Vendredi 3 novembre 2006

Astrid, assistante maternelle et Raphaël, agent EDF forment  un « couple uni et harmonieux, se projetant comme parents avec les qualités morales et éducatives nécessaires », selon l'assistante sociale chargée de leur dossier d'adoption.

Mais ils ont eu la mauvaise idée de dire qu'ils refusaient d'adopter un enfant de type africain ou asiatique, désirant un enfant de moins de 18 mois de type européen seulement, pour raison d'intégration plus facile.

La psychologue de l'Aide sociale à l'enfance du Var a alors estimé que cela suffisait pour refuser l'agrément d'adoption. Le Conseil général du Var a suivi son avis.

Mais le Tribunal Administratif de Nice a débouté le Conseil régional, estimant que «le président du Conseil général du Var a fait une inexacte application des dispositions législatives et réglementaires»,  et condamnant le département à 1.000 euros d’amende.

Le couple obtient ainsi son agrément. Mais il faut savoir qu'il n'a pour ainsi dire aucune chance d'adopter. En effet, l'agrément ne donne pas droit à un enfant, mais donne seulement un permis de parentalité. Et comme ils veulent un enfant de type européen pupille de l'Etat du département du Var, et que c'est le Conseil Général qui décide pour chaque enfant à quel couple sera attribué l'enfant, ils n'ont aucune chance qu'un jour on leur attribue un enfant.

Affaire à suivre. Si vous connaissez ce couple, ou que vous avez des informations sur eux, il serait intéressant de savoir ce qu'ils deviennent...

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Jeudi 19 octobre 2006
octobre 2006

 L'adoption en Roumanie en 2006

 Les europarlementaires Claire Gibault et Jean-Marie Cavada constatent des progrès ’’énormes’’ dans les centres d’accueil pour les orphelins

Bucarest, 18 oct/Rompres/ - Les europarlementaires français Claire Gibault et Jean-Marie Cavada qui se trouvent en Roumanie pour se renseigner en ce qui concerne la question des enfants orphelins et celle des adoptions internationales d’enfants roumains se sont déclarés impressionnés des progrès ’’énormes’’ enregistrés dans les centres d’accueil pour les orphelins. La déclaration a été faite au cours d’une conférence de presse mercredi.

L’image des centres de placement de Roumanie a changé. Nous serons joyeux de transmettre à nos collègues du Parlement européen que des progrès énormes ont été enregistrés en Roumanie en ce qui concerne la dotation matérielle des centres de placement et je considère cela comme quelque chose de formidable, a dit Claire Gibault, qui s’est dit confiante que la Roumanie continuera à faire des progrès. Claire Gibault estime aussi que la manière dont la Roumanie a appliqué jusqu’à présent les réglementations européennes en matière d’adoptions a beaucoup diminué les cas de spéculation financière des adoptions.

Le problème des enfants abandonnés et des adoptions n’est pas seulement celui de la Roumanie mais de l’Union européenne dans son ensemble, laquelle n’a pas encore réglé le problème de la liberté des enfants, estime Jean-Marie Cavada. Il a précisé qu’il ne fallait pas considérer comme une attitude hostile vis-à-vis de la Roumanie mais comme un souci envers un pays ami et souverain le fait que les europarlementaires se préoccupent du sort des enfants orphelins de ce pays.

Les europarlementaires français ont eu des entretiens avec le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu, le chef de l’Office roumain pour Adoptions, Theodora Bertzi. et le président de l’Autorité nationale pour la Protection des droits de l’enfance, Bogdan Panait.

Les deux europarlementaires ont plaidé pour la reprise des adoptions internationales par la Roumanie, mais le Premier ministre roumain s’est déclaré ’’de principe, opposé à cette solution’’, étant donné l’existence des situations précédentes négatives.

Les europarlementaires ont également soutenu le règlement positif des dossiers d’adoption internationale qui ont été suspendus à la suite du moratoire imposé pendant la période 2001-2003. Mme Theodora Bertzi, président de l’Office roumain pour Adoptions a pour sa part précisé que ces sollicitations avaient été déposées pendant le moratoire c’est-à-dire au cours d’une période où les adoptions étaient suspendues. ’’De plus, les enfants dont il s’agit ont été adoptés en Roumanie, ou bien, leurs familles ne sont plus d’accord avec l’adoption’’, a encore dit Mme Bertzi.

Le Premier ministre a précisé que les réglementations actuelles avaient été adoptées d’un commun accord avec l’Union européenne. Si une législation différente, valable pour tous les pays européens, est adoptée au niveau européen, elle sera appliquée y compris en Roumanie, a-t-il ajouté. [Rompres]

[www.Roumanie.com]

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Mardi 10 octobre 2006

Les personnes nées sous X sans passeport biométriqueL'adoption de la nouvelle règlementation concernant le passeport biométrique instaurée en France le 30 décembre 2006 pose problème. Parmi les documents à fournir pour l'obtention du document, la copie intégrale de l'acte de naissance soulève une ambiguïté. La copie intégrale contient des renseignements très détaillés sur les origines de la personne, susceptible de révéler leur adoption ou leur naissance "sous X" à des personnes qui l'ignoraient jusque-là.

