Mercredi 7 mars 2007

Jean-Marie Cavada, député européen, a été interrogé par Le magazine info. Il s'exprime sur l'adoption :

"Nous devons aboutir à une politique européenne de l’adoption. Lorsqu’un enfant d’un pays membre répond aux critères d’adoption des autorités de ce pays mais qu’il ne s’y trouve pas de famille susceptible de l’adopter, il devrait pouvoir l’être par une famille d’un autre Etat membre. Nous avons réalisé la liberté de circulation des biens et des personnes, mais pas celle des enfants adoptables. Et pourtant selon l’ONU, tout enfant a droit à une famille, à une protection et à une éducation. L’Union européenne devrait changer son attitude sur ce point. Je n’accepte pas qu’il y ait encore dans l’UE des enfants sans famille."

Propos reccueillis par Odile Harvey , le 6 mars 2007

http://www.lemagazine.info/spip.php?article605

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Lundi 5 mars 2007

L'agence d'adoption Focus on Children a été accusée d'avoir trompé des familles samoanes pour qu'elles confient leurs enfants à cette agence qui ensuite les revendait au prix fort à des couples pour adoption.

Les parents adoptifs devaient débourser plus de 16 000 dollars par enfant.

4 personnes de l'agence Focus on Children ont été inculpées.

Les familles samoanes, souvent défavorisées, étaient persuadées que leurs enfants partaient poursuivre des études aux Etats-Unis et qu'ils reviendraient à l'âge de 18 ans. Les couples américains pensaient adopter des orphelins.

Des discussions, cas par cas, ont maintenant commencé pour tenter de trouver une solution au problème qui implique d'un côté les parents adoptifs et les familles samoanes de l'autre.

http://www.radioaustralia.net.au/francais/stories/s1862970.htm

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Jeudi 22 février 2007
Neuf mois après l'installation d'une Agence française, les candidats s'impatientent.
Par Charlotte ROTMAN ( Libération.fr)
 
Les chiffres viennent de tomber. En 2006, le nombre d'enfants adoptés à l'étranger par des Français a chuté sous la barre des 4 000. Cela fait près de 160 de moins qu'en 2005, une baisse largement imputable à des obstacles administratifs. En France, 25 000 familles bénéficiant d'un agrément espèrent adopter. Cette diminution, qui risque de s'aggraver en 2007, inquiète ces candidats. D'autant qu'en 2004, Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre avait imprudemment promis de doubler les adoptions. On est loin du compte, malgré l'installation de l'Agence française de l'adoption (AFA) en mai ( Libération du 19 septembre 2006). Pour l'instant 322 dossiers envoyés à la nouvelle agence publique ont été transmis aux pays. Une seule adoption a été finalisée (lire ci-dessous). Les adoptants redoutent de figurer sur une liste d'attente à rallonge.
 
