Alliance et Fécondité

 

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Mercredi 17 novembre 2010 3 17 /11 /Nov /2010 14:37

La Synthèse de presse bioéthique de Gènéthique du mardi 16 novembre 2010

Recherche sur l’embryon : les mensonges

Elizabeth Montfort, ancien député européen et présidente de l’Alliance pour un nouveau féminisme européen, réagit aux propos tenus récemment par Roger-Gérard Schwartzenberg, ancien ministre de la recherche, concernant la recherche sur l’embryon (Cf. Synthèse de presse du 12/11/10).

Elizabeth Montfort rappelle les enjeux soulevés par ce type de recherche : "mettre au point des thérapies cellulaires à partir de cellules souches". En 2008, le Pr. Marc Pechanski, spécialiste de la recherche sur l’embryon, affirmait : "les cellules souches sont des outils thérapeutiques majeurs – démontrés pour les cellules souches adultes, théoriques pour les cellules souches embryonnaires".

Aujourd’hui, bien peu de chercheurs "croient encore à l’utilisation des cellules souches embryonnaires pour traiter ces maladies".

Dans l’actuel projet de loi, qui prévoit d'assouplir les conditions de dérogations à la recherche sur l'embryon, la question de répondre à la souffrance de ceux qui attendent une thérapie n’a donc pas été considérée à la hauteur des enjeux. "Il aurait fallu afficher la détermination de faire de la France le pays européen pionnier dans la recherche sur les cellules souches issues du sang du cordon et donner un signal fort en direction du prélèvement et de la conservation des unités de sang de cordon, sans craindre de favoriser la création de banques familiales solidaires pour répondre aux besoins de ceux qui souffrent et qui attendent un traitement. Car la France est le pays européen qui comptent le plus de naissances chaque année (plus de 800 000/an)".

En remplaçant la première condition de dérogation, la finalité thérapeutique, par une finalité médicale, il s’agit d’élargir la recherche sur l’embryon pour des raisons implicites : améliorer les techniques de fécondation in vitro, modéliser des maladies , expérimenter certains médicaments et des produits cosmétiques, et plus largement, permettre la "recherche fondamentale sur une réalité si fascinante" : l’être humain au début de son développement. Elizabeth Montfort rappelle que l’Agence de la biomédecine (ABM) écrivait dans son rapport annuel de 2008 : "l’utilisation d’embryons issus de FIV demeure la seule manière d’avoir accès à l’embryon dans sa phase préimplantatoire, au cours de laquelle des événements physiologiques et biochimiques se déroulent. Il est indispensable de pouvoir les caractériser ou les étudier pour améliorer la connaissance des différentes étapes et en déduire les thérapies possibles des dysfonctionnements. La révision de la loi de bioéthique pourrait être l’occasion de s’interroger sur l’interdiction de réimplanter tous les embryons soumis à une quelconque recherche, quel que soit le traitement auquel il aura été exposé".

Elizabeth Montfort souligne que le respect de l’embryon humain tient à la dignité de tout être humain. La convention d’Oviedo "pour la protection des droits de l’homme et de la dignité de l’être humain à l’égard des applications de la biologie et de la médecine" évoque dans son introduction une possible confrontation entre science et morale et elle "n’hésite pas à affirmer qu’en cas de conflit, c’est l’être humain qui doit l’emporter. Elle interdit la création d’embryons pour la recherche et autorise la recherche sur l’embryon pour son bien, tout en respectant les décisions des États membres". Lors des Etats Généraux de la bioéthique, les citoyens français ont insisté sur le principe de dignité de la personne humaine et ont affirmé que "la dignité [...] ne décline pas avec nos forces. Ni la maladie, ni le handicap n’altèrent notre humanité".

Ceux qui affirment que la liberté de la recherche n’est garantie que par la transgression font "bien peu de cas du scientifique qui mérite plus d’égard : sa science n’est pas au service de la concurrence mondiale, ni des puissances financières, mais au service de l’homme, de tout homme. C’est ainsi qu’il participe au progrès de l’humanité".

Liberté Politique.com (Elizabeth Montfort) 15/11/10

© Copyright Gènéthique - Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse d'articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 

http://www.genethique.org/revues/revues/2010/novembre/20101116.4.asp

Par AllianceetFécondité - Publié dans : Embryons - Communauté : Bioéthique
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Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 14:47

L'Ombuds-Comité fir d'Rechter vum Kand (ORK) défend les droits des enfants au Grand-Duché. Mariage, adoption, divorce sont autant de thèmes dont l'organisation suit l'évolution.

