Lundi 26 mars 2007

L'Alliance pour les droits de la vie, à l'occasion des présidentielles de 2007, fait des propositions aux candidats.

Savez-vous qu'en France...

134 358 embryons humains vivants sont stockés dans l'azote liquide, congelés à moins 196 degrés Celsius (selon l'Agence de biomédecine - données 2004).


Depuis 2004, les 40 % d'embryons qui ne font plus l'objet d'un projet parental peuvent, si les parents sont d'accord, être utilisés et détruits par la recherche.


Les 1 000 enfants qui naissent chaque année par procréation artificielle avec donneur anonyme de gamètes (spermatozoïdes ou ovocytes) sont privés de leurs origines biologiques.


Avec 5 000 foetus avortés chaque année après dépistage d'un handicap, la France est au premier rang mondial en matière de sélection anténatale.


Des promoteurs de la légalisation du clonage humain, aujourd'hui interdit, veulent le renommer "transposition nucléaire".

 
 En Allemagne, la congélation des embryons issus de procréation artificielle est interdite par peur de la dérive eugéniste.


Les recherches sur les cellules-souches embryonnaires (qui détruisent l'embryon) n'ont pas donné de résultat tandis que les recherches sur les cellules-souches adultes ou du cordon ombilical (qui ne posent pas de problème éthique) ont déjà fait leurs preuves.


Des Français nés par procréation artificielle avec donneurs anonymes contestent cette privation délibérée d'accès à leur origine biologique.


80 000 amniocentèses par an provoquent, en France, environ 600 fausses-couches de bébés souvent en parfaite santé.


Aujourd'hui, Mozart, Einstein et Michel Pettrucciani "seraient considérés comme des déviants indignes de vivre" à cause de leurs anomalies selon Didier Sicard, président du Comité consultatif national d'éthique. Il juge que "La France construit pas à pas une politique de santé qui flirte de plus en plus avec l'eugénisme" (4 février 2007, Le Monde).


En Corée, le Dr Hwang, qui avait menti en prétendant avoir cloné un embryon humain, avait utilisé pour ses tentatives 2 061 ovocytes achetés illégalement à 129 femmes. 

D'où les propositions sur les embryons :


Une vraie protection juridique pour l'embryon humain 
Objectif : Instaurer un principe de protection de l'embryon humain, à respecter par les pratiques médicales et la recherche scientifique.

 Encourager et financer les pratiques éthiques - c'est-à-dire ne portant pas atteinte à la vie déjà conçue - en matière de prévention du handicap, de lutte contre la stérilité et de recherche médicale. Exemples : cellules-souches adultes ou du cordon ombilical.

 Stopper l'expérimentation sur l'embryon humain et la congélation des embryons.

 Interdire le tri des embryons en laboratoire et l'élimination des moins "performants".

 Abroger l'anonymat du don de gamètes pour ne plus concevoir d'embryons privés du droit d'accès à leur origine biologique.

 Refuser, au nom du droit de tout enfant de naître d'un père et d'une mère, l'utilisation de la procréation artificielle par des personnes de même sexe ou par des personnes seules.

http://www.adv.org/lactualite-de-lalliance/campagnes-de-lalliance/programme-pour-la-vie/

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Vendredi 9 février 2007

A l'occasion des rencontres parlementaires qu'elle a organisé hier avec Pierre-Louis Fagniez et Valérie Pécresse, députés,  l'Agence de biomédecine a dévoilé une enquête nationale menée auprès du grand public sur les principales questions de bioéthique.

D'après cette enquête menée auprès de 1086 personnes, une majorité de personnes est favorable à une solution médicale en cas de difficulté à concevoir, devant l'adoption ou le renoncement au projet parental. Pour 55% des sondés, seuls les couples hétérosexuels doivent pouvoir bénéficier de l'AMP et 29% y sont favorables pour les couples homosexuels féminins.

79% des personnes interrogées se déclarent très attachées à l'anonymat du don de sperme ou d'ovocytes mais dans le même temps une personne sur deux se prononce en faveur du droit à la connaissance de ses origines génétiques.

Cette enquête révèle que l'immense majorité des personnes interrogées considère que l'embryon c'est le début de la vie et un être vivant à part entière.

Beaucoup (91,2%) considère que faire du clonage "ça va trop loin".

Enfin, les personnes interviewées ont été classées par typologie. Parmi ces catégories, notons que 15% d'entre elles sont considérées comme "conservateurs", opposées à la science et non favorables aux techniques d'AMP, à l'embryologie ou à la génétique humaine... Ces "conservateurs" exprimeraient des craintes quant aux progrès de la recherche et prendraient en considération la question religieuse. D'un autre côté, on  considère que 23% d'entre eux sont des "esprits ouverts", c'est à dire des personnes prêtes à recourir aux techniques de l'AMP, acceptant la recherche sur l'embryon et la génétique humaine.

