Alliance et Fécondité

 

 L'association Alliance et Fécondité a pour but d'aider les couples souffrant de stérilité
à trouver leur propre fécondité.

Si vous vous intéressez à l'actualité de la stérilité, de la fécondité, de la bioéthique ,ce blog est fait pour vous. Si vous voulez publier un article, nous faire part d'un événement intéressant (congrès, WE couples sans enfants, émission TV...) écrivez à webmaster @ allianceetfecondite.org
Merci à Genethique.org pour les revues de presse.
Chaque article peut être commenté ou recommandé par vous-même, profitez-en !

Mercredi 30 août 2006
Dans son dossier Sciences & Ethique, le quotidien La Croix montre comment l'évolution de la pollution met en danger la capacité des êtres vivants à se reproduire. Ainsi les "progrès" de la modernité industrielle et pharmaceutique, des pesticides à la pilule contraceptive, auraient engendré des dysfonctionnements hormonaux, des dérèglements des appareils génitaux, des contacts viraux chez l'homme.

Si les études sur ce sujet sont récentes et peu nombreuses, on a déjà constaté que des "perturbateurs endocriniens", présents dans l'environnement, pouvaient agir négativement sur la formation de l'appareil génital et le bon fonctionnement de la reproduction des animaux, en particulier chez le mâle. Ainsi a-t-on retrouvé des saumons féminisés dans les lacs canadiens, des alligators dotés de micropénis en Floride...

De telles anomalies commencent à s'observer chez l'homme. Les épidémiologistes sont inquiets face à certains indicateurs de la reproduction. Ainsi le Danemark, pays à la pointe de telles études, a été le premier à constater des atteintes du système de reproduction de sa population masculine : diminution de la qualité et de la quantité spermatique de l'homme, taux croissant de cryptorchidie et, chez l'homme jeune, de cancer des testicules (non-descente des testicules dans les bourses à la naissance). La situation serait comparable en France.

Des observations ont permis de cibler certains facteurs à l'origine de la dégradation des capacités reproductives de l'homme : les pesticides persistants, les polluants atmosphériques ou organiques, les pilules contraceptives, le tabac... L'action de ces "perturbateurs endocriniens" est "sournoise et différée" car "l'impact sanitaire ne semble pas s'arrêter à la génération exposée", explique Rémy Slama, épidémiologiste à l'Inserm. Une étude américaine a ainsi établi une corrélation entre le taux de phtalates (plastifiants présents dans les produit PVC) détecté dans l'urine du nouveau-né et une malformation anatomique (une diminution ano-génitale) ce que les chercheurs interprètent comme une féminisation des bébés garçons.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

La Croix (Denis Sergent) 29/08/06

par Webmaster publié dans : Fertilité
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Mercredi 30 août 2006

Aux Etats-Unis « Advanced Cell Technologies », une des grandes entreprises de recherche génétique, a proclamé avoir produit des cellules souches embryonnaires de manière éthique, selon elle, c’est-à-dire sans devoir tuer l’embryon, mais en utilisant la même méthode que le Diagnostic pré-implantatoire (DPI).

Les médias se sont emparés de l’information, déclarant que maintenant ceux qui s’opposent aux recherches sur les cellules souches embryonnaires pour des raisons éthiques n’ont plus d’arguments à opposer aux promoteurs de ces recherches.

Or, Mgr Sgreccia, au micro de Radio Vatican, lundi 28 août, a déclaré, selon l’agence d’information Zenit, que « l’objection de caractère éthique reste entière », d’une part parce que les embryons sur lesquels les chercheurs travaillent sont issus de la fécondation in vitro, et que le but de ces expériences reste la production d’embryons et le clonage, et d’autre part qu’utiliser un embryon pour produire des cellules plutôt que de le faire vivre reste contraire à l’éthique.

Mgr Sgreccia se demande « pourquoi on produit tout cela, alors que nous savons que des cellules souches à usage thérapeutiques peuvent être obtenues grâce aux cellules souches normales d’un individu adulte, que nous trouvons dans le cordon ombilical, ou dans les différentes parties du corps humain ».

On peut aussi se demander ce que deviennent les embryons sur lesquels on a pratiqué la biopsie. Les parents de ces embryons sont-ils prêts à les implanter dans l’utérus de la mère, afin de les faire vivre ? Ou seront-ils détruits comme les autres ?