Actuellement, l'obtention de la copie intégrale de l'acte de naissance ne se fait qu'à condition que la personne déclare, au préalable, être au courant de son adoption et précise, dès lors qu'elle n'est pas née "sous X", l'identité de ses parents biologiques. Une démarche paradoxale contre laquelle s'insurge Annie France Rongier, membre de la Coordination des actions pour le droit à la connaissance des origines (Cadco) : " comment peut-on concevoir que des individus à qui l'on n'a jamais communiqué le nom de leurs géniteurs soient capables de le fournir?".

Pour Marie-Christine Le Boursicot, secrétaire générale du Conseil national pour l'accès aux origines personnelles (Cnaop), les choses sont claires : "aucun secret ne couvre l'acte d'adoption (...) Quant aux documents révélant l'identité des parents biologiques, rien ne justifie de les garder secrets. Si leurs noms y figurent, c'est bien qu'ils ne souhaitent pas garder l'anonymat".

Les ministères de la justice et de l'intérieur devraient sortir un nouveau texte clarifiant les conditions d'obtention du passeport.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

La Croix (Marie Boëton) 09/10/06

http://www.genethique.org/revues/revues/2006/octobre/20061009.2.asp
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Jeudi 5 octobre 2006

Un habitant de Quimper, adopté de manière plénière, a décidé d'épouser sa soeur de sang, pour démontrer l'absurdité de la loi française.

Rappelons que l'adoption plénière en France nie tout lien biologique avec la famille initiale. Le carnet de famille porte la mention "né de" nom des parents adoptifs.

Nombre de personnes se sont émues de cette situation et la Justice devrait être saisie de cette affaire pour empêcher un mariage incestueux.

Mais dans l'état de la loi actuelle rien n'empêche le frêre et la soeur de convoler en justes noces.

Affaire à suivre.

Lire toute l'histoire et l'analyse sociologique et juridique ici : Agoravox

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Jeudi 28 septembre 2006
Service de consultation pour les familles adoptives  au Québec
Les relations entre les parents et un enfant biologique et celles entre les parents et un enfant adopté comporte une foule de similitudes. Être le père et la mère d'un enfant adopté présente toutefois certaines particularités. Offrant depuis 1983 un service anonyme et gratuit de consultation professionnelle par téléphone pour les difficultés courantes des relations entre parents et enfants, Éducation-coup-de-fil propose depuis quelques mois un service aux parents adoptifs.
«Va réfléchir dans ta chambre. Va te calmer.» Une telle mesure convient dans le cas d'un enfant «biologique» en crise. Le lien avec les parents est là, explique Louise Pellerin, directrice d'Éducation-coup-de-fil. L'attachement s'est graduellement tissé entre l'enfant et les parents. Mais une telle approche n'est pas recommandée avec un enfant adopté, un enfant qui a vécu une rupture avec ses parents biologiques, un enfant qui a peut-être transité par plusieurs familles d'accueil et dont la capacité d'attachement n'a pas connu le même développement. Dans le cas d'un enfant adopté, «il faut rester avec lui. Il faut maintenir le contact», précise Louise Pellerin.

«L'approche de base est la même, mais il faut connaître les différences quant à l'attachement», signale Mme Pellerin.

Les partenaires de l'organisme, dont les CLSC, ont constaté un besoin grandissant de consultation sur les relations parents-enfants du côté des familles adoptives. Au cours des dernières années, le nombre d'enfants adoptés au Québec, et notamment ceux de l'adoption internationale, a augmenté. On compte environ un millier de jugements d'adoption par année au Québec, dont plus de 800 adoptions internationales, souligne Yolande Préfontaine, intervenante chez Éducation-coup-de-fil.

L'adoption, «c'est un projet très bien planifié», mentionne Yolande Préfontaine. «Les parents le veulent, cet enfant, le souhaitent. C'est le meilleur d'eux-mêmes qu'ils veulent donner», dit-elle. «Il faut montrer qu'on est des parents parfaits», constate Louise Pellerin. Yolande Préfontaine abonde dans le même sens. «Il faut qu'on performe», dit-elle.

Or, les parents ont beau se préparer le mieux possible, les difficultés de la vie quotidienne demandent parfois une approche différente quand il s'agit d'un enfant adopté.

Pour épauler ces parents, les intervenantes d'Éducation-coup-de-fil, des professionnelles diplômées en service social, en psychologie ou en psycho-éducation, ont suivi des formations, explique Louise Pellerin. L'intervention demande «précaution et vigilance», note Yolande Préfontaine.

Éducation-coup-de-fil offre son service de consultation téléphonique du lundi au vendredi de 9h à 16h30, et en soirée, les mercredis et jeudis, de 18h30 à 21h. Le numéro de téléphone est le 514 525-2573.
par Webmaster publié dans : Adoption
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