La plus-value de l'agence ? «Pour l'instant, pour les familles, on la cherche encore», estime Hélène Mahéo, présidente du Mouvement pour l'adoption sans frontières qui rassemble des parents par pays d'origine. «On sait que l'agence démarre, mais déjà des parents se retournent vers nous, parce qu'ils sont déçus.» 
Renseignements. Depuis son ouverture, l'AFA comptabilise 324 000 connexions sur le site, 25 477 appels, 543 entretiens. «C'est devenu un goulot d'étranglement», dénoncent certains adoptants. L'AFA exige une lettre de motivation et une fiche de renseignements avant d'accepter les dossiers complets. «Cela retarde de six mois», a calculé Janice Peyré, présidente de Enfance et famille d'adoption (EFA), qui regroupe 10 000 familles. «Ce n'est pas du temps perdu, explique Laure de Choiseul, magistrate nommée à la tête de l'agence. Un exemple : le Mali ou le Burkina Faso sont sensibles à ce que les candidats connaissent leur culture (s'ils ont été enseignants, ont des liens familiaux). Cela nous aide pour faire correspondre les projets aux demandes des pays.» Des encarts sur le site insistent sur les délais. «Il y a un principe de réalité difficile à accepter pour des adoptants, dans la demande et l'émotion.» 
La Chine fut la première destination «ouverte» par l'AFA. En quelques semaines, l'agence croulait sous les demandes. 150 dossiers ont été envoyés, 109 le seront dans les prochains mois. Sans compter les 359 candidatures en attente. Comme la Chine contingente les demandes, «cela fait des délais de deux à trois ans d'attente», selon l'agence. En décembre dernier, Pékin a durci ses critères d'éligibilité : dorénavant elle n'accepte plus les célibataires, ni les plus de 50 ans, ni les non propriétaires, ni les obèses... «Face à de tels critères, on peut s'étonner que l'AFA ne négocie pas. Ils se plient aux exigences des pays, de peur que les enfants soient confiés à d'autres», fait remarquer Marie-Christine Le Boursicot, membre du Conseil supérieur de l'adoption. «On ne fait rien, admet Laure de Choiseul, les pays sont souverains. Ici, on prévient les candidats, on ne veut pas leur donner de faux espoirs.» «Les pays d'origine ont le droit d'avoir leur vision de ce qu'est une famille, pense aussi Janice Peyré, présidente d'EFA. Ce serait du néocolonialisme que d'aller leur expliquer pourquoi on pense qu'un célibataire peut être un bon parent, si eux n'acceptent que les couples mariés.» 
Localement.  «La plus value ? Nous sécurisons l'adoption», répond Laure de Choiseul. La directrice de l'AFA va même plus loin : «Il faut la moraliser. Si j'adoptais, je ne voudrais pas que mon enfant me demande plus tard : "Combien tu m'as acheté ?"» Elle revient juste du Népal, l'un des douze pays où l'agence s'est officiellement rendue. En 2006, il y a eu là-bas 61 adoptions, soit le double du nombre habituel. Localement, quand la demande augmente, l'offre augmente aussi. Mais alors les conditions d'adoption se brouillent. «Au Népal, l'état civil de certains enfants pose problème ainsi que le consentement de la mère biologique.» 
Dans un contexte de concurrence exacerbée, l'AFA doit convaincre de la qualité d'accueil de la France. «Nous allons dans les 24 pays qui se partagent 90 % des adoptions», plaide Laure de Choiseul. «Comment être plus efficace ?», s'angoissent les parents. Peut-être en allant voir chez les voisins, très offensifs. L'Italie, par exemple, qui accompagne systématiquement l'adoption de projets humanitaires (type donnant, donnant). Lundi, Laure de Choiseul s'est envolée pour le Piémont, pour comprendre ­ et peut être importer ­ les recettes de ce succès.
 
 
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Vendredi 9 février 2007

  Près de 800 Québécois adoptent un enfant chaque année. Après la Chine et Haïti, c’est la Russie qui est le pays le plus populaire. Mais depuis plus de deux ans, il est extrêmement difficile d’adopter un enfant en Russie. JE a découvert pourquoi ce pays d’Europe de l’Est a fermé sa frontière au Québec privant des dizaines de parents adoptants.

L’ex-directrice de la plus importante agence québécoise d’adoption en Russie est accusée d’avoir fait de l’argent sur le dos d’orphelins et fait face à trois chefs d’accusations criminelles de fraude à la suite d’une enquête menée par la Sûreté du Québec. Elle est accusée d’avoir surfacturé 200 000 dollars à une cinquantaine de parents adoptifs pendant une période de trois ans. Peu de temps après le début de l’enquête en 2002, les autorités russes ont révoqué le permis du Nid Familial.

L’agence qui a réalisé plus de 400 adoptions et a cessé depuis ses activités conteste vigoureusement toutes les accusations portées, affirmant avoir facturé un prix raisonnable et justifié. Adopter un enfant russe pouvait coûter jusqu’à 25 000 dollars. Les parents adoptifs se sont donc tournés vers les deux autres agences québécoises spécialisées en adoption russe. Mais ces dernières sont incapables depuis deux ans de renouveler leur permis auprès du gouvernement russe. Résultat : plus d’une vingtaine de couples de parents adoptifs sont sur la liste d’attente. Certains depuis près de deux ans. JE a même appris qu’un couple de parents adoptifs n’a pu adopter la sœur biologique de leur fils à la suite du dépôt des accusations.