Mgr Sgreccia n’hésite pas à soupçonner les auteurs de ces recherches dites « éthiques » à être motivés non pas par le respect de l’embryon, mais « pour obtenir plus facilement les financements de l’État » américain, qui hésite à financer les recherches sur les cellules souches issues de l’embryon.

On sait bien aussi que les chercheurs ne s’intéressent pas aux cellules souches adultes, car leur but est de justifier l’utilité des embryons dit « surnuméraires » de la Fécondation in vitro, qui n’est pas si efficace que l’on croit.

par webmaster publié dans : Embryons
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Mercredi 23 août 2006

Arthur fait partie de la première génération des bébés IAD, conçus avec le sperme d'un donneur anonyme. Aujourd'hui, il veut connaître l'homme qui lui a donné son patrimoine génétique.

"Quand je sors avec une fille, je ne peux m'empêcher de penser qu'elle est peut-être ma demi-soeur", se plaint-il. D'ailleurs il n'est pas le seul à souffrir de ne pas connaître l'origine de son ADN. Selon Valérie Pécresse, député UMP des Yvelines, "cette situation, qui concerne entre 1000 et 1500 naissances par an, peut être pour certains enfants, y compris devenus adultes, source de grande souffrance psychologique."

Afin de lutter contre cet anonymat imposé de son géniteur, Arthur Kermalvezen a décidé de monter une association, un site Internet, et de réaliser un film.

Valérie Pécresse, député des Yvelines, veut répondre à cette préoccupation en instituant la possibilité pour les donneurs de choisir un don non anonyme, mais la solution ne serait-elle pas plutôt d'interdire la possibilité du don de gamètes ?

La députée elle-même, avec la mission d’information sur la famille et les droits des enfants et le Comité consultatif national d’éthique a estimé "que les gamètes n’étaient pas des produits du corps humain comme les autres, car ils constituent le patrimoine génétique d’une personne." On ne peut donc comparer  le don de gamètes au don d'organe.

La procréation du couple devrait rester dans le couple, et non passer par un tiers donneur. Certains parlent d'adultère scientifique en pensant à l'IAD ou la FIVD. Sans doute est-ce aller trop loin, car le côté affectif et le don du corps au donneur n'existent pas. Mais dans le don de gamètes il y a un élément essentiel appartenant à un autre couple, une autre famille, qui est introduit.

Avec le don de gamètes n'est-on pas en train de décomposer les familles volontairement, dès la conception ?

Avec Arthur et les membres de son association on commence à voir les dégats de la PMA avec donneur, avec le secret de famille et les déboires psychologiques qui en résultent souvent.

Arrêtons de fabriquer des enfants dont le père nourricier n'est pas le père génétique, ou même dont la mère qui accouche n'est pas non plus la mère génétique.

Les problèmes psychologiques posés par ces modes de fécondation ne font que commencer...

 

 

 

par Webmaster publié dans : Fécondation In Vitro et PMA
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Mercredi 23 août 2006

Travaux préparatoires

 

Assemblée nationale - 1re lecture

 

Proposition de loi de Mme Valérie PECRESSE relative à la possibilité de lever l'anonymat des donneurs de gamètes, n° 3225, déposée le 28 juin 2006

EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,

Bien que l’article 7 de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant reconnaisse à l’enfant « dans la mesure du possible, le droit de connaître ses parents », une naissance issue d’une procréation médicalement assistée avec tiers donneur peut priver l’enfant qui le souhaite de la connaissance de ses origines.

Celui-ci se heurtera en effet au principe absolu de l’anonymat du don qui l’empêchera d’obtenir des informations sur le donneur de gamètes. Or aujourd’hui, avec les progrès de la médecine prédictive et les informations que les Français reçoivent sur leur patrimoine génétique, il est de plus en plus difficile de garder le « secret de famille » sur une conception réalisée avec tiers donneur. L’enfant risque donc de se voir confronté à une interrogation sur ses origines identique à celle des enfants nés sous X.

Or, cette situation, qui concerne entre 1000 et 1500 naissances par an, peut être pour certains enfants, y compris devenus adultes, source de grande souffrance psychologique.

