Un récent article du quotidien anglais en ligne Mirror déclare qu'en Angleterre un couple ne pouvant pas avoir d'enfant naturellement a pensé à faire appel au père du mari, fils unique, comme donneur de sperme.
Dans ce pays, il n'y aucune contre-indication à donner son sperme pour quelqu'un de sa famille. Le don n'est pas anonyme.
Pour le septuagénaire, l'enfant deviendra donc à la fois son petit-fils/petite-fille mais également son/sa fils/fille et le/la demi-frère/demi-soeur du mari, donc de son père légal.
Une telle situation a dû déjà se produire naturellement, direz-vous, mais est-ce une raison pour l'autoriser, voire même le favoriser, officiellement ?
En France cette situation ne pourrait pas se produire le don de gamètes étant anonyme. On ne peut pas donner du sperme ou des ovules pour sa famille ou son/sa ami(e).
http://www.senioractu.com/Un-septuagenaire-donne-son-sperme-a-sa-belle-fille-pour-avoir-un-petit-fils-_a7998.html
Au Brésil, une femme de 51 ans a mis au monde ses propres petits-enfants, rapporte le site Infobébés. Elle a reçu, il y a 9 mois, les 4 embryons que sa fille avait conçu in vitro. Deux enfants sont nés de ce transfert d'embryons.
L'article ne dit pas qui est le père. Ni si une réduction embryonnaire a été pratiquée.
En France, la maternité de substitution est interdite. Le don de gamètes (spermatozoïdes et ovocytes), ainsi que l'accueil d'embryon doivent être anonymes. On ne peut donc pas porter l'enfant de sa soeur, ni de sa mère.
©Alliance et Féconditéhttp://www.infobebes.com/htm/actu/article.asp?id_art=8449
Mercredi 26 septembre 2007
Montréal à accueilli le 15 septembre 2007 l'une des conférences sur la fécondation in vitro les plus importantes au monde. Plus d'un millier de spécialistes de 74 pays étaient attendus pour quatre jours à l'hôtel Reine Elizabeth. On annoncé à cette occasion la fondation d'une association spécialisée dans cette discipline, dont l'Université McGill sera un maillon important.
«Le fait qu'on annonce ici la création de la Société internationale pour la fertilisation en éprouvette montre à quel point l'Université McGill est un centre important au plan mondial», estime Seang Lin Tan directeur du Centre reproductif de McGill, qui organise la conférence.
«C'est la première association qui s'occupe seulement de fécondation en éprouvette. Et elle est vraiment internationale: le président est de Tokyo, le vice-président de France», ajoute-t-il.
Quatre problèmes principaux ont été discutés durant la conférence, selon le Dr Tan: l'utilisation de médicaments moins puissants (pour limiter les effets secondaires), la réduction du nombre d'embryons implantés (pour éviter les jumeaux et les triplés), la congélation des ovules, et les tests génétiques avant l'implantation des ovules. Le Dr Tan est lui-même un expert de renommée mondiale dans la congélation des ovules.
mathieu.perreault@lapresse.ca
La Presse
En 1988, le film québécois Portion d'éternité se penchait sur les côtés sombres des bébés-éprouvettes. Marc Messier et Danielle Proulx incarnaient un couple incapable de concevoir, qui réalisait avec horreur que le traitement de fertilité avait trop bien fonctionné: le couple attendait des sextuplés.
Atterrés devant la difficile décision - faut-il éliminer certains des embryons - ils mouraient dans un accident de voiture en revenant de la clinique.
Hier, au congrès de la Société internationale pour la fertilisation en éprouvette, à l'hôtel Reine-Élisabeth, une psychologue américaine a confirmé la prémisse du film: la «réduction d'embryons», l'élimination des certains des embryons implantés en clinique, comporte des conséquences psychologiques graves. La dépression peut durer jusqu'à deux ans après la naissance des embryons survivants.
Deuil nécessaire
«Il n'existe aucun mécanisme social ou religieux pour marquer la perte d'une embryon», explique Elizabeth Grill, qui enseigne à l'Université Cornell et travaille au Centre de médecine reproductive et d'infertilité de New York. «Les parents sont seuls au monde avec leur perte, leur sentiment de culpabilité. Leur entourage comprend rarement leur douleur, parce qu'ils vont avoir un bébé. Ce sont des sentiments complexes, qui sont compliqués par l'opprobre qui entoure souvent l'avortement.»