Le Secrétariat d’adoption internationale du Québec, le SAI, affirme qu’il n’y a aucun lien entre les accusations criminelles et la délicate situation du Québec en Russie. La réforme des règles d’adoption en Russie expliquerait plutôt la situation selon de SAI. JE a cependant constaté que des agences d’adoption américaines et ontariennes peuvent très facilement adopter un enfant russe. Le nouveau conseil d’administration du Nid Familial formé par des parents adoptifs tente de rétablir les liens avec les autorités russes et désire que l’agence poursuive dans le futur des adoptions en Russie.
http://tva.canoe.com/emissions/je/reportages/15665.html

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Mardi 23 janvier 2007
DELPHINE DE MALLEVOÜE.
 Publié le 23 janvier 2007
Actualisé le 23 janvier 2007 : 07h52

Les prévenus comparaissaient hier à Bobigny. Une affaire délicate à l'heure où la Bulgarie entre dans l'Union européenne.

 
CIGARETTE sur cigarette, le regard dans le vide, Sylvaine (1) attend que l'audience reprenne. C'est une « mère acheteuse », comme on dit dans ce dossier, plus médiatiquement appelé « l'affaire des bébés bulgares ». Comme la quarantaine de parents français de la communauté tsigane jugés depuis hier jusqu'au 2 février, Sylvaine comparaît devant le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis), accusée d'avoir acheté le bébé d'une mère bulgare enrôlée de force dans un réseau de prostitution et victime d'un trafic d'enfants.
 
Treize trafiquants bulgares, intermédiaires entre les parents « acheteurs » français, la plupart stériles, et les mères biologiques bulgares, défilent à la barre. Ils sollicitaient ces mères, le plus souvent seules ou prostituées, pour leur proposer d'accoucher en France et d'y abandonner leur enfant contre quelques centaines d'euros.
 
Entre juillet 2001 et juin 2005, ce sont vingt-deux bébés qui auraient ainsi fait l'objet de ces tractations illégales : de 2 000 à 9 000 eur par enfant. Un montant qui variait en fonction de la situation des parents « adoptants » mais aussi en fonction du sexe de l'enfant, comme l'a rappelé non sans stupéfaction la présidente du tribunal. « Avoir un garçon, c'est le plus grand honneur dans la communauté gitane », a confirmé Jimmy, un père appelé à la barre. Ce trafic semble avoir sévi de Bordeaux à Toulouse en passant par Marseille, de la région Ile-de-France à la Bretagne ou encore au Centre et à Paca, sous l'effet du bouche-à-oreille dans la communauté des gens du voyage. Les parents, à qui l'on reproche les délits de « provocation à l'abandon d'enfant » et « simulation » ou « dissimulation » de l'état civil, risquent trois années d'emprisonnement et 45 000 eur d'amende.
 
«Traite d'être humain»
 
Les pourvoyeurs de mè­res enceintes, eux, encourent dix années de prison pour le délit ­supplémentaire de « traite d'être humain ». La plupart des parents « acheteurs » ont aujourd'hui récupéré « leur » bébé, un temps placé dans des familles d'accueil, sur décision des juges des enfants. Une mesure clémente, en attendant la régularisation de leur état civil et une adoption officielle.
 
Méthode Coué ou optimisme forcené, Marylène n'est pas in­quiète : « Mon fils est à la maison, tout va bien, personne ne me le reprendra », dit cette mère « adoptante ». Sylvaine, elle, ne peut avoir peur qu'on lui reprenne sa petite fille de deux ans. Et pour cause : elle ne l'a jamais eue. Les forces de police l'attendaient à la maternité, le jour où la mère biologique devait lui remettre. Envolés les rêves d'enfant, envolé aussi l'argent de la négociation. « C'est dur, vous savez », répète -t-elle, soutenue par toute la famille. Plaidant la candeur de leurs clients et la détresse d'un parcours marqué par la stérilité, les avocats des parents ne manquent pas de soulever la question sous-jacente de l'adoption par la communauté tsigane qui, « dans les faits, en raison de leur non-sédentarité et donc de l'irrégulière scolarité de leurs enfants, leur est interdite », souligne Me Anne-Laure Lebert.
 
(1) Les prénoms des témoins ont été changés.
par Webmaster publié dans : Adoption
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