Au cours de la première table ronde, concernant l'extension de l'accès à l'AMP (couples homosexuels, femmes seules...) les participants ont largement pris partie pour la recherche sur l'embryon. Notons l'intervention de Claude Sureau, Président honoraire de l'Académie de Médecine et Membre du Comité consultatif national d'éthique (CCNE) qui a déclaré "je suis convaincu que l'embryon est un être mais je suis certain qu'il n'est ni une personne ni une chose. Il constitue en tout cas, à l'évidence un patient". La preuve de ce statut, explique t-il, sont "les opérations chirurgicales que l'on pratique sur lui lors du diagnostic préimplantatoire (DPI)"... De son côté, René Frydman, gynécologue obstétricien et Professeur de médecine a revendiqué la possibilité de "créer des embryons pour la recherche" car, estime t-il, "les techniques actuelles de la procréation médicalement assistée ne permettent pas de répondre à toutes les formes d'infertilité". Enfin, le Pr. Israël Nisand, gynécologue obstétricien  s'est félicité que la "recherche sur l'embryon soit possible".

L'après-midi  a été consacré à la recherche sur les cellules souches avec un état des lieux sur cette recherche. Axel Kahn, Directeur de l'Institut Cochin, a souligné que plusieurs essais cliniques faisant appel aux cellules souches adultes étaient actuellement menés et que certaines maladies étaient déjà traitées grâce à elles. Il a cité notamment le potentiel des cellules de sang de cordon et la publication d'un chercheur Japonais qui a identifié 4 gènes susceptibles de faire évoluer des cellules adultes en cellules d'un extraordinaire potentiel pour la recherche. Concernant les cellules souches embryonnaires, il a rappelé qu'on en était au stade de l'étude de leur fonctionnement et qu'il n'y avait aucun essai clinique réalisé sur l'homme. Il a souligné leur risque tumorigène.

Le professeur Marc Peschanski, Directeur de recherche à l'Inserm, dont les principaux travaux portent sur les cellules souches embryonnaires a déclaré "je n'ai jamais tué, un embryon humain, jamais", car ses recherches, a-t-il expliqué, se font sur les cellules issues d'embryons qui ne font plus l'objet d'un projet parental, récupérées après un DPI. Il n'a pas nié l'existence de difficultés liées aux cellules souches embryonnaires.

Pour le Pr Philippe Ménasché, professeur de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire à l'Université Paris V, chirurgien cardiaque à l'hôpital Georges Pompidou et Directeur d'unité à l'Inserm, il existe des perspectives thérapeutiques grâce à la thérapie cellulaire. Pour lui, la question n'est pas de savoir si l'on utilise des cellules souches adultes ou embryonnaires mais de se focaliser sur la maladie. Sur certaines pathologies, les cellules adultes sont efficaces, sur d'autres, elles ne le sont pas. Il est donc utile pour lui de tester les cellules souches embryonnaires. Aucune autre question ne doit intervenir.

En conclusion, Valérie Pécresse considère qu'il y a un consensus pour lever le moratoire de 5 ans sur la recherche sur l'embryon pour passer à un régime d'autorisation de recherche sur ces embryons. Elle explique qu'il "ne faut évidemment pas se priver de cette possibilité" et que ces embryons étant voués à la destruction, les utiliser pour la recherche c'est faire comme on fait sur les autres patients lorsqu'on leur prélève des organes. Il n'y a pas donc pas de transgression majeure, estime-t-elle. Elle conclut qu'il y a un consensus des chercheurs présents pour obtenir l'autorisation de créer des embryons pour la recherche. Elle regrette qu'on n'ait pas davantage évoqué l'autorisation du clonage.

Deux ministres sont intervenus, Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et des Solidarités qui veut organiser des Etats Généraux pour le 1er semestre 2008 dans la perspective de la révision des lois de bioéthique en 2009 et François Goulard, Ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la recherche qui a affirmé qu'il était pour l'autorisation de la recherche sur l'embryon et pour la levée du moratoire. Il considère qu'il n'est pas respectable  de s'opposer par principe à certaines recherches et qu'il n'y a en France aucune manipulation contestable.

© genethique.org d'après Le Figaro (Catherine Petitnicolas) 08/02/0 7- Libération.fr 08/02/07- Le Monde.fr (Jean-Yves Nau) 07/02/07 - La Croix (Marianne Gomez) 08/02/07

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Mardi 23 janvier 2007
Située à San Antonio, dans l'état du Texas, l'Abraham Center of Life est la première clinique à commercialiser officiellement des embryons humains. Un embryon conçu par fécondation in vitro (FIV) et prêt à être réimplanté coûte 2 500 dollars.

Les donneurs de sperme et d'ovules sont l'objet d'une sélection préalable. Les candidats à cette nouvelle forme d'adoption peuvent ainsi choisir "à la carte" leur embryon selon l'origine ethnique, l'éducation ou encore le physique de ses parents biologiques.

Contrairement à la France où la commercialisation des gamètes est interdite, il existe aux Etats-Unis plusieurs banques privées de sperme et des agences spécialisées dans le commerce d'ovules. L'adoption d'embryons "surnuméraires" est également autorisée.

© genethique.org (D'après lexpress.fr 17/01/07)

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Jeudi 11 janvier 2007
L'autorité britannique pour la fertilisation et l'embryologie humaine (HFEA) doit rendre demain son avis sur la création d'embryons hybrides humains-animaux. Ces "chimères" seraient obtenues à partir d'ADN humain injecté dans un ovule de vache ou de lapin énucléé. Cet ovule contiendrait alors un noyau humain et des traces de matériel génétique animal. Il s'agit donc de faire du clonage humain-animal.

Le gouvernement britannique, dans un rapport adressé au Ministère de la Santé au sujet de la révision de la loi sur la fertilisation et l'embryologie humaines, avait proposé d'interdire la création d'embryons humains hybrides. Cette proposition se basait sur les réticences formulées par l'opinion publique. Mais, selon le premier ministre Tony Blair, la position du gouvernement pourrait évoluer.

La création de "chimères" a été envisagée pour contourner le "manque" d'ovocytes humains disponibles pour la recherche. Les scientifiques qui souhaitent créer ces "chimères" font valoir qu'elles permettraient d'avancer dans la recherche de traitements pour certaines maladies dégénératives...

Relayant l'information, la BBC réalise un sondage sur la création d'embryons hybrides. Pour voter, rendez vous sur le site Internet de la BBC : http://news.bbc.co.uk/1/hi/health/6230945.stm

© genethique.org (BBC News 05/01/07 - Matinternet 05/01/07)

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Samedi 30 décembre 2006

Le décret relatif à la pratique du diagnostic préimplantatoire (DPI) - "bébé médicament", a été publié, "discrètement" note Libération, le 23 décembre au Journal Officiel. C'est l'Agence de la biomédecine qui est chargée d'encadrer cette disposition autorisée depuis la loi de bioéthique d'août 2004.

La technique d'obtention du "bébé médicament", appelé aussi "bébé du double espoir", repose sur celle du DPI. Selon Le Monde, dans les trois centres français autorisés (Pairs-Clamart, Strasbourg, Montpellier), environ 150 DPI sont pratiqués chaque année pour une trentaine de naissances. Jusqu'à aujourd'hui, le DPI était autorisé, dans certains cas, pour sélectionner les embryons non porteurs de la maladie crainte par les parents, pour ne réimplanter que cet embryon et détruire les embryons malades ou les utiliser comme matériau de recherche.

Désormais, avec ce décret, un double DPI va se mettre en place pour obtenir un enfant non seulement indemne de la maladie génétique recherchée mais aussi génétiquement compatible avec son aîné atteint d'une maladie grave afin de permettre une greffe de cellules de sang de cordon ou de moelle osseuse. Selon René Frydman (hôpital Antoine-Béclère, Clamart), "entre cinq et dix couples" auraient formulé une demande auprès de lui allant dans ce sens.

Sur le plan pratique, René Frydman considère que cette technique difficile est "relativement maîtrisée". Pour pouvoir être réimplanté, l'embryon devra passer un triple test : être apte à se développer, être exempt de la maladie recherchée et être compatible avec son aîné. René Frydman estime qu'au terme de ces trois sélections, seulement 1 embryon sur 16 pourra être réimplanté. Pour Adam, premier "bébé médicament" conçu aux Etats-Unis en 2000, 15 embryons avaient été nécessaires pour qu'un seul soit réimplanté (cf. synthèse de presse du 04-05-06-20/10/2000).

Le 4 juillet 2002, le CCNE avait, par son avis, "entrouvert la porte" tout en montrant du doigt le risque de "voir naître des enfants conçus seulement comme des donneurs potentiels". Autorisée en Grande-Bretagne, en Belgique, en Espagne et aux Etats-Unis, cette pratique reste très controversée. De nombreuses personnes, médecins et non médecins, soulignent "une nouvelle étape dans le processus de réification de l'embryon humain" et craignent de lourdes conséquences psychologiques chez les enfants. Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France avait lui, en juin 2001, rappelé sa ferme "opposition à l'utilisation de l'embryon à des fins thérapeutiques".

Un deuxième décret d'application de la loi de 2004, place sous le contrôle de l'Agence de la biomédecine, et non plus d'une commission sous tutelle du ministère de la Santé, les pratiques du diagnostic prénatal, de l'assistance médicale à la procréation (AMP) et du don de cellules sexuelles. Sur 800 000 naissances en 2004, on comptait 12 300 enfants issus d'une FIV et 5 600 d'une insémination artificielle (source : Le Monde). Il revient également à l'Agence de la biomédecine de veiller aux "déplacements transfrontaliers d'embryons humains conçus in vitro et conservés par congélation".

Le conseil d'orientation de l'Agence de la biomédecine est présidé par Alain Cordier, ancien président du directoire de Bayard Presse.

© genethique.org

Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Le Monde (Jean-Yves Nau) 29/12/06 - Libération (Sandrine Cabut) 29/12/06 - La Croix (Pierre Bienvault) 29/12/06 - Le Figaro 29/12/06

 

 

 

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