 

Marie-Anne Rodesch est présidente de l'ORK depuis le 1er janvier 2003. Elle effectue actuellement son second et dernier mandat de présidente, chaque mandat durant cinq ans. Assistante sociale de formation, elle était la présidente de la fondation Maison de la porte ouverte pendant dixans, gérant onze foyers d'accueil (mères et enfants, adolescents, immigrés).

 

Vous avez pris le parti de défendre la question de l'adoption par les couples homosexuels. N'est-ce pas plus symbolique qu'autre chose?
Nous avons critiqué le fait que les adoptions par les couples homosexuels sont des cas d'exception. Les couples de même sexe, si la loi est votée telle qu'elle a été proposée, pourraient faire une adoption plénière d'un enfant né au Luxembourg. Car il faut bien se rendre compte que concernant les adoptions à l'étranger, les pays d'origine avec lesquels le Luxembourg a des accords n'acceptent pas l'homoparentalité. Dans certain pays, l'homosexualité est toujours considérée comme une maladie mentale ou même pénalisée et ils n'accepteraient de toute façon pas ça.


Les couples homosexuels désirant adopter ne peuvent alors compter que sur des enfants nés au Grand-Duché?
Au Luxembourg, on compte deux à cinq accouchements anonymes par an en moyenne. On a pour l'instant une liste de 120 couples qui attendent un enfant au Luxembourg. Si un couple homosexuel désire adopter un enfant, il sera tout simplement 121e de cette liste. La chance d'avoir un enfant sera alors minime...

 

La convention internationale des droits de l'enfant ne s'oppose donc pas à l'adoption par les couples de même sexe?
Je peux très bien m'imaginer qu'un couple homosexuel peut donner beaucoup d'affection à l'enfant adopté et répondre aux questions qu'il se posera forcément sur deux papas ou deux mamans. Il faut leur éviter des remarques faites en classe, par exemple. Les enfants sont parfois très durs entre eux.
Il existe déjà au Luxembourg des enfants qui vivent dans des familles avec un couple parental homosexuel. Souvent, il s'agit d'un couple marié où l'un des parents quitte l'autre pour quelqu'un de même sexe. Si la loi permet à ce nouveau couple de se marier, l'enquête sociale jouera son rôle dans le processus d'adoption, elle est vraiment très importante.

 

Les couples homosexuels devraient donc faire l'objet d'une enquête sociale plus approfondie, plus poussée que les autres?
Non, il faut que l'enquête sociale fasse simplement la distinction entre les adoptions nationales et internationales, simples et plénières. Le ministre voulait à un moment abolir l'adoption simple, mais nous voulons la maintenir. Tout simplement car lorsqu'un enfant perd, par exemple, l'un de ses deux parents quand il est très jeune, il peut être élevé par le nouveau conjoint de son parent survivant. Il tisse alors des liens forts avec cette personne. L'adoption simple permet de créer ce lien avec ce nouveau parent sans pour autant nier son origine avec son parent décédé et donc sa famille, par exemple, les grands-parents. C'est dans ces situations que nous préconisons l'adoption simple. Elle est d'ailleurs possible pour les personnes seules.


C'est d'ailleurs souvent par ce biais que les personnes homosexuelles se lancent dans l'aventure de l'adoption...
Le problème c'est que c'est seulement l'un des deux partenaires qui procède à l'adoption simple. En cas de décès ou de séparation, l'autre partenaire n'a donc droit à rien en ce qui concerne l'enfant alors que le lien affectif a été créé.


Une réforme de la loi pourrait donc pallier cette hypocrisie de l'adoption par les personnes seules?
Oui, mais il faut réaliser qu'il n'y a pas beaucoup de couples homosexuels qui vont vouloir adopter un enfant, mais plutôt des enfants qui sont déjà élevés dans des familles où l'un des deux parents a changé d'orientation sexuelle. Les pédopsychiatres restent d'avis que les enfants doivent avoir l'image d'un papa et d'une maman.
Mais la société a tellement évolué, il y a tellement de familles recomposées que l'essentiel reste de préserver le bien-être de l'enfant.

 

http://www.lequotidien.lu/

Par AllianceetFécondité - Publié dans : Adoption
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Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 14:30

Gwen Stefani prête pour l'adoption, elle aussi !

La chanteuse Gwen Stefani est déjà maman de deux garçons, mais il semblerait qu'elle et son époux, Gavin Rossdale, envisageraient l'adoption pour espérer avoir une petite fille

Gwen Stefani est maman de deux garçons, mais la chanteuse aimerait avoir une petite fille, histoire de ne pas être la seule femme dans la famille. Elle avait d'ailleurs déclaré à plusieurs reprise cette envie dans les médias. Gavin Rossdale et Gwen Stefani avaient alors fait leur maximum pour essayer de concevoir un troisième enfant.

