'utilisation commerciale de la technologie de la reproduction  assistée.

 

http://www.french.xinhuanet.com/french/2007-10/12/content_504269.htm

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Mardi 16 octobre 2007

2. La deuxième question mélange des réponses au projet d'enfant et au résultat : 78% ont répondu que l'enfant est le fruit de l'amour (ou en tout cas devrait l'être), contre 18% qui trouvent le projet difficile, et 4% le résultat d'une "pression sociale et familiale".

Nous ne pouvons que nous réjouir de voir que 78% des personnes ayant répondu au questionnaire considèrent l'amour comme essentiel à la conception de l'enfant. Mais il est étonnant que l'enquête ne  distingue pas  entre la pression sociale et la pression familiale qui peuvent pourtant se contrarier.  Elle n'évoque pas non plus la pression religieuse ou culturelle. Aujourd'hui dans quel sens va la pression sociale ? Notre société fait-elle tout pour favoriser les familles nombreuses ? Ou celles-ci ne sont-elles pas regardées comme des incongruités ? Les mères, elles-mêmes, poussent-t-elle à la maternité de leurs filles, ou à la contraception et la limitation des naissances ? On regrette dans le questionnaire l'absence de choix multiples, le désir d'enfant peut très bien être au départ issu de la pression familiale, avoir été difficile à réalisé  et être finalement le fruit de l'amour. Rien d'incompatible.
Les 18% de ceux qui considèrent l'enfant comme "un projet difficile" sont légèrement supérieurs au pourcentage habituellement admis de couples en manque d'enfants (15%), cela peut s'expliquer par une plus forte proportion de couples ayant répondu que dans la population française, ou par la réponse de parents inquiets de ne pas voir leurs enfants concevoir.

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Lundi 15 octobre 2007
Le site AuFeminin.com organise une grande enquête sur le désir d'enfant. Elle n'a pas valeur de sondage, puisqu'elle s'adresse à une population ciblée (surtout des femmes fréquentant le site, ou des couples souffrant du manque d'enfant), et que rien ne contrôle qu'une personne ne réponde pas plusieurs fois, mais le nombre de participants (plus de 11000 à ce jour) autorise à se pencher sur les résultats affichés, tout en restant critique.

Vous pouvez participer en allant sur la page de l'enquête sur le désir d'enfant

Vous pouvez consulter la page des résultats de l'enquête

1. Pour 43% des participants le désir d'enfant est ancré en eux depuis l'enfance, pour les autres il serait venu avec la rencontre de l'"âme soeur" (34%) et pour le quart des personnes c'est un désir qui est fluctuant.

Les résultats ne donnant pas le pourcentage de réponses par sexe, on ne sait pas si dans les 43% se trouvent des femmes en proportion importante, et si les hommes se retrouvent plus dans le "désir d'enfant fluctuant". C'est dommage. Il aurait été intéressant de savoir si l'éducation de la petite fille avait joué dans ce désir d'enfant. On ne sait pas non plus si le désir d'enfant est venu avec l'adolescence. Le temps entre l'enfance et la découverte de l'âme soeur étant souvent très long.

On regrettera le manque de la réponse "Je n'ai jamais eu de désir d'enfant". Cette attitude existe plus qu'on ne le croit puisque certaines personnes, comme en Allemagne, n'hésitent pas à se faire stériliser dès leur jeunesse, les femmes comme les hommes.
par Webmaster publié dans : Fécondation In Vitro et PMA
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