Jeudi 20 septembre 2007

OTTAWA - La Cour suprême du Canada a refusé jeudi d'entendre la cause d'un donneur de sperme qui souhaitait faire reconnaître sa paternité sur la fillette née par procréation assistée grâce à sa collaboration.

L'homme dont l'identité ne peut être dévoilée, avait accepté de participer au projet parental de deux de ses amies lesbiennes. Il avait toutefois signé en juillet 1999 un document dans lequel il se dégageait de toute responsabilité quant à l'issue de la grossesse.

L'homme a néanmoins vu l'enfant à quelques reprises après sa naissance. Les relations entre les parties se sont détériorées à partir de 2000 et les visites ont cessé en 2003.

Le donneur de sperme s'est alors présenté devant les tribunaux dans l'espoir de faire reconnaître sa paternité.

La Cour supérieure a rejeté sa requête en mars 2006. Dans sa décision, le juge René Hurtubise avait jugé que le requérant n'était pas un parent au sens de la loi, c'est-à-dire qu'il n'avait pas "à l'égard de l'enfant, le droit et le devoir de garde, de surveillance et d'éducation".

La Cour d'appel du Québec a confirmé ce jugement.

http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5inMCXhM4dwsoNXvigVTgD-okMLsw

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Mardi 14 août 2007
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Lundi 23 juillet 2007
La banque du sperme de l’Etat de Victoria, en Australie, appelle les députés à faire don de leur semence pour renflouer ses réserves. Depuis que les enfants issus d’une fécondation assistée peuvent connaître l’identité de leur père biologique à leur majorité, le nombre de donneurs, déjà insuffisant, a en effet chuté de façon drastique. Le Pr Gab Kovacs a écrit aux parlementaires pour les appeler à la rescousse. “Nous espérons que si les personnalités qui servent de modèle à notre communauté donnent leur sperme, d’autres suivront”, explique sa missive, envoyée à chacun des députés de moins de 45 ans.

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=46190
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Mardi 10 juillet 2007
Lyon, France

Le dépistage des maladies génétiques sur les embryons de femmes d'âge avancé avant l'implantation dans l'utérus pourrait réduire les chances de grossesse, selon une étude française.

Les résultats de l'étude, qui laissent certains experts dubitatifs, suggèrent que le dépistage génétique ne devrait pas faire partie des examens de routine pour les femmes âgées de plus de 35 ans qui ont recours à la fécondation in vitro (FIV), a expliqué l'un des auteurs de la recherche, le Dr Sebastiaan Mastenbroek, du Centre de médecine reproductive à l'Université d'Amsterdam.

Lors du dépistage génétique, une cellule d'un embryon est prélevée afin de rechercher d'éventuels défauts chromosomiques qui pourraient engendrer des anomalies comme la trisomie 21. Les médecins pensent souvent qu'ils peuvent donner de meilleures chances à une femme mûre de tomber enceinte s'ils sélectionnent les embryons les plus «prometteurs».

Certains spécialistes soupçonnent de leur côté les centres de fertilité d'apprécier les tests génétiques parce qu'ils sont facturés cher, sans que leur utilité soit prouvée.

Pour l'étude, également publiée mercredi dans le New England Journal of Medicine, les embryons de la moitié d'un groupe de 408 femmes âgées de 35 à 41 ans ont été testés, la moitié étant soumis au dépistage génétique. Le taux de grossesse parmi les femmes ayant subi ce test était de 25% contre 37% pour les autres. En outre, plus de 60% des embryons dépistés puis implantés présentaient des anomalies.

Le Dr Mastenbroek et ses collègues avancent plusieurs explications possibles à ce phénomène: «la biopsie servant au prélèvement de la cellule pourrait nuire au développement de l'embryon plus qu'on ne le pensait», où la cellule examiné pourrait ne pas être représentative de l'embryon tout entier.

Le Dr Anna Ferraretti, directrice scientifique de la Société italienne d'étude de la médecine reproductive, a exprimé des réserves sur la méthode employée dans l'étude, qui avait pu influer sur les résultats.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070705/CPSCIENCES/70705015/1020/CPSCIENCES
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Dimanche 8 juillet 2007

Une équipe canadienne du centre de reproduction McGill à Montréal dirigée par le Docteur Holzer a permis de mener à terme une grossesse démarrée à partir d’un ovocyte non mature.

Aujourd'hui les femmes subissant une fécondation in vitro doivent être stimulées pour produire le plus grand nombre possible d'ovules ou ovovytes matures, prêts à être fécondés. Ce qui entraîne des effets indésirables sur le caractère et l'état physique de la femme.

Certaines femmes atteintes d'un cancer, ou souffrant du syndrome des ovaires polykystiques ne supportent pas le traitement de simulation à base d'hormones qui provoquent la maturation de l'ovocyte, condition jusqu'ici indispensable à un prélèvement. D'où l'intérêt d'obtenir une fécondation à partir d'un ovocyte immature, et c'est le progrès qui vient d'être réalisé par l'équipe du Dr Holzer, en améliorant le processus de maturation in vitro.

20 femmes âgées de 30 ans en moyenne ont participé à l’étude. Elles ont donné 296 ovocytes dont 6 seulement étaient matures. Les 290 non matures ont subi l’étape de maturation in vitro puis 215 ont été congelés par vitrification. Après décongélation, 70% des ovocytes étaient viables et 64 embryons  ont été transférés. 4 femmes stériles ont ainsi pu mener une grossesse.

Présentée lors de la conférence annuelle de la Société européenne de reproduction humaine et d’embryologie (ESHRE) à Lyon, la conservation des ovocytes non matures grâce à la technique de conservation par vitrification devient un des traitements de la stérilité féminine.

Il est possible que cela devienne une des principales options pour la préservation de la fertilité, notamment pour les patientes qui ne peuvent pas suivre une stimulation ovarienne et celles qui n’ont pas suffisamment de temps pour la réaliser“, a déclaré le Dr Holzer.

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