La présente proposition de loi reprend les préconisations formulées par la mission d’information sur la famille et les droits des enfants qui a estimé, comme le Comité consultatif national d’éthique après elle, que les gamètes n’étaient pas des produits du corps humain comme les autres, car ils constituent le patrimoine génétique d’une personne. Elle en a conclu qu’il était possible de lever l’anonymat sur le don de gamètes afin de donner à l’enfant davantage de possibilités d’accéder à ses origines personnelles s’il le juge nécessaire pour construire son identité.

Ainsi, pour permettre aux enfants qui en ressentent le besoin d’avoir accès à leurs origines, sans pour autant risquer de tarir le don de gamètes, ce qui s’est produit lorsque l’anonymat des donneurs à été supprimé en Suède, nous proposons aux donneurs d’avoir le choix entre un don anonyme et un don personnalisé. À cette fin, l’article unique de cette proposition de loi crée un « double guichet », c’est-à-dire deux régimes de don de gamètes qui constitueront le patrimoine génétique de l’enfant, le premier garantissant l’anonymat du donneur, le second autorisant l’accès à son identité. Les parents légaux auraient ainsi également le choix entre un donneur identifié ou souhaitant rester anonyme.


PROPOSITION DE LOI

Article Unique

I.– Les articles 16-8 du code civil et L. 1211-5 du code de la santé publique sont ainsi rédigés :

« Aucune information permettant d’identifier à la fois celui qui a fait don d’un élément ou d’un produit de son corps et celui qui l’a reçu ne peut être divulguée si cette divulgation n’est pas autorisée par la loi. De même, le donneur ne peut accéder à l’identité du receveur ni le receveur à celle du donneur si ces accès ne sont pas autorisés par la loi.

Toutefois, en cas de nécessité thérapeutique, les médecins du donneur et du receveur peuvent avoir accès aux informations permettant l’identification de ceux-ci. »

II.– Au début de l’article L. 1244-7 du code de la santé publique, il est inséré un trois alinéas ainsi rédigés :

« Le don de gamètes est anonyme. Le donneur peut, au moment du don, autoriser que l’anonymat soit levé. Le couple receveur est informé qu’il peut recourir soit à un don dont la levée de l’anonymat a été autorisée, soit à un don dont l’anonymat ne peut pas être levé.

Seul l’enfant né du don peut demander à connaître l’identité du donneur. S’il est mineur, il doit être capable de discernement et avoir l’accord de ses représentants légaux. Toutefois, s’il est décédé, ses descendants en ligne directe majeurs peuvent demander à connaître l’identité du donneur, et, s’il est majeur et placé sous tutelle, la demande peut être faite par son tuteur.

Lorsque l’enfant né du don est mineur ou décédé avant sa majorité, la communication de l’identité du donneur est subordonnée à l’accord du couple receveur. Lorsqu’il est majeur ou décédé après sa majorité, la communication est de droit. »
par Eric Dubois publié dans : Lois
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Mercredi 23 août 2006

Le 28 juin 2006, Valérie Pécresse, députée UMP des Yvelines, a déposé une proposition de loi afin d'instituer un "double guichet" pour les donneurs de gamètes.

http://www.valeriepecresse.net/wordpress/index.php?cat=495

Il s'agit de permettre aux enfants issus de dons de gamètes (don de sperme, ou don d'ovocytes), lors d'une fécondation in vitro, ou d'une insémination, avec donneur, de pouvoir avoir accès sous conditions à l'identité de son géniteur, ou génitrice.

Si la proposition de loi est adoptée, les donneurs et donneuses auront la possibilité de choisir lors du don s'ils veulent rester anonymes ou non. Les futurs éventuels parents auraient aussi la possibilité de choisir un don anomyme ou identifié.

Depuis 1973, date de la création en France des banques de sperme, 50.000 enfants sont nés par insémination artificielle et environ entre 1000 et 1500 naissances par an sont issues d'Assistance médicale à la procréation avec donneur. D'après la député, ces enfants devenus adultes, vivent de ce fait une "grande souffrance psychologique", qu'elle voudrait aider à atténuer par sa proposition de loi.

Le Comité Consultatif National d'Etique, après quatre ans de réflexion sur le sujet, voudrait lever le secret de la conception, mais souhaite conserver l'anonymat du donneur de sperme. Ce qui paraît plutôt contradictoire.

Voir Dossier du journal Le Parisien du 22 août 2006 et article de RTL.fr : http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=464103

par Webmaster publié dans : Fécondation In Vitro et PMA
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