Vendredi 5 juin 2009
5
05
06
2009
10:31
Entre 2000 et 2002, la PMA a augmenté de
25%.
219 000 à 246 000 enfants naissent chaque année dans
le monde grâce à la PMA nous dit une étude de l’Inserm.
|
En France, plus de 53 000 PMA ont été initiées, pour 11 184 naissances soit une évolution de 5 % par rapport à l’an 2000.
En
Equateur le recours à la PMA est de 2 tentatives pour un
million d'habitants seulement, en Israël on va jusqu'à 3
688 tentatives pour un million d'habitants . En France, on atteint 2 000 tentatives pour un million d’habitants.
L'Inserm constate aussi :
- une grande augmentation de l'utilisation d'ICSI par rapport à la fécondation in vitro conventionnelle dans le monde entier. Depuis 2000, ces chiffres sont passés de 46 % de FIV
ICSI à 54 % en Europe. En 2002, ils ont atteint 76 % en Amérique latine et plus de 92 % au Moyen- Orient ;
Il faut se demander pourquoi les parents préfèrent passer par l'ICSI plutôt que par
la FIV conventionnelle, sachant que cette technique est surtout adaptée à l'infertilité masculine. Y aurait-il plus d'hommes stériles au Moyen-Orient et en Amérique Latine qu'en Europe ?
Le taux de réussite de l'ICSI est, de plus, moins intéressant qu'une FIV normale : le succès (c'est-à-dire une naissance obtenue) de la fécondation in vitro conventionnelle est de 25%. Un
taux qui tombe à 20% par ICSI et 15% par transfert d’embryons congelés.
Positivement, l'étude constate aussi une diminution du transfert d'embryons
multiples, qui entraine une légère baisse des naissances multiples. Le pourcentage de quatre embryons ou plus transférés est passé de 15,4 % en 2000 à 13,7 % en 2002.
Il faut rappeler que le transfert de plus de 2 embryons conduit souvent à une
"réduction embryonnaire". C'est-à-dire à un avortement des embryons surnuméraires. Expérience souvent traumatisante pour la mère.
|
Par AllianceetFécondité
-
Publié dans : Fécondation In Vitro et PMA
-
1
-
Recommander
Vendredi 23 janvier 2009
5
23
01
2009
11:09
Selon une étude de l'Institut national d'études démographiques (INED), depuis la naissance en
Grande-Bretagne, en 1978, de Louise Brown, premier bébé éprouvette au monde, 200 000 enfants ont été conçus en France par fécondation in vitro (FIV).
Au total, "en 2003, une naissance française sur vingt a été obtenue à l'issue d'un traitement ou d'une technique médicale". En France, en 2007, ce sont plus de 20
000 enfants qui sont issus d'une assistance médicale à la procréation (AMP) ; parmi eux 70% sont nés par FIV et 30% par insémination artificielle (IA).
Par ailleurs, "en 2006, les FIV avec don ont conduit à la naissance de 304 enfants par don de spermatozoïdes, 106 enfants par don d'ovules et 10 enfants par accueil
d'embryons" ; 86% des IA ont été réalisées avec le sperme du conjoint.
Au cours de ces 20 dernières années, la proportion de naissances par FIV est passée de 0,52% en 1988 à 1,74% en
2006. Cette année là, dans le monde, 200 000 enfants ont été conçus par FIV.
L'INED souligne toutefois que "les naissances FIV sont, par ailleurs, marquées par une
fréquence élevée d'accouchements multiples - un sur cinq -, qui conduisent à un taux de prématurité et à des problèmes de santé plus élevés que dans le reste de la population". Ces problèmes
existant "même en cas de naissance unique".
L'étude rappelle aussi que seules 20 à 25% des tentatives de FIV aboutissent à la naissance d'un enfant ; ce taux chutant avec l'âge, tombant
entre 2 et 3% lorsque la femme est âgée de 45 ans ou plus.