La réduction d'embryons est nécessaire parce qu'implanter deux ou trois embryons augmente les chances de succès d'une clinique. «Il y a une tendance mondiale, particulièrement en Scandinavie, vers l'implantation d'un seul embryon, dit Mme Grill. Mais dans les pays où la fécondation en éprouvette n'est pas financée par l'État, comme les États-Unis ou le Canada, les couples n'ont souvent pas les moyens de faire plusieurs traitements. Il faut que ça fonctionne du premier coup. Le problème, c'est que cette approche engendre davantage de jumeaux et de triplés, qui ont souvent plus de problèmes de santé à la naissance et dans les premières années de leur vie. Ce sont des coûts supplémentaires pour l'État au Canada et les assurances privées aux États-Unis.»
Autre problème: la compétition des tarifs entre cliniques de fertilité amène souvent ces dernières à rendre la visite psychologique optionnelle. «Il est très important de bien expliquer les conséquences médicales et psychologiques de l'implantation de deux ou trois embryons, dit Mme Grill. Si une femme est contre l'avortement, il faut qu'elle comprenne que les risques de fausses couches ou de bébés mort-nés sont plus élevés si elle a des jumeaux ou des triplés. Et après une réduction d'embryons, il est important de faire du counselling parce que les parents sont très souvent seuls avec leur peine.»
Même si les jumeaux et les triplés sont en santé, la pression sur les parents est souvent néfaste pour les enfants. «Les capacités parentales en souffrent presque toujours. Même les meilleurs parents ont moins d'énergie et de temps s'ils doivent s'occuper de plusieurs bébés en même temps.»
http://www.cyberpresse.ca/article/20070918/CPACTUEL/709180431/6685/CPACTUEL
Mathieu Perreault
La Presse
Si le gouvernement finançait totalement les traitements d'infertilité, il épargnerait d'importantes sommes liées aux jumeaux et triplés, de sorte que les coûts nets seraient négligeables. Ce calcul inédit a été présenté hier au congrès de la Société internationale pour la fertilisation en éprouvette par l'Association canadienne de sensibilisation à l'infertilité, qui milite pour la gratuité de la fécondation en éprouvette.
Les bébés-éprouvettes suscitent plus de grossesses multiples que la normale, parce que les cliniques transfèrent plusieurs embryons pour augmenter les chances de succès. Un traitement coûte environ 10 000$, et le nombre d'embryons implantés ne change pas beaucoup la facture finale.
Grâce à la popularité de la fécondation en éprouvette, le nombre de naissances multiples a bondi de 25% entre 1989 et 2000, selon l'Institut de statistique du Québec. Le tiers des couples qui y ont recours ont des jumeaux ou des triplés, contre seulement 3% de la population en général. Or, ces bébés, en particulier les triplés, ont plus souvent des problèmes comme le faible poids à la naissance, et coûtent beaucoup plus cher en soins pédiatriques.
«Si le gouvernement décidait demain matin de financer toutes les fécondations en éprouvette, mais imposait une limite d'un seul embryon par tentative, les économies en soins pédiatriques dépasseraient le coût des traitements après seulement huit ans, explique Beverly Hanck, directrice de l'Association. Il faut se souvenir qu'une proportion non négligeable des enfants de grossesses multiples auront besoin de soins neurologiques toute leur vie. De plus, la prescription de médicaments de surovulation, qui engendrent aussi des grossesses multiples, pourrait être mieux encadrée parce que les couples infertiles se sentiraient appuyés. Pour le moment, les coûts sont tellement énormes que le taux de succès prime.»
Le nombre de traitements augmenterait aussi, probablement de 70%, selon Mme Hanck, ce qui signifie un débours d'environ 170 millions à chaque année. Cette évaluation pourrait être inférieure à la réalité: dans une récente entrevue à La Presse, le directeur médical de la clinique Procréa à Montréal, Marc Villeneuve, estimait que seuls le tiers des couples qui en ont besoin ont recours à la fécondation en éprouvette. L'augmentation pourrait donc être de 200%, ce qui retarderait le moment de l'équilibre entre coûts et économies de la gratuité. L'Association, qui existe depuis cinq ans et a un budget annuel de 250 000$, est financée par des compagnies pharmaceutiques et des cliniques de fertilité.
Le Québec est la seule province à rembourser partiellement la fécondation en éprouvette, selon Mme Hanck, grâce à un crédit d'impôt de 30%, couvrant deux tentatives durant la même année.
http://www.cyberpresse.ca/article/20070919/CPACTUEL/709190499/6688/CPACTUEL
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