Mais Gwen sait qu'à 41 ans, les chances d'avoir un enfant sont plus minces, preuve en est sa fausse couche cet été après quelques mois de grossesse. Gavin et elle auraient alors décidé de se pencher sur la question de l'adoption.

Solution très à la mode chez les people (Madonna, Brad Pitt et Angelina Jolie, Katherine Heigl...), Gwen Stefani et Gavin Rossdale se poseraient sérieusement la question d'une adoption pour avoir un troisième enfant, en espérant que ce soit une fille.
Anne LEBLAY - le 04/11/2010 - 14h20
Par AllianceetFécondité - Publié dans : People
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Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 14:26

Adoption en vue pour Eva Longoria et Tony Parker ?

L'information vient du National Enquirer et est donc à prendre avec des pincettes. Reste que cela serait la solution idéale pour Eva Longoria, interdite de grossesse par les producteurs de Desperate Housewives.

 

L'actrice et son mari, Tony Parker, envisageraient d'adopter un enfant haïtien. "Ils explorent différentes pistes", confie une source. "Ils regardent dans les pays les plus pauvres d'Amérique centrale à Haïti, où les enfants sont à la recherche d'un foyer et ont l'intention de prendre une décision rapidement."

La source anonyme affirme que cela ne change pas les plans du couple concernant les enfants biologiques. "Eva veut fonder une famille maintenant, donc elle pourrait adopter un enfant. Mais elle prévoit de tomber enceinte d'ici un an ou deux et auront peut-être deux enfants de cette façon."

Dé.L.

 

http://www.7sur7.be

Par AllianceetFécondité - Publié dans : People
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Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 13:49

La Synthèse de presse bioéthique de Gènéthique du lundi 15 novembre 2010

Nouvelle technique d'AMP et recherche sur l'embryon

 

Le Figaro évoque les chiffres de la fécondation in vitro en France et l'éventuelle autorisation de la vitrification d'ovocytes par la loi de bioéthique.

 

Depuis 1978, plus de 4 millions d'enfants sont nés dans le monde par fécondation in vitro.

 

En 2008 en France, 20 136 enfants sont nés par assistance médicale à la procréation (AMP), ce qui représente 2,4% des 800 000 naissances annuelles.

 

La majorité de ces enfants, 94%, sont issus des gamètes du couple. 5% ont été conçus par don de spermatozoïdes et 0,7% par don d'ovocytes. La technique de l'ICSI est utilisée le plus souvent : elle représente 60% de l'ensemble des FIV.

 

La cause d'infertilité la plus fréquente, en dehors des causes proprement médicales, est l'âge.

 

Plusieurs médecins souhaitent que des protocoles de stimulation ovarienne allégés soient mis en oeuvre pour éviter le risque d'hyperstimulation chez certaines femmes. Ces protocoles  allégés offrant un taux de succès moindre (de 15% de naissance par tentative au lieu de 25% en protocole normal), d'autres médecins, comme le Pr. Jean-Philippe Wolf, chef du service de biologie de la reproduction à l'hôpital Cochin, qui estime que "ces protocoles allégés ne doivent pas être utilisés chez les femmes de plus de 35 ans".

 

Un certain nombre de médecins plaident pour le transfert d'un embryon unique, excepté pour les femmes plus âgées qui ont des chances de grossesse moins grandes.

 

Le Pr. Wolf se prononce pour la vitrification d'ovocytes qui permet de préserver 95% des ovocytes contre 10 à 15% par congélation lente.  Le Dr. Joëlle Belaisch- Allart également y voit un moyen de "préserver la fertilité des femmes après un traitement stérilisant" et de développer le don d'ovocytes :  une fois leur projet parental réalisé, certaines femmes accepteraient de donner leurs ovocytes inutilisés, de sorte que l'on pourrait "créer des banques d'ovocytes comme on a déjà des banques de sperme" (Cf. Synthèse de presse du 09/11/10).

 

La plupart des praticiens de l'AMP s'inquiètent de la levée de l'anonymat des donneurs de gamètes et espèrent que cette mesure ne sera pas votée.

 

Selon Le Figaro, la majorité des médecins sont pour conserver un texte encadrant rigoureusement la recherche sur l'embryon. Toutefois, certains souhaitent un régime d'autorisation encadrée plutôt qu'une interdiction avec dérogations. C'est le cas du Pr. Guérin, et du Dr. Mandelbaum qui estime qu' "interdire, stigmatiser une recherche est en soi intellectuellement choquant".

Le Figaro (Martine Lochouarn)15/11/10

© Copyright Gènéthique - Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse d'articles parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

 

http://www.genethique.org/revues/revues/2010/novembre/20101115.1.asp

Par AllianceetFécondité
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