Cette étude paraît alors que le processus de la révision des lois de bioéthique est déjà enclenché ; y seront notamment
abordées les questions de l'accès à l'AMP - actuellement réservé aux couples hétérosexuels stables et en âge de procréer -, des mères porteuses, de l'anonymat et la gratuité du don de
gamètes...
© genethique.org
Plus de détails :
http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/fiches_actualite/bebe_eprouvette/
http://www.ined.fr/fichier/t_telechargement/15913/telechargement_fichier_fr_fiche_actua_version_ultim.pdf
http://www.ined.fr/fr/ressources_documentation/publications/cahiers/bdd/publication/1361/
Par AllianceetFécondité
-
Publié dans : Fécondation In Vitro et PMA
-
2
-
Recommander
Jeudi 22 janvier 2009
4
22
01
2009
13:34
Le Figaro du 22 janvier 2009
revient sur l'étude de l'Ined concernant l'Assistance médicale à la procréation (AMP) et rappelle qu'1 enfant sur 20 naît aujourd'hui en France à la suite d'une AMP. Depuis 30 ans, 200 000
enfants sont issus d'une AMP, soit 14 000 bébés chaque année.
En 1988, les "bébés éprouvettes" représentaient 0.52% des naissances ; le taux est passé
à 1.74% en 2006 et sera de 2% en 2010 si "la tendance se poursuit à ce rythme".
Plusieurs phénomènes expliqueraient cette tendance notamment le retard de l'âge à la maternité.
Pour Elise de La Rochebrochard, chercheur à l'Ined et à l'Inserm et auteur de l'étude, l'autre explication viendrait de "la possible altération de la reproduction humaine en raison des expositions environnementales". Enfin, elle constate que les jeunes générations hésitent de moins en moins à
avoir recours à l'AMP : "le temps où l'on s'inquiétait des conséquences de ces techniques sur les mères et sur les enfants est révolu."
Le taux d'échec de l'AMP reste pourtant important, "sur 100 couples qui tentent une
fécondation in vitro (FIV), 40 auront un résultat positif", explique la chercheuse.
Catherine Mathelin, psychanalyste, explique qu'avec l'AMP, "c'est la première fois dans la
société que la procréation est distincte de la sexualité et que ce n'est pas sans bouleverser l'ordre psychique établi".
Par ailleurs, le Figaro rappelle que "sans rigueur bioéthique,
l'AMP s'expose à de nombreuses dérives" et prend pour exemple la possibilité de concevoir un enfant alors que le père est mort. Si cette technique est autorisée dans certains pays, comme aux
Etats-Unis, elle est interdite en France grâce à une loi qui stipule que l'AMP "doit obligatoirement émaner d'un couple composé d'une femme et d'un homme
vivants".
© genethique.org
Par AllianceetFécondité
-
Publié dans : Fécondation In Vitro et PMA
0
-
Recommander
Mardi 20 janvier 2009
2
20
01
2009
16:29
A l'approche des Etats généraux de la bioéthique, l'Alliance pour les Droits de la Vie s'inquiète de la pression grandissante exercée par ceux qui veulent utiliser des embryons humains pour la
recherche.
Le directeur général de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), André Syrota, vient de réclamer la légalisation de la recherche sur les cellules souches
embryonnaires humaines. Cette position a été reprise par le Pr Marc Peschanski, lui aussi auditionné par la mission parlementaire d’information sur la révision des lois bioéthiques.
Le docteur Xavier Mirabel, président de l’Alliance pour les Droits de la Vie réagit :
"Nous demandons que l'embryon humain soit le plus vite possible protégé par un moratoire concernant sa congélation. La création de banques de cellules embryonnaires demandée par M. Syrota
ferait entrer la France dans une escalade utilitariste. Pourquoi nier l’humanité de l'embryon qui est une évidence scientifique ? L’embryon humain ne doit pas devenir un matériau de
laboratoire."
L'Alliance pour les Droits de la Vie appelle la France à investir ses moyens humains et financiers vers les méthodes de recherche (comme celles sur les cellules issues du sang du cordon ombilical
ou les cellules souches adultes) qui ne transgressent pas l’éthique tout en ayant déjà fait leurs preuves thérapeutiques.
©Liberté Politique.com
Par AllianceetFécondité
-
Publié dans : Embryons
0
-
Recommander
Mardi 20 janvier 2009
2
20
01
2009
14:43
Pierre-Olivier Arduin, responsable de la Commission bioéthique du diocèse de Fréjus-Toulon,
revient sur l'Instruction Dignitas personae et analyse pourquoi l'Eglise dit non à l'Assistance médicale à la procréation (AMP), y compris entre époux. L'Eglise
réaffirme en effet le lien indissoluble entre le don de la vie et la dignité de l'amour humain ; l'Instruction rappelle "la reconnaissance inconditionnelle de la dignité
de la personne à tout être humain depuis sa conception jusqu'à sa mort naturelle" et "la dignité inviolable du mariage et de la famille qui constituent le contexte
authentique où la vie humaine trouve son origine".
L'Instruction ajoute que "les nouvelles technologies doivent respecter trois valeurs
fondamentales : a/ le droit à la vie et à l'intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu'à la mort naturelle ; b/ l'unité du mariage qui implique le respect mutuel du droit
des conjoints à devenir père et mère seulement l'un à travers l'autre ; c/ les valeurs spécifiquement humaines de la sexualité qui exigent que la procréation d'une personne humaine doit être
poursuivie comme le fruit d'un acte conjugal spécifique de l'amour des époux".
Or, l'AMP manipule l'acte conjugal, réduisant celui-ci à sa dimension purement biologique en lui ôtant la communion
interpersonnelle conjugale et son expression corporelle. Une récente étude de l'INED* sur le vécu existentiel des couples qui ont recours à l'AMP
"confirme indirectement l'analyse éthique du Magistère". D'après les auteurs, "l'équipe biomédicale semble en effet régir et exercer une
emprise de plus en plus forte sur l'homme et la femme en s'immisçant dans leur intimité conjugale". L'étude démontre ainsi le malaise des hommes face à la masturbation nécessaire au recueil
du sperme et celui des femmes qui "vivent très mal cette mainmise sur leur féminité évoquant une dépersonnalisation de leur corps manipulé comme un objet par les
médecins et qui n'est plus considéré que sous l'angle d'une machine à produire des ovocytes".
Les dégâts psychologiques engendrés par l'AMP sont tels que plus de 40% des couples abandonnent ce
processus après une ou deux tentatives fructueuses. Et, que dire du taux d'insuccès de l'AMP qui se situe entre 80 et 85%, d'autant plus difficile à vivre que l'image d'une médecine
toute-puissante est largement relayée et entretenue.
En plus de "pervertir la signification anthropologique de la sexualité et
de la procréation humaines", l'AMP "entame aussi irrémédiablement le respect de la dignité de l'être humain". L'AMP se constitue de manière intrinsèque d'un
rapport de domination entre le ou les sujets producteurs et l'objet produit : de don, l'enfant devient un dû. De plus, selon l'Instruction, plus de 80% des embryons produits sont sacrifiés : le
rendement reproductif justifiant "le traitement purement instrumental des embryons". Ensuite, sans même évoquer le tri sélectif des embryons via le diagnostic préimplantatoire (DPI), on sait que l'AMP est "une pratique eugéniste", les embryons issus d'une fécondation artificielle
classique étant classés afin de ne garder que les plus "vigoureux"...
Enfin, comment ne pas évoquer la possibilité proposée, parfois à l'avance, aux parents d'abandonner
à la recherche leurs embryons qui ne seront pas réimplantés ? "Quelle différence y a-t-il alors avec l'intention de créer des embryons in vitro à des fins de recherche
strictement prohibée par le droit français ?"
*De la pilule au
bébé-éprouvette – Sous la direction d’E. de La Rochebrochard - Les cahiers de l'Ined N°161, 2008, 264 p., 25 €
© genethique.org
Par AllianceetFécondité
-
Publié dans : Fécondation In Vitro et PMA
0
-
Recommander
Commentaires