Mercredi 20 décembre 2006

Se tiennent actuellement les quatrièmes rencontres parlementaires "Santé et environnement", organisées par Nathalie Kosciusko-Morizet, député UMP de l'Essonne, sur l'impact de l'environnement sur la fertilité.

Le constat de troubles de la reproduction chez l'homme est avéré. Des études montrent les effets néfastes de certains facteurs chimiques et de "perturbateurs endocriniens" sur l'animal : phénomène de masculinisation ou féminisation chez certains animaux, baisse de la fertilité chez des poissons d'eau douce, ...


Le Pr Alfred Spira, professeur de santé publique, explique : "nous estimons que 15 % des couples en France n'obtiennent pas de grossesse en un an". C'est surtout chez l'homme que l'on constate de plus en plus de "signes d'altération des fonctions génitales". Au Danemark, le Pr Niels Skakkebaek mène depuis 10 ans des travaux qui ont permis d'identifier ces différents troubles : baisse de la concentration des spermatozoïdes, augmentation du nombre de cancers des testicules, malformations de l'appareil génital et cela de manière trois fois plus importantes au Danemark qu'en Finlande. Le Pr Skakkebaek explique que "la population danoise est davantage exposée à la pollution industrielle, aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens".

En France, aucune étude n'existe sur ce sujet. Fin 2007, un observatoire de la fertilité devrait être lancé.

NDLR : Un perturbateur endocrinien est une substance chimique exogène, des pesticides à la pilule contraceptive, ayant un impact sur l'équilibre hormonal.

http://www.genethique.org/revues/revues/2006/decembre/20061215.2.asp

© genethique.org

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Mardi 19 décembre 2006

Une étude sur 200 chauffeurs de taxis romains tend à démontrer que l'utilisation prolongée de la voiture réduit la fertilité. Plusieurs autres études vont dans le même sens.

A Toulouse, 9 hommes ont mesuré la température de leur scrotum. Il a été constaté une température d'environ 2 degrés supérieure quand ils conduisaient. Et cette élévation est néfaste pour les spermatozoïdes.

Mais l'étude romaine montre que la baisse de la qualité du sperme n'était pas significative en terme de conception.

En savoir plus :
http://www.cyberpresse.ca/article/20061218/CPSCIENCES/612180786/1020/CPSCIENCES

 

 

 

 

 

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Mardi 12 décembre 2006
En France, 30% des femmes de 25 à 44 ans auraient rencontré des difficultés ou échoué dans leur tentative de maternité. Plusieurs études ont révélé, chez les hommes, une dégradation de la qualité et de la quantité des spermatozoïdes. On a constaté aussi une augmentation du nombre d'anomalies congénitales.

Outre le stress, l'élévation de l'âge maternel, l'alcool, le tabac, les facteurs environnementaux, en particulier les agents chimiques (pesticides, détergents, antibactériens...) sont mis au banc des accusés.

Par principe de précaution, l'Europe devrait se doter d'une réglementation sur le contrôle des produits chimiques, en adoptant, mercredi prochain, en deuxième lecture, la directive Reach. Proposé par la commission Prodi en octobre 2003 et après de multiples négociations, le projet Reach prévoit une évaluation des produits chimiques en circulation et contraint les industriels à remplacer, si possible, les produits les plus dangereux par des produits de substitution. Les industriels devraient aussi "s'engager à maîtriser les risques et à développer des recherches pour trouver une alternative".

Mais, pour Nathalie Kosciusko-Morizet, déléguée générale à l'écologie de l'UMP, le projet Reach ne va pas assez loin. Elle dénonce surtout le manque d'informations auprès des consommateurs : "J'aurai aimé que l'on puisse améliorer l'information du consommateur avec un logo très simple pour les produits conformes".

Nathalie Kosciusko-Morizet organise demain à Paris, la quatrième rencontre parlementaire "Santé Environnement" autour du thème "Quel rôle les pollutions, notamment chimiques, jouent-elles dans les problèmes de fertilité ?".
Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Quotidien du Médecin (Cyril Douillet) 08/12/06 - Le Journal du Dimanche (Emmanuelle Chantepie, Antoine Debièvre) 10/12/06

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Mercredi 25 octobre 2006

Le Daily Mail rapporte une étude effectuée sur plus de 360 hommes consultant pour infertilité. Elle conclut que l'utilisation prolongée du téléphone portable (plus de 4 heures par jour) affecte le nombre de spermatozoïdes et leur mobilité.

Plus ces hommes utilisent leur téléphone portable, moins leurs résultats de spermogramme sont bons.

Les chercheurs mettent en garde contre l'utilisation prolongée des téléphones mobiles dont les ondes électromagnétiques affectent les yeux, les seins et les testicules, les parties les plus vulnérables du corps.

Envoyer des SMS est aussi très dommageable pour le sperme, surtout si l'homme envoie son message le téléphone appuyé sur ses genoux.

Lire l'article du Daily Mail

 

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Vendredi 29 septembre 2006

Le journal Courrier International attire l’attention sur une tendance dramatique des couples de certains pays à rejeter les enfants. Ces couples préfèrent « vivre leur vie » jusqu’à 40 ans, et se décident à ce moment là à avoir des enfants, quitte à ne pas en avoir du tout. C'est le cas pour 30 % des femmes sorties de l'université en Allemagne, par exemple.

 

 

Au Royaume-Uni, le nombre de femmes qui n'ont pas d'enfants a doublé en vingt ans. The Guardian  révèle que seuls 36 % des femmes placent la maternité avant le travail. Au Japon, 56 % des femmes de 30 ans n'ont pas d'enfants, elles étaient 24 % en 1985.

 

 

Des livres du style « je suis heureuse sans enfant" sortent de plus en plus au Royaume Uni. Des associations de couples revendiquant la vie sans enfants se créent. Et même en Italie, pays où la famille est traditionnellement sacrée, les couples se résignent à ne pas avoir d’enfant par peur de rater leur éducation.

 

 

Mais, par réaction, une hostilité se dessine envers ces couples, considérés comme « parasites » au Japon. Et en Slovaquie on étudie même un impôt spécial envers les couples sans